Archive de la catégorie «Iwerliewen»

Arcelormittal, IFBV, Senegal

décembre 12, 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lutte contre la malaria : un grand sidérurgiste et une petite ONG se donnent la main.

 

Ce premier juin 2008 ArcelorMittalFoundation et Iwerliewen fir bedreete Volleker(IFBV) ont signé un contrat de collaboration mettant en œuvre au Sénégal  une méthode préventive et une méthode curative contre le fléau de la malaria. La fumigation intérieure des habitations au DDT et la tisane chinoise artemisia annua

 

Arcelor Mittal construira une ligne de chemin de fer au Sénégal pour l’exploitation de mines de fer dans le Sud-Est du pays. Le projet signé avec IFBV doit permettre dans l’immédiat aux ouvriers travaillant sur le chantier de ne pas tomber victimes du paludisme et à plus longue échéance à la population de toute cette région d’améliorer ses conditions de vie.

 

Car contre la malaria il y a remède très efficace : une plante, une mauvaise herbe de la famille des armoises (Beifuss en allemand, Batteralzem en luxembourgeois). Les Chinois connaissent cette plante depuis des millénaires pour son efficacité contre les fièvres. En 1970 des savants confirmèrent que cette plante guérit également de la malaria. Une des substances actives de la plante, un peroxyde appelé artemisinine, a pu être isolée et est utilisée à grande échelle par les sociétés pharmaceutiques pour les pilules ACT (Artemisia Combined Therapy).

 

Des études ont entre-temps montré que sous forme de tisane cette plante est également très efficace contre la malaria et qu’elle agit dix fois plus vite que les remèdes classiques dérivés de la quinine. Après avoir consommé cette tisane de façon régulière pendant 3-5 jours plus de 90% des malades sont guéris. Aucun effet toxique, aucune accoutumance n’a pu être détectée à ce jour, ce qui n’est pas le cas pour certains produits pharmaceutiques.

 

Ce qui est primordial en fait est la facilité avec laquelle ce remède peut être rendu accessible à tout le monde, pauvres et riches. La plante pousse sous tous les climats, dans tous les jardins. Un remède gratuit, une aubaine, pour le continent africain, où deux millions de personnes, surtout des enfants, meurent tous les ans de la malaria et où des centaines de millions de personnes sont affligés de cette maladie tous les ans. Un désastre humain et économique.

 

D’autres partenaires luxembourgeois dans ce projet sont ALASSEM (Association luxembourgeoise d’aide au Sénégal scolaire et médical), le Rotary Luxembourg-Vallées, Co-Labor et le Kraidergaart Winseler pour les essais de plantation. Les plantations luxembourgeoises ont permis de fournir des échantillons de tisane aux centres médicaux locaux pour des essais, mais le but ultime est évidemment que les Africains plantent l’artemisia annua en régie propre. Au Katanga, au Cameroun et au Pérou des associations de culture et de vente de tisane ont été lancés en 2007 avec l’aide de  IFBV. L’ONG travaille également avec les Universités de Medellin, de Campinas-Brésil  et de Louvain pour améliorer les plantes,  mieux les adapter aux différents climats et établir des procédures de préparation de la tisane.

 

Arcelor Mittal Foundation et IFBV soutiennent également une approche préventive qui est essentielle dans cette lutte, le programme DDT-IRS (Indoor Residual Spraying). Depuis 2006 l’OMS recommande fortement cette approche, reconnaissant par là que le DDT est une substance anodine pour la santé humaine. Il exerce une double action contre les moustiques: répulsive, les moustique n’entrent pas dans les maisons et létale, ceux qui se posent sur les murs sont tués. Il suffit de mettre quelques grammes de DDT une à deux fois par année sur les murs. Avec 2 euros on peut protéger toute une famille pendant une année. En Afrique du Sud où un tel programme a été mis en place en 2002, le nombre de décès dus au paludisme  a été réduit de 80%. Le député-maire de Yaoundé VII est venu récemment à Luxembourg pour demander l’aide des experts de IFBV pour mettre en œuvre un tel plan DDT-IRS de 140 000 € financé par le Ministère de la Santé du Cameroun.

 

Le projet ArcelorMittalFoundation-IFBV comprend  en plus un volet de lutte contre les maladies dues aux eaux contaminées. Dans six projets pilotes réalisés par IFBV dans des pays du Sud la méthode SODIS a clairement fait ses preuves. Une bouteille contenant de l’eau contaminée et mise au soleil pendant la journée contient de l’eau stérilisée le soir. Mais les chercheurs de IFBV viennent également de découvrir que la tisane d’artemisia annua a un fort effet ansti-septique et bactéricide, Une tasse de tisane dans un litre d’eau rend cette eau potable.  Quel immense espoir pour les 20 000 enfants africains qui meurent tous les jours de diarrhée ou de cholera.

