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Paques, optimisme et developpement durable

avril 18, 2009

 

Pâques, fête de l’optimisme et du développement durable

 

En ce printemps, plus qu’à d’autres saisons on nous a rabattu les oreilles avec la nécessité de faire Carême : rouler moins en voiture, voyager moins, se chauffer moins, devenir végétariens, utiliser plus les pistes cyclables, aller plus souvent au centre de recyclage.

 

Parce que la fin du monde approcherait. Nous en sommes coupables par nos excès, mais continuons à pécher.

 

Les gens restent aussi crédules qu’au Moyen-Âge quand on leur prédit des catastrophes qui arriveront dans 20 ans ou 100 ans, et cela parce que personne ne peut aller vérifier ce qui se passera dans cent ans. Les images générées par ordinateur et projetées sur nos écrans de télévision ont remplacé les tours de passe-passe et les techniques de mystification des saltimbanques.

 

L’Apocalypse de St-Jean a été remplacée par les apocalypses de Al Gore et de ses acolytes  : famines, inondations, sécheresses, empoisonnements alimentaires, peste aviaire, Waldsterben, tornades et disparition des ours polaires. Des scientifiques avides de subsides pour leur programme de recherche sont prêts à vous produire n’importe quel scénario effroyable. Au lieu des indulgences on nous vend des certificats de Kyoto. On nous faisait croire jadis que c’était pour le salut de nos âmes, de celles du Purgatoire et des petits païens ; maintenant c’est pour le climat, le globe, les basanés et les générations futures.

 

Etrange tout cela, parce que c’est plutôt le contraire qui se passe : le réchauffement global est remplacé par un refroidissement global depuis 10 ans, il y a moins de tornades et d’inondations et la population des nounours polaires a doublé en 20 ans.

 

En fait, nous ne nous sommes jamais aussi bien portés que maintenant. Dans nos pays (et dans beaucoup de pays du Sud également)  le niveau de vie a été multiplié par trois depuis la dernière guerre, nous avons une espérance de vie d’au moins dix ans plus longue, avons une abondance d’aliments sains, des possibilités de formation, d’information, de voyages, de contacts.

 

L’Evangile, la Bonne Nouvelle, est aux antipodes de cet alarmisme. « Regardez les fleurs des champs… ». A côté de l’amour du prochain il propage la confiance dans la vie et le lendemain.

Le message du Ressuscité était « nolite timere », n’ayez pas peur !

Pâques pour moi, c’est ce message d‘optimisme et de confiance

 

Pierre Lutgen,

 lutgenp@gms.lu

Des Palestiniens sémites?

janvier 27, 2009

 

Des Palestiniens sémites ?

 

 

 

Une publication récente d’un journal scientifique américain[i] montre que les Hébreux  et les Palestiniens sont très proches du point de vue génétique et sont de la même famille. Ce travail scientifique a été fort critiqué par certains milieux sionistes, car il impliquerait  que le conflit entre les deux peuples est d’ordre culturel et religieux plutôt que racial. Le professeur espagnol qui est à la tête d’une équipe de recherche en immunologie de renommée internationale a dû démissionner du comité de rédaction de la revue où l’article avait été publié et l’article a été retiré de cette revue scientifique. Les pressions exercées sur le journal étaient d’ordre purement politique car personne n’a pu mettre en question les résultats scientifiques de ce travail génétique. Le monde scientifique regrette bien sûr que des pressions politiques sur les scientifiques conduisent à des méthodes faisant penser à l’Inquisition, aux créationnistes américains,  au Kulturkampf de Bismarck, à Galilée et aux docteurs en sciences juifs auxquels on enlevait leur titre dans l’Allemagne des années 1930. [1]

 

Le résultat de cette recherche est étonnant, vu que le métissage de la population juive au cours des siècles était assez important ; notamment avec les populations du Nord de l’Afrique et les Berbères. Or,  l’origine de ces derniers remonterait à l’émigration des Cananéens. Les récits talmudiques et rabbiniques font état, en effet, d’une migration  des habitants de Canaan vers l’Afrique du Nord. Ibn Khaldoun au XIV° siècle reprend cette affirmation : «  Les Berbères sont les enfants de Canaan, fils de Cham, fils de Noé ». Certaines de ces tribus berbères ont probablement été judaïsées lors des multiples émigrations juives en Afrique du Nord. On retrouve des composantes chromosomiques des ces populations berbères et séfarades chez de nombreux habitants des îles Madère et Azores[ii].

