Arcelormittal, IFBV, Senegal

décembre 12, 2008 par plutgen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lutte contre la malaria : un grand sidérurgiste et une petite ONG se donnent la main.

 

Ce premier juin 2008 ArcelorMittalFoundation et Iwerliewen fir bedreete Volleker(IFBV) ont signé un contrat de collaboration mettant en œuvre au Sénégal  une méthode préventive et une méthode curative contre le fléau de la malaria. La fumigation intérieure des habitations au DDT et la tisane chinoise artemisia annua

 

Arcelor Mittal construira une ligne de chemin de fer au Sénégal pour l’exploitation de mines de fer dans le Sud-Est du pays. Le projet signé avec IFBV doit permettre dans l’immédiat aux ouvriers travaillant sur le chantier de ne pas tomber victimes du paludisme et à plus longue échéance à la population de toute cette région d’améliorer ses conditions de vie.

 

Car contre la malaria il y a remède très efficace : une plante, une mauvaise herbe de la famille des armoises (Beifuss en allemand, Batteralzem en luxembourgeois). Les Chinois connaissent cette plante depuis des millénaires pour son efficacité contre les fièvres. En 1970 des savants confirmèrent que cette plante guérit également de la malaria. Une des substances actives de la plante, un peroxyde appelé artemisinine, a pu être isolée et est utilisée à grande échelle par les sociétés pharmaceutiques pour les pilules ACT (Artemisia Combined Therapy).

 

Des études ont entre-temps montré que sous forme de tisane cette plante est également très efficace contre la malaria et qu’elle agit dix fois plus vite que les remèdes classiques dérivés de la quinine. Après avoir consommé cette tisane de façon régulière pendant 3-5 jours plus de 90% des malades sont guéris. Aucun effet toxique, aucune accoutumance n’a pu être détectée à ce jour, ce qui n’est pas le cas pour certains produits pharmaceutiques.

 

Ce qui est primordial en fait est la facilité avec laquelle ce remède peut être rendu accessible à tout le monde, pauvres et riches. La plante pousse sous tous les climats, dans tous les jardins. Un remède gratuit, une aubaine, pour le continent africain, où deux millions de personnes, surtout des enfants, meurent tous les ans de la malaria et où des centaines de millions de personnes sont affligés de cette maladie tous les ans. Un désastre humain et économique.

 

D’autres partenaires luxembourgeois dans ce projet sont ALASSEM (Association luxembourgeoise d’aide au Sénégal scolaire et médical), le Rotary Luxembourg-Vallées, Co-Labor et le Kraidergaart Winseler pour les essais de plantation. Les plantations luxembourgeoises ont permis de fournir des échantillons de tisane aux centres médicaux locaux pour des essais, mais le but ultime est évidemment que les Africains plantent l’artemisia annua en régie propre. Au Katanga, au Cameroun et au Pérou des associations de culture et de vente de tisane ont été lancés en 2007 avec l’aide de  IFBV. L’ONG travaille également avec les Universités de Medellin, de Campinas-Brésil  et de Louvain pour améliorer les plantes,  mieux les adapter aux différents climats et établir des procédures de préparation de la tisane.

 

Arcelor Mittal Foundation et IFBV soutiennent également une approche préventive qui est essentielle dans cette lutte, le programme DDT-IRS (Indoor Residual Spraying). Depuis 2006 l’OMS recommande fortement cette approche, reconnaissant par là que le DDT est une substance anodine pour la santé humaine. Il exerce une double action contre les moustiques: répulsive, les moustique n’entrent pas dans les maisons et létale, ceux qui se posent sur les murs sont tués. Il suffit de mettre quelques grammes de DDT une à deux fois par année sur les murs. Avec 2 euros on peut protéger toute une famille pendant une année. En Afrique du Sud où un tel programme a été mis en place en 2002, le nombre de décès dus au paludisme  a été réduit de 80%. Le député-maire de Yaoundé VII est venu récemment à Luxembourg pour demander l’aide des experts de IFBV pour mettre en œuvre un tel plan DDT-IRS de 140 000 € financé par le Ministère de la Santé du Cameroun.