 Plus de renseignements sous www.maladiestropicales.org

IFBV, ArcelorMittal, Senegal

juin 21, 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lutte contre la malaria : un grand sidérurgiste et une petite ONG se donnent la main.

 

Ce premier juin 2008 ArcelorMittalFoundation et Iwerliewen fir bedreete Volleker(IFBV) ont signé un contrat de collaboration mettant en œuvre au Sénégal  une méthode préventive et une méthode curative contre le fléau de la malaria. La fumigation intérieure des habitations au DDT et la tisane chinoise artemisia annua

 

Arcelor Mittal construira une ligne de chemin de fer au Sénégal pour l’exploitation de mines de fer dans le Sud-Est du pays. Le projet signé avec IFBV doit permettre dans l’immédiat aux ouvriers travaillant sur le chantier de ne pas tomber victimes du paludisme et à plus longue échéance à la population de toute cette région d’améliorer ses conditions de vie.

 

Car contre la malaria il y a remède très efficace : une plante, une mauvaise herbe de la famille des armoises (Beifuss en allemand, Batteralzem en luxembourgeois). Les Chinois connaissent cette plante depuis des millénaires pour son efficacité contre les fièvres. En 1970 des savants confirmèrent que cette plante guérit également de la malaria. Une des substances actives de la plante, un peroxyde appelé artemisinine, a pu être isolée et est utilisée à grande échelle par les sociétés pharmaceutiques pour les pilules ACT (Artemisia Combined Therapy).

 

Des études ont entre-temps montré que sous forme de tisane cette plante est également très efficace contre la malaria et qu’elle agit dix fois plus vite que les remèdes classiques dérivés de la quinine. Après avoir consommé cette tisane de façon régulière pendant 3-5 jours plus de 90% des malades sont guéris. Aucun effet toxique, aucune accoutumance n’a pu être détectée à ce jour, ce qui n’est pas le cas pour certains produits pharmaceutiques.

 

Ce qui est primordial en fait est la facilité avec laquelle ce remède peut être rendu accessible à tout le monde, pauvres et riches. La plante pousse sous tous les climats, dans tous les jardins. Un remède gratuit, une aubaine, pour le continent africain, où deux millions de personnes, surtout des enfants, meurent tous les ans de la malaria et où des centaines de millions de personnes sont affligés de cette maladie tous les ans. Un désastre humain et économique.

 

D’autres partenaires luxembourgeois dans ce projet sont ALASSEM (Association luxembourgeoise d’aide au Sénégal scolaire et médical), le Rotary Luxembourg-Vallées, Co-Labor et le Kraidergaart Winseler pour les essais de plantation. Les plantations luxembourgeoises ont permis de fournir des échantillons de tisane aux centres médicaux locaux pour des essais, mais le but ultime est évidemment que les Africains plantent l’artemisia annua en régie propre. Au Katanga, au Cameroun et au Pérou des associations de culture et de vente de tisane ont été lancés en 2007 avec l’aide de  IFBV. L’ONG travaille également avec les Universités de Medellin, de Campinas-Brésil  et de Louvain pour améliorer les plantes,  mieux les adapter aux différents climats et établir des procédures de préparation de la tisane.

 

Arcelor Mittal Foundation et IFBV soutiennent également une approche préventive qui est essentielle dans cette lutte, le programme DDT-IRS (Indoor Residual Spraying). Depuis 2006 l’OMS recommande fortement cette approche, reconnaissant par là que le DDT est une substance anodine pour la santé humaine. Il exerce une double action contre les moustiques: répulsive, les moustique n’entrent pas dans les maisons et létale, ceux qui se posent sur les murs sont tués. Il suffit de mettre quelques grammes de DDT une à deux fois par année sur les murs. Avec 2 euros on peut protéger toute une famille pendant une année. En Afrique du Sud où un tel programme a été mis en place en 2002, le nombre de décès dus au paludisme  a été réduit de 80%. Le député-maire de Yaoundé VII est venu récemment à Luxembourg pour demander l’aide des experts de IFBV pour mettre en œuvre un tel plan DDT-IRS de 140 000 € financé par le Ministère de la Santé du Cameroun.