 

L’origine commune des trois religions qui se réclament d’Abraham est le pays de Canaan autour de Jérusalem – Urushalim. « Vous êtes nés au pays de Canaan, votre père était un Amorite et votre mère une Hittite » (Ezechiel, 16:3). Les dénominations «  arabe » et « hébreu » sont proches phonétiquement et proviendraient toutes les deux du mot araba qui dans les deux langues signifie nomade du désert. Les Sémites ne sont pas une race mais une communauté de langues : cananéen, philistin, araméen, hébreu, arabe. C’est un peu ce que le compositeur Daniel Barenboim veut reconstituer avec son orchestre qui est une fédération d’Israéliens, de Palestiniens, de Jordaniens et d’Egyptiens.

 

Les Cananéens étaient de la même famille que les Phéniciens. Certains disent qu’ils sont des descendants de l’empire minoen chassés de Crète. Ceci expliquerait la technologie militaire fort développée des Cananéens.   Les garnisons abandonnées en Palestine après l’occupation égyptienne se sont également mêlées à la population locale. Les Sémites, Palestiniens et Juifs d’aujourd’hui sont génétiquement proches des Crétois et des Egyptiens.  Les origines de la communauté juive datent de l’an mille avant JC. Aucune trace archéologique ne confirme leur existence avant cette date, ni en Egypte, ni dans le désert, ni en Mésopotamie. Vers l’an 1000 certains villages cananéens se sont distingués des autres villages cananéens, notamment parce qu’ils ne faisaient pas l’élevage de porcs.  Lentement ces communautés se sont cristallisées dans les royaumes de Juda au Sud et d’Israël en Samarie vers 900 avant JC.

 

D’autres théories circulent sur l’origine des différentes communautés juives du monde.

 

Arthur Koestler, lui-même un grand auteur juif, avait créé  de grands remous en démontrant que les juifs ashkénazes de Russie, de Pologne et d’Allemagne (et de ceux qui vivent aujourd’hui en Amérique) descendaient des Kazars, une tribu de Crimée et de l’Oural qui s’était convertie au judaïsme au Moyen Age. Les juifs sépharades d’Espagne ou du Maghreb seraient les vrais descendants de la diaspora. Ou même descendants des Cananéens et des Phéniciens. Saint Augustin nous raconte qu’interrogés sur eux-mêmes les paysans de son diocèse d’Hippone répondent en punique qu’ils appartiennent à la race de Chanaan. Ils s’enorgueillissaient, sur la foi de leur idiome, de remonter à des aïeux palestiniens des temps évangéliques. La persistance d’une langue sémitique dans l’Est de l’Afrique du Nord a forcément aidé les Arabes sémites dans leur conquête du VII° siècle. En plus ces chrétiens d’Afrique du Nord étaient ariens et donatistes, accueillant donc le Dieu unique de Mohamed les bras ouverts.

 

La question sur l’origine génétique des juifs ashkénazes est d’autant plus brûlante qu’ils représentent 80% de la population israélienne. Selon le Dr David Goldstein de l’University College of London la communauté ashkenazi est une mosaïque de populations d’origines diverses.  Ou comme dit Paul Elsen, un autre Juif britannique : «  La plupart des Palestiniens d’aujourd’hui ont probablement plus de sang hébreu dans le petit doigt que la plupart des Juifs occidentaux dans tout le corps ».

 

Une autre étude récente veut démontrer que les Sémites sont apparentés aux Kurdes[iii]. Une étude portant sur chromosomes Y de 526 personnes du Moyen Orient (Juifs ashkénazes, séfarades, kurdes, Arabes de Palestine, Bédouins). Montrerait que les Juifs séfarades et kurdes ne peuvent pas être distingués les uns des autres, ils sont différents des juifs ashkénazes. Chez ces derniers l’apport de gènes d’autres populations européennes semble important.

 

Dans l’empire romain, la conversion des Gentils était pour certains penseurs juifs une mission essentielle du judaïsme. R. Eléazar disait : » Dieu a dispersé les Juifs pour favoriser le prosélytisme ». Saint Mathieu l’évangéliste dira à propos des Pharisiens : » Vous courez la terre et la mer pour faire un prosélyte »(XXIII,15),

 

Aussi n’est-il pas étonnant qu’une autre étude[iv]  encore portant sur des analyses de différents constituants du sang chez des Juifs de différentes origines montre une situation fort complexe : les Juifs yéménites sont fort proches des Arabes yéménites, les Juifs kurdes du Nord de l’Iran et de l’Irak ressemblent génétiquement aux Kurdes de l’Iran, mais les Juifs du Sud de l’Irak en diffèrent considérablement. Les Juifs éthiopiens à peau noire sont proches des Somaliens mais pas des Sémites[v].

 

Des fondamentalistes rabbiniques veulent de force démontrer la spécificité de la race juive et sa persistance au cours des millénaires. Le Albert Einstein College of Medicine se lance dans un projet de caractérisation du génome juif. C’est une approche très dangereuse. Elle fait penser à d’autres essais du début du siècle passé visant à démontrer la pureté de la race aryenne.