 

Le projet ArcelorMittalFoundation-IFBV comprend  en plus un volet de lutte contre les maladies dues aux eaux contaminées. Dans six projets pilotes réalisés par IFBV dans des pays du Sud la méthode SODIS a clairement fait ses preuves. Une bouteille contenant de l’eau contaminée et mise au soleil pendant la journée contient de l’eau stérilisée le soir. Mais les chercheurs de IFBV viennent également de découvrir que la tisane d’artemisia annua a un fort effet ansti-septique et bactéricide, Une tasse de tisane dans un litre d’eau rend cette eau potable.  Quel immense espoir pour les 20 000 enfants africains qui meurent tous les jours de diarrhée ou de cholera.

 Plus de renseignements sous www.maladiestropicales.org

Iwerliewen fir bedreete Volleker. Qui sommes nous?

octobre 1, 2007

Une ONG luxembourgeoise vieille de plus de 20 ans et gérant des projets de développement ou de sensibilisation dans de nombreux pays : Colombie, Pérou, Chili, Brésil, Bolivie, Cameroun, Inde, Congo, Palestine….

Nos actions se concentrent actuellement sur des techniques permettant d’apporter de l’eau propre aux populations démunies et dans la lutte contre la malaria (DDT, tisane d’artemisia). Ces actions essayent d’impliquer la jeunesse parce que c’est d’elle que peuvent venir les changements de société

Le but est toujours de permettre à ces populations de s’en sortir par leurs propres moyens grâce à l’aide technique ou éducative que nous leurs apportons temporairement

 

Nos coordonnées

IfbV, 2 rue Louis 14 . L-1948 Luxembourg

Tel 00352 262 58 687 fax 262 58 688 ifbv@pt.lu

CCPL LULL IBAN LU 17 1111 0748 6477 0000 

Editeur de ce site : lutgenp@gms.lu

La malaria et l’eau au Lycée Technique du Centre

octobre 1, 2007


Première activité La classe de Paula, Ana, Sandra, Angela et Vanessa va organiser une exposition autour du thème « L’eau dans les pays du Tiers-Monde » les 27, 28 et 29 juin dans les locaux du lycée. Elles présenteront nos posters et équipements en relation avec ce projet. L’exposition sera agrémentée de fils tels que celui de René Bomboire « La goutte » primé au festival du court métrage de Namur. A différents stands on pourra acheter de l’excellente eau du robinet, de la tisane d’artemisia contre la malaria, des sandwiches, des douceurs. 

L’argent ainsi récolté permettra d’acheter des Lifestraw, pailles contenant des filtres qui permettent à un enfant d’obtenir 700 litres d’eau parfaitement potable par an par simple aspiration.     

Deuxième activité            

HeyT’aimes la danse hip hop? T’as une équipe à ta disposition?Nous t’invitons à venir participer au concours de STREET-DANCE, HIP HOP “DANCE FOR LIVE”qui aura lieu le 6 juillet 2007 à 17h30 au Lycée Technique du Centre à Limpertsberg, 106 avenue Pasteur. Le concours se fera par équipe avec minimum 3 maximum 6 personnes. Chaque équipe doit comporter un nom. Un juré de 4 membres sera présent afin juger et nommer les 3 gagnants du concours.L’inscription coûte 15 € par équipe. Grâce à votre participation nous pouvons sauver des vies dans le tiers monde. Pour cela nous travaillons avec l’association ONG “Défense des peuples menacés-Iwerliewen”, qui propage l’utilisation de la tisane d’Artemisia contre la malaria au Congo, au Cameroun, au Pérou. (renseignements: lutgenp@gms.lu)

Projet Alzheimer en Colombie

octobre 1, 2007


Au vu des résultats encourageants obtenus par le projet démarré en 2004 les deux clubs ont solidairement décidé de financer une phase 2.Le but essentiel de ce projet était de prêter assistance aux familles dont un des membres est affecté par la maladie de Alzheimer. Le projet est géré par l’ONG luxembourgeoise Niños de la Esperanza, qui a une filiale en Colombie, avec le support technique de Pierre Lutgen de notre ONG-IfbVDepuis 1982, le Groupe de Neurosciences du professeur F Lopera (ancien de l’UCL) en Colombie a décelé un grand nombre de familles touchées par la maladie d’Alzheimer dans la région de Medellin. Et on s’est rendu compte que dans ce cas précis la maladie était due à des facteurs génétiques et apparaissait déjà à l’âge de 48 ans chez des hommes et des femmes en pleine force de l’âge (voir Rotary Contact, avril 2003).Ce projet  a permis de donner 19 séminaires de formation dans une série de villages des Andes à 601  jeunes des  communautés affectées, leur permettant de mieux soigner les malades et d’organiser  des activités récréatives et éducatives.Ces jeunes peuvent ensuite répercuter leur expérience auprès de leurs familles et de leurs communautés. C’est dans ce domaine que le projet a donné des résultats inattendus. Comme par un effet de boule de neige, les habitants des villages, au vu de l’intérêt de ce programme pour les familles ont voulu participer au programme chaque fois qu’un de leurs membres avait un quelconque handicap mental ou moteur. Mais ces besoins n’ont pu être satisfaits qu’en partie. Au fil des mois les autorités municipales et sanitaires de la région se sont de plus en plus intéressées au programme, et ont demandé que leur personnel puisse participer aux séminaires.        
Au fil des mois nous avons pu remarquer également que l’acceptation par les familles de la maladie de leur parent s’améliorait, et cela se reflétait dans des traitements plus adéquats et moins violents (absence de convulsions, de fractures, d’hématomes). Les familles ont pris conscience de leurs droits aux soins médicaux légaux et ont introduit des requêtes dans ce sens auprès des autorités.Un projet qui montre de façon évidente que la collaboration de Rotariens de continents différents peut donner des résultats dont nous sommes tous fiers. Nous continuons… Pierre Lutgen

Echange d’herbes médicinales avec le Chili

octobre 1, 2007

 Dans le cadre de nos projets de sensibilisation « Techniques économiques et écologiques pour sauver des vies » et « Maladies tropicales » nous avons participé à l’accueil de 7 Chiliens au Luxembourg. Le coordinateur de la visite était Georges Keipes du jardin de simples (Kreidergaart) de Winseler.  Ce 20 février une réunion de travail a eu lieu au Cornelyshaf de Heinerscheid. Les deux parties ont pu échanger des expériences de toute sorte. Ainsi-          une technique de stérilisation (solarización) des sols sous une feuille de polyéthylène permet de les débarrasser de semences de mauvaises herbes et de la vermine.-          le principe est fort semblable à celui utilisé dans la méthode Sodis-          cette approche pourrait être utile pour la culture de l’Artemisia-          au Chili l’Artemisia est connue pour être utilisée en acupuncture (moxibustion)-          dans la toilette Blair il faut peindre la partie supérieure de la cheminée en jaune pour mieux attirer les mouches-          grand intérêt pour la pompe bélier-          dans la région où ils travaillent des femmes ont organisé un restaurant à la cuisson solaire (paraboles)-          dans les filtres en céramique on peut utiliser le cuivre colloïdal au lieu de l’argent pour la désinfection.-          intérêt pour l’incinérateur à déchets hospitaliers fabriqué en Colombie pour le Malawi 
L’après-midi de la même journée futconsacrée à la visite de la centrale à biogaz de Hosingen et aux installations de la SEO à Vianden avec un guide professionnel. Malgré la splendeur du paysage vallonné des hauteurs de l’Our illuminé par un soleil printanier, les amis chiliens trouvaient que leurs paysages étaient encore plus beaux. 

Pierre Lutgen lutgenp@gms.lu

Supermarchés et droits humains

septembre 30, 2007

 “Le but fondamental de l’OIT aujourd’hui est que chaque femme et chaque homme puissent accéder à un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité.” – Juan Somavia, Directeur général du BIT  