 

Jared Diamond, l’auteur juif américain de renommée mondiale, s’insurge contre ces études sponsorisées par les rabbins conservateurs. Elles peuvent conduire à des résultats inquiétants comme ceux d’un sondage publié en mars 2006 et réalisé par l’Institut Israélien Geocartographia : 68 % des Juifs israéliens refuseraient de vivre dans le même édifice qu’un Arabe Israélien, 48  % ne laisseraient pas entrer un Arabe dans leur maison, 41 % aimeraient qu’il y ait ségrégation dans les lieux publics (cafés, magasins, piscines…) et 18% avouent qu’un sentiments de haine les prend quand ils entendent parler arabe[vi].

 

Steven Pinker[vii], professeur américain d’origine juive lui aussi, dit que l’espèce humaine est une espèce restreinte, ou encore ce qu’un biologiste appellerait une espèce avec très peu de sous-espèces. Chez tous les hommes 99,9% de gènes sont les mêmes. Chez les singes le spectre des variations est beaucoup plus large.

 

Malgré ce fait la biologie nous a permis de constater une variabilité extraordinaire, insoupçonnée il y a une dizaine d’années, des caractères que nous pouvons spécifier chez l’homme. La distance biologique entre deux personnes d’un même groupe, d’un même village, est si grande qu’elle rend insignifiante la distance entre les moyennes de deux groupes, ce qui enlève tout contenu au concept de race. Le mécanisme de la transmission de la vie est tel que chaque individu est unique, que les individus ne peuvent être hiérarchisés. La richesse humaine est faite de diversité. Tout le reste est idéologie et fait penser à « Gott mit uns » ou « Gods choosen country ». On est loin en tout cas de ce Albert Einstein[viii] disait en 1964 : » L’attitude que nous adopterons vis-à-vis de notre minorité arabe sera le véritable critère  de notre niveau moral en tant que peuple. Ne devenons pas une shandeh fur die goyim ». Ou de ce que disaient les prophètes juifs « Je t’établis pour être la lumière des nations (Esaïe 49 :6) »

 

On sait aujourd’hui sur base d’un livre publié par deux archéologues israéliens[ix] que l’essentiel du récit de l’Ancien Testament est imaginaire. Les plupart des textes ont été écrits 500 ans avant JC. Abraham et les patriarches n’ont pas existé. Les épisodes de Moïse et de la sortie d’Egypte sont totalement infirmés par l’archéologie. La conquête sanglante de Canaan par Josué (sur laquelle s’appuient les colons et leurs alliés fondamentalistes américains pour justifier le Grand Israël) est également légendaire. D’après le journaliste et auteur israélien Uri Avnery «  Il n’y a pas de preuve que l’empire et le temple de David et Salomon aient jamais existé ».

 

Les communautés juives nord-africaines pourraient jouer un rôle important à ce moment critique de l’histoire du Moyen-Orient. Ayant cohabité avec l’Orient et l’Occident, le tiers monde et le monde occidental la communauté sépharade pourrait être appelée à être le catalyseur de catalyseur de la résolution du conflit entre Sémites.

 

Sur la base de ces études génétiques certains disent que les Palestiniens sont en grande partie des Juifs restés au Moyen-Orient après la destruction du IIe temple par les Romains en l’an 76 et  convertis à l’Islam, et cela pour échapper aux répressions exercées sur eux par les Chrétiens durant les premiers siècles de notre ère. En Terre Sainte, les relations entre Juifs et Chrétiens ont, d’entrée, été exécrables. Les Chrétiens ont accusé les Juifs d’être déicides et ont voulu masquer l’origine juive de leur religion et pourtant Marie et Joseph étaient juifs. Les persécutions sanglantes commencent dès que le christianisme devient religion officielle au IVe siècle.

 

Mais aujourd’hui persécuteurs et opprimés ont changé de bord et si Jésus le Sémite avait le choix pour naître aujourd’hui il opterait peut-être pour ses frères de race du camp de Jenine ou pour les quelques Palestiniens chrétiens  qui restent sur leur terres malgré les humiliations, plutôt que pour les tankistes de Tel Aviv.

 

Et si être juif était quelque chose de plus fondamental et de plus important que les liens génétiques ou territoriaux. Ou comme dit Avraham Burg, ex-porte parole de la Knesseth : un citoyen Israélien a presque perdu sa judéité. Car la judéité était née dans la diaspora : Abraham découvre Dieu loin de son pays, les 12 tribus vivent en exil,  la Torah est reçue dans le Sinaï. La parole a été remplacée par l’épée. Ceux qui étaient la lumière du monde sont devenus des constructeurs de clôtures.