Lors de sa 95e Conférence de juin 2006,  l’Organisation internationale du Travail (OIT) a mis fortement l’accent sur les aspects socio-économiques des droits de l’homme, et plus particulièrement la lutte contre la discrimination et sur la défense des droits des minorités ethniques. La Conférence rassemble annuellement quelque 4 000 délégués représentants des gouvernements, des travailleurs et des employeurs des 178 Etats Membres de l’OIT. Le rapport de cette Conférence ne se veut pas alarmiste et dénote des évolutions positives dans beaucoup de domaines. Le respect des droits humains en général n’a jamais autant progressé que durant les 50 dernières années. Depuis la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948 tant de Conventions internationales se sont mises en place, (même si aucune d’elles n’a été signée par les Etats-Unis). Ne citons que celles concernant le statut de la femme, des réfugiés, de l’enfant, ainsi que les multiples prescriptions de l’Organisation Internationale du Travail. Ou encore la Cour de Justice de La Haye. Ou encore le travail d’Amnesty International, et des dizaines d’autres ONG comme « Iwerliewen fir bedreete Volleker », Enfants de l’Espoir, ACAT, Oxfam, Peace Brigades International.  La mise en place de normes comme SA 8000 sur la responsabilité sociale des entreprises fait que les multinationales sont appelées à faire auditer leurs fournisseurs dans les pays pauvres pour vérifier s’ils respectent les prescriptions de l’OIT. Les multinationales de l’équipement sportif et de l’habillement le font régulièrement depuis quelques années car de grosses parts de marché ont été perdues par certains distributeurs parce que les produits importés étaient le fruit du travail des enfants. La pression des consommateurs a eu cet effet extraordinaire que de 2000 à 2004 le pourcentage d’enfants engagés dans des travaux pénibles et dangereux à travers le monde a baissé de 25,9 % comme le montre le rapport de l’OIT du 16 juin 2006. La même chose risque de se passer dans le marché des produits alimentaires. Car les bananes, les avocats, les graines de café, les feuilles de thé que nous avons dans nos assiettes ou nos tasses portent souvent les traces de sueurs d’hommes et de femmes exploités, discriminés, humiliés. Ces réalités suscitent l’émoi et l’indignation. Les associations de consommateurs et les organisations de défense des droits de l’homme sont en droit de demander des comptes sur les produits entachés de discrimination et d’oppression.
La Conférence de l’OIT de juin 2006 a encore dû noter des manquements graves pour les Conventions n° 111 et 169. La convention de l’OIT n° 111 concernant la discrimination requiert une politique nationale visant à éliminer, dans l’accès à l’emploi, dans la formation et dans les conditions de travail, la discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la religion, l’opinion politique, l’ascendance nationale ou l’origine sociale, et à promouvoir l’égalité de chances et de traitement. La discrimination est définie comme toute distinction, exclusion ou préférence  qui a pour effet de détruire ou d’altérer l’égalité de chances ou de traitement en matière d’emploi ou de profession. La convention 169 relative aux peuples indigènes et tribaux concerne une large palette de sujets allant des conditions de travail, du recrutement des populations aborigènes et tribales aux droits fonciers, à la santé et à l’éducation.La Conférence de juin 2006 a notamment abordé le problème du travail forcé au Myanmar et  l’emprisonnement de travailleurs de ce pays à la suite de leurs relations avec l’OIT . Elle a publié un rapport alarmant de 58 pages sur la situation des travailleurs des territoires arabes occupés. Le rapport décrit notamment le blocage du transfert des marchandises agricoles palestiniennes vers le marché national et international. Le rapport fustige également les conditions de travail inhumaines pour les travailleurs immigrés dans les usines de Taiwan, la discrimination ethnique dans les usines bosniaques et  les difficultés de la minorité indigène du Guatemala d’accéder au marché du travail chez United Fruit. Les nitrates, les dioxines, la biodiversité, le recyclage, la couche d’ozone et le climat de l’an 2050 préoccupent beaucoup le consommateur européen. L’humiliation quotidienne de millions d’humains mérite une attention tout aussi soutenue. Que ce soit la cohérence des politiques commerciales et agricoles avec l’effort de coopération au développement, le respect des droits humains au niveau international, la défense des travailleurs migrants ou un effort nécessaire pour débloquer la crise au Proche-Orient, partout on a l’impression que l’Europe en fait assez ou ne peut rien faire. Les organisations et les entreprises ont quant à elles les mains libres pour s’engager un peu plus en avant dans leur responsabilité sociale. Dans le secteur alimentaire, c’est le puissant secteur de la grande distribution qui est concerné et qui ne peut jeter le voile sur les fournisseurs qui ne respectent pas les prescriptions de l’OIT. La norme SA 8000 établit des exigences aisément vérifiables avec l’aide d’auditeurs expérimentés. A l’instar de plusieurs Groupes, un Programme de vigilance devrait faire l’objet d’une rubrique spécifique de leurs chartes pour s’assurer du bon respect des principes éthiques et des droits de l’homme sur toute la chaîne d’approvisionnement. Un vaste chantier s’ouvre du côté des supermarchés.  

Pierre Lutgen                                                                     

Luxembourg Senior Auditors    

Nadine fraselle                                             

Université catholique de Louvain,

Centre Entreprise-Environnement 

Wichtigeres als Kohlendioxyd

septembre 30, 2007

An den Vorstand von GfbV Sehr geehrte Kollegen, Der Vorstand von IfbV Luxemburg ist entfremdet über Ihre Arktis- bzw. Klimawandel Kampagne.  Wir wissen sehr wohl, dass es heute “IN” ist,Klimawandel als von Menschen verursacht anzusehen. Alle Klimaforscher, die ja Katastrphenmeldungen herausgeben müssen, sonst fliessen ja keine Unterstützungsgelder mehr, haben aber noch nicht schlüssig beweisen können, dass die Treibhausgase die Hauptschuldigen sind. Es gibt keine statistisch, spektroskopisch oder thermodynamisch signifikante Relation zwischen dem CO2 Gehalt der Atmosphäre und der Erdtemperatur. Könnte es vielleicht sein, dass die Sonnenaktivität einen weitaus grösseren Einfluss auf die Erderwärmung hat, als bis jetzt angenommen? Oder wurde dieses Phänomen bewusst verdrängt? Wir können nicht damit einverstanden sein, dass Sie in dieser Hysterie mitmachen.  Wir glauben, dass es viel wichtigere Aufgaben gibt, die bedrohten Völkern helfen können, und zwar jetzt: 

  1. sauberes Trinkwasser mittels SODIS Methode (20 000 Tote pro Tag)
  2. Bekämpfung von Malaria mittels Artemisia und DDT (3 Millionen Tote pro Jahr)

 Konzentrieren Sie sich auf diese brennenden Probleme, und nicht auf das Schmelzen der Gletscher am Nordpol, am Südpol wachsen sie ja wieder. 

Jean-Adrien Thorn

Benny Michels

Kafka à Nazareth

septembre 30, 2007

 Nous quittons Jenin (dans le West Bank en Palestine), direction Nazareth (ville palestinienne enclavée dans l’Etat d’Israël). Entre les deux, quelques dizaines de kilomètres et sans doute des heures de route vu l’implacable système des barrages routiers. Je contemple une dernière fois les collines ocres, rugueuses, arides mais amies de la Palestine sans me douter que je vais vivre une expérience indescriptible.Le taxi s’arrête devant un énorme bâtiment désert qui pourrait ressembler à une gare, mais il n’y a pas de train, pas de voies, pas de vie. C’est le point de passage de Jalaima. Un autre taxi prendra la relève derrière le mur.Curieusement les seuls messages visibles sont une main rouge qui arrête et une flèche indiquant la direction à suivre. Personne à l’accueil, le bâtiment semble désert. Aucun « état d’âme »… puisque, en l’occurrence, aucune âme qui vive et, sans jeu de mot facile…aucun Etat. Je suis les flèches…un tourniquet fait de barreaux d’une rare épaisseur, un petit arrêt dans un sas, un autre tourniquet, un autre sas, un autre tourniquet et je me retrouve devant la machine qui va scanner tout ce que je porte sur moi. Toujours personne, de simples panneaux indiquant ce qu’il faut faire. Je place mes objets sur le convoyeur, nouveau tourniquet, je reprends mes objets à l’arrière et je me retrouve devant un  très long et très triste couloir. Les flèches indiquent la direction. Je suis sidéré, choqué et perplexe. C’est la « colonie pénitentiaire » de Kafka, mais sans êtres humains visibles derrière le rideau. C’est 1984  et Orwell, puisque, manifestement des dizaines de caméras me suivent mètre par mètre et enfin, n’oublions pas Aldous Huxley, puisque derrière ce dispositif infernal des « gamma  + + »  observent « l’Untermensch » que je suis, doigt sur la gâchette de leur fusil mitrailleur Winchester.  