 

 

 

Pierre Lutgen

Bachelier en philosophie thomiste



[1]

Tout cela fait fort penser à un autre événement récent de ce type. Les universités de Chicago et de Harvard ont exigé que deux professeurs enlèvent le logo de l’Université d’un article qu’ils ont publié sur les relations entre les Etats-Unis et Israël. John J.Mearsheimer est directeur du Programme de Sécurité Internationale à Chicago et Stephen M. Walt est doyen à la Kennedy School. Ils montraient que la politique extérieure des Etats-Unis est contrôlée par le lobby sioniste.

 



[i] A. Arnaiz-villena, N. Elaiwa, C. Silvera, A.Rostom, J.Moscoso, E. Gomez, L.Allende, P.Varela, J.Martinez “The Origin of Palestinians and their Genetic Relatedness with other Mediterranean Popuplations”, Human Immunology 62, 899-900 (2001).

[ii] R Gonzales et al, Human Genetics Laboratory, University of Madeira, Funchal.

[iii] A. Nebel et al, Am Journal Hum Genet 70, 1594, 2002.

[iv] D Tills et al., Ann Hum Biol, 4, 259, 1977.

[v] MG Thomas et al.,Am J Human Genet, 70, 1411, 2002.

[vi] The Guardian, Friday March 24, 2006.

[vii] Steven Pinker, The blank Slate, Penguin, 2004

[viii] A Einstein, Ideas and Opinions, Modern Library, New York. 1964

[ix] N A Silberman et I. Finkelstein, « La Bible dévoilée ».

Enron, Kyoto, machine à sous

décembre 12, 2008

ENRON et la machine à sous de Kyoto

 

Un juriste employé jadis par la firme Enron vient de publier le livre « Red Hot Lies ». Rappelez-vous cette société qui avait fait faillite au début du règne de Bush. Christopher Horner dans ce livre déballe les dessous sordides de l’affaire. Il avait été engagé par Enron en 1997 et nommé directeur des relations avec le gouvernement fédéral.

Dès son engagement il reçut comme tâche principale de mettre sur pied un traité international contre le réchauffement climatique.  Quand il osait faire remarquer à sa direction qu’un tel plan se basait sur de biens faibles preuves scientifiques mais était plutôt dans l’intérêt de quelques groupes financiers et pétroliers, et qu’il ressemblait à la Prohibition des années 20 où les Baptistes faisaient coalition avec les « bootleggers » de l’alcool, on lui fit remarquer qu’il ferait mieux de se taire et  réussir dans la tâche qu’on lui avait assignée.

Enron était le propriétaire et l’opérateur d’un réseau de gazoducs et voulait éliminer la concurrence basée sur le charbon. Le tout se baserait sur un système de crédits et de pénalités sur les émissions annuelles de CO2. Enron serait au centre d’un commerce de droits et de certificats d’émission. Le premier consultant recruté fut James Hansen de la NASA. Celui-ci avait lancé la phobie du réchauffement climatique en 1988 avec une déclaration grandiloquente devant le Congrès américain. Il a d’ailleurs récidivé cette année par d’autres déclarations apocalyptiques sur le réchauffement global, quitte à falsifier les mesures des satellites des dernières dix années, parce  que celles-ci indiquent plutôt un refroidissement global. Une autre recrue de la première heure fut Al Gore. Devenu vice-président des Etats-Unis celui-ci était un atout majeur dans cette combine. Les philanthropes d’Enron dépensèrent sans compter pour acheter le bon vouloir d’autres politiciens et consacrèrent presque 1.5 millions de dollars à la fin des années 90 pour soutenir des groupes environnementaux qui soutenaient leur programme. C’était un investissement qui promettait des retombées juteuses. Confiant dans sa stratégie après la signature du protocole de Kyoto, Enron rachetait  la plus grande compagnie d’énergie éolienne, GE Wind, à General Electric et devenait co-propriétaire avec Amoco-British Petroleum  de la plus grande compagnie d’énergie solaire du monde.

Mais avec l’élection de Bush le château de cartes s’écroula et Enron fit faillite. Non pas tellement à cause de l’intelligence en climatologie de Bush, mais surtout à cause de l’action du lobby des charbonnages et d’autres hommes d’affaires ou sénateurs qui s’étaient rendus compte de cette colossale arnaque de Enron.

Mais une idée géniale comme celle des certificats d’émission de CO2 dits de Kyoto ne pouvait mourir. Elle permettait à des milliers d’experts de faire du tourisme gratuit entre Rio et Kyoto, Bali et Poznan. Al Gore connaissait très bien le dossier et il faut constater avec admiration qu’il a réussi à imposer à la plupart de nos politiciens, banquiers et professeurs d’enseignement secondaire une magouille colossale dont riront nos petits enfants. Espérons que les années 2007 et 2008, qui font plutôt penser à l’approche d’une nouvelle période glaciaire, fassent que nos ministres consacrent notre argent à autre chose qu’au remplissage des poches de marchands en indulgences et en certificats de bonne conduite.

 

Pierre Lutgen

Hostert

lutgenp@gms.lu