J’émerge de mes rêveries littéraires, je reviens à la réalité…je progresse dans le long couloir. Enfin une aubette sombre. On distingue à peine l’occupant (ou l’occupante). Je glisse mon passeport dans une petite fente. Il me revient après une minute. Sans commentaire. Mon cerveau bat la chamade. Je pense et repense au « plus jamais ça…plus jamais ça » mais ma gorge se serre. C’est « encore ça et c’est comme ça! » Un dernier panneau, toujours anonyme, sans voix: Welcome! Bienvenue? Oui, en effet, je suis bien venu ici…mais pour la chaleur de la réception, on devra revoir le scénario. Autre message, toujours aussi court et froid: « Veuillez laisser cet endroit en bon état de propreté ». Mon esprit critique, démocratique, humoristique l’emporte et je parviens à sourire…oui, je viens de traverser une immense « chiotte » et je me dois de la laisser aussi propre à la sortie que je l’ai trouvée à l’entrée. Je me sens violé, trahi, humilié, déshumanisé!Encore quelques chicanes et, toujours dans le silence et l’absence d’interlocuteur, je me retrouve à l’extérieur sous un soleil de plomb…Je respire, mais plutôt mal, mais j’ai traversé le pire…Je me sens comme un moustique échappé in extremis d’un bocal de miel. La glu colle à mes ailes, à ma peau, à mon être tout entier. Mais je suis dehors. le soleil, la couleur sable, le silence me font rêver que je suis Kirk Douglas descendant calmement  la colline de Tombstone après avoir neutralisé les méchants qui le bravaient à OK Corall. Ma démarche ressemble à celle du bon Cowboy solitaire. Je marche, tranquille vers la sortie qui se trouve assez loin et un air d’harmonica me vient à l’esprit, un air qui se joue auprès du feu après une rude journée dans la Far West.  Je sors de ma torpeur, je lève les yeux…Ils sont là! Ils sont bien là qui me surveillent et me suivent du haut de leurs sombres miradors. Oh! Pas des miradors comme ceux que nous avons connus, qui ressemblaient presque à des miradors pour chasseurs dans nos profondes forêts avec leurs bois bruts, leurs sommets rustiques qui, dans des brumes matinales pouvaient presque ressembler à des morceaux de chalets suisses. Les miradors du 21ème siècle sont très perfectionnés. Plus fins, plus hauts, plus tristes avec de minuscules mâchicoulis qui ne permettent même pas de voir celui ou ceux ou celles…(car des jeunes filles font aussi ce métier-là!) qui tiennent les gâchettes. Seule certitude, il est là, le fameux fusil mitrailleur et on peut apercevoir la pointe de son canon qui bouge en même temps que j’avance. Et si, par distraction, le serveur faisait un faux geste? Et si, moi-même, je faisais un faux geste? J’atteins enfin la limite du sinistre périmètre. A quelques mètres, le taxi qui va me conduire à Nazareth. Je ne suis plus le même homme. 30 minutes sauvages ont creusé en moi une indicible crevasse. Mon dos est plus voûté, mon pas, moins sûr, mes mains, moites. Je regarde le ciel, invariablement bleu, les collines imperturbables. Mon cœur bat plus vite, mon esprit cogne dans tous les recoins de ma tête…. Lentement, je reviens à la surface et curieusement je sens en moi une force nouvelle, mes poumons veulent se remplir, ma gorge veut crier, non pas un cri de vengeance, de rage, de guerre,  car ces cris-là engendrent justement la vengeance, la rage, la guerre. Un cri d’amour, au contraire, un cri de partage, un cri de solidarité et je le veux si puissant qu’il ira de collines en collines, de villages en villages jusqu’auprès du plus petit, du plus modeste, du plus faible de tous les hommes humiliés, dédaignés, enfermés, enclavés…ma gorge s’ouvre enfin et tout mon être se réhabilite quand il peut enfin chanter…. Je suis devenu Palestinien.Ich bin ein Palästinenser  Alain Rihoux(lors d’une mission avec l’ONG luxembourgeoise « Défense des peuples menacés » dans le village chrétien de Zababdeh en juin 2006).  

L’étranglement économique de la Palestine

septembre 30, 2007

 « Ils vont maigrir et n’ont qu’à serrer la ceinture ». Donald Rumsfeld  

Economiste de formation et ayant passé toute ma carrière a essayer de créer de la valeur ajoutée dans différents domaines commerciaux, je salue les efforts des gouvernants de notre bonne vieille Europe pour stimuler l’emploi : promotion maximale du savoir et motivation accrue pour pousser les jeunes à plus de formation, incitation à la création d’entreprises nouvelles et soutien aux indépendants entrepreneurs, liberté de circulation des personnes et des biens, accentuation de la liberté de communiquer via les méthodes nouvelles d’Internet, missions commerciales à l’étranger, invitation d’étrangers pour visiter nos industries, entretiens les plus parfaits possible des infrastructures fluviales, routières portuaires et aéroportuaires et bien d’autres initiatives micro ou macro-économiques qui renforcent notre productivité et le welfare de nos sociétés.

Malheureusement, ce bien-être industriel et commercial qui crée le bien-être social n’est pas partagé partout, que du contraire. Il y a même des pays qui, vis-à-vis d’un voisin, font exactement le contraire. Je reviens de Palestine où j’ai rencontré une situation lâchement kafkaïenne. Interdiction de circuler et donc, pratiquement interdiction de vendre ce que l’on produit (de plus, les fermiers arabes vivant en Israël sont interdits de « troupeau de vaches »…parce que le lait qu’ils produiraient ne serait pas kasher !). Impossibilité de transporter du bétail dans les zones pourtant palestiniennes car des « check points » pouvant durer des heures barrent la route incessamment, n’importe où et n’importe quand, contacts suivis avec l’étranger pratiquement impossibles et donc perte énorme de know-how dans un monde en mutation permanente, évidemment, missions commerciales balbutiantes, réseau routier en piteux état et sans grand espoir d’amélioration car les municipalités, touchant moins ou pas d’impôts, sont incapables de faire face, nombreux élèves, pourtant doués, sortant du secondaire empêchés de s’engager dans un curriculum universitaire, faute de moyens, port maritime supprimé, aéroport, supprimé, en conséquence parfois de 50 à 60% de chômage et pour ajouter  à l’étouffement progressif planifié, une autre mesure plus radicale, plus efficace et plus encore en flagrante contradiction avec le droit national ou international et les droits humains les plus élémentaires : partout où s’installe une colonie sauvage ou non en territoire palestinien, automatiquement les routes menant aux villages avoisinants sont bloquées par d’énormes blocs de béton. De nombreuses femmes accouchent à ces check points et lors de complications ; naturelles ou produites par le stress, des bébés meurent sur place. En français, tuer un bébé volontairement cela s’appelle un infanticide. Des adultes ou personnes âgées meurent aussi à ses « check points » en attendant l’ambulance salvatrice qui a été interdite de monter au village. En français, tuer une personne, laisser mourir une personne par manque de soins et de par la faute de règlements criminels, cela s’appelle un homicide. Et comment appellerait-on en français le fait d’étranger, d’assoiffer, de museler, d’étrangler toute l’économie d’un pays ? Disons un « économie-cide » Et cela débouche à plus ou moins long terme sur la mise en cause globale de l’existence de tout un peuple. Cela porte aussi un nom aussi.

Et comment appeler le fait pour le peuple « supérieur » de traiter ainsi son voisin : un suicide ! En effet, celui qui humilie un être humain s’humilie soi-même. C’est le principe de l’échelle. Si quelqu’un, situé aux échelons supérieurs veut pousser celui du dessous plus bas, il doit descendre les échelons. A l’inverse, celui qui serait plus haut et qui voudrait faire monter plus haut celui qui suit n’aurait qu’à monter lui-même plus haut.

Je dis franchement à mes amis israéliens que leur comportement indigne, humiliant, châtiant, appauvrissant est suicidaire. Je sais qu’on ne peut mettre en cause Israël dans les médias sans se faire passer pour un anti-sémite. Je ne suis pas anti-sémite (et il est bon de rappeler que juifs et palestiniens sont des Sémites, d’ailleurs). J’avais 6 ans en 1944 quand, descendant à la cave de notre maison familiale, je suis tombé nez à nez sur une famille de juifs protégée par mes parents aux jours les plus sombres de la guerre. Mes parents l’ont fait au risque de leurs vies. Une autre personne de notre famille a reçu la médaille de « juste parmi les justes » pour avoir sauvé de nombreux enfants juifs. Quand je vois la souffrance de nombreux  Palestiniens, j’ai envie de les aider dans le même esprit de famille. Mes parents, en 1944 pensaient certainement « nous sommes tous juifs » et moi, devant l’innommable situation qui abrutit les palestiniens (tout en abrutissant les jeunes soldats et soldates qui font un métier inhumain), je me aussi palestinien. J’ai été à Jérusalem au mur des lamentations qui porte si bien son nom. J’y ai prié pour qu’un jour, plus personne ne soit humilié, maltraité, éconduit, déshumanisé, appauvri et sacrifié. Je suis certain qu’au plus profond de l’âme de très nombreux israéliens savent ce qui se passe et ne l’acceptent pas. Puisse le pouvoir politique entendre leur voix. Et puisse la Communauté internationale imposer le respect des droits de l’homme partout où ils sont bafoués. L’origine et les causes profondes du drame en Terre Sainte sont claires et connues de tous : c’est la spoliation brutale et sans fin des terres palestiniennes. Mais aujourd’hui, nier à l’un comme à l’autre le droit d’exister est totalement irréaliste et il n’y a pas d’existence sans la dignité et la sécurité. L’extrémisme que la situation a engendré et engendre de plus en plus détruit physiquement la Palestine et moralement Israël dont les filles et les fils commencent l’existence en posant des gestes qui humilient.  C’est le nœud gordien dans toute son ampleur : qui aura la lucidité, le courage et la force de le trancher ?

Alain Rihoux

Après une mission en Palestine avec

« Iwerliewen fir bedreete Volleker »