 

Le projet ArcelorMittalFoundation-IFBV comprend  en plus un volet de lutte contre les maladies dues aux eaux contaminées. Dans six projets pilotes réalisés par IFBV dans des pays du Sud la méthode SODIS a clairement fait ses preuves. Une bouteille contenant de l’eau contaminée et mise au soleil pendant la journée contient de l’eau stérilisée le soir. Mais les chercheurs de IFBV viennent également de découvrir que la tisane d’artemisia annua a un fort effet ansti-septique et bactéricide, Une tasse de tisane dans un litre d’eau rend cette eau potable.  Quel immense espoir pour les 20 000 enfants africains qui meurent tous les jours de diarrhée ou de cholera.

 Plus de renseignements sous www.maladiestropicales.org

Enron, Kyoto, machine à sous

décembre 12, 2008 par plutgen

ENRON et la machine à sous de Kyoto

 

Un juriste employé jadis par la firme Enron vient de publier le livre « Red Hot Lies ». Rappelez-vous cette société qui avait fait faillite au début du règne de Bush. Christopher Horner dans ce livre déballe les dessous sordides de l’affaire. Il avait été engagé par Enron en 1997 et nommé directeur des relations avec le gouvernement fédéral.

Dès son engagement il reçut comme tâche principale de mettre sur pied un traité international contre le réchauffement climatique.  Quand il osait faire remarquer à sa direction qu’un tel plan se basait sur de biens faibles preuves scientifiques mais était plutôt dans l’intérêt de quelques groupes financiers et pétroliers, et qu’il ressemblait à la Prohibition des années 20 où les Baptistes faisaient coalition avec les « bootleggers » de l’alcool, on lui fit remarquer qu’il ferait mieux de se taire et  réussir dans la tâche qu’on lui avait assignée.

Enron était le propriétaire et l’opérateur d’un réseau de gazoducs et voulait éliminer la concurrence basée sur le charbon. Le tout se baserait sur un système de crédits et de pénalités sur les émissions annuelles de CO2. Enron serait au centre d’un commerce de droits et de certificats d’émission. Le premier consultant recruté fut James Hansen de la NASA. Celui-ci avait lancé la phobie du réchauffement climatique en 1988 avec une déclaration grandiloquente devant le Congrès américain. Il a d’ailleurs récidivé cette année par d’autres déclarations apocalyptiques sur le réchauffement global, quitte à falsifier les mesures des satellites des dernières dix années, parce  que celles-ci indiquent plutôt un refroidissement global. Une autre recrue de la première heure fut Al Gore. Devenu vice-président des Etats-Unis celui-ci était un atout majeur dans cette combine. Les philanthropes d’Enron dépensèrent sans compter pour acheter le bon vouloir d’autres politiciens et consacrèrent presque 1.5 millions de dollars à la fin des années 90 pour soutenir des groupes environnementaux qui soutenaient leur programme. C’était un investissement qui promettait des retombées juteuses. Confiant dans sa stratégie après la signature du protocole de Kyoto, Enron rachetait  la plus grande compagnie d’énergie éolienne, GE Wind, à General Electric et devenait co-propriétaire avec Amoco-British Petroleum  de la plus grande compagnie d’énergie solaire du monde.

Mais avec l’élection de Bush le château de cartes s’écroula et Enron fit faillite. Non pas tellement à cause de l’intelligence en climatologie de Bush, mais surtout à cause de l’action du lobby des charbonnages et d’autres hommes d’affaires ou sénateurs qui s’étaient rendus compte de cette colossale arnaque de Enron.

Mais une idée géniale comme celle des certificats d’émission de CO2 dits de Kyoto ne pouvait mourir. Elle permettait à des milliers d’experts de faire du tourisme gratuit entre Rio et Kyoto, Bali et Poznan. Al Gore connaissait très bien le dossier et il faut constater avec admiration qu’il a réussi à imposer à la plupart de nos politiciens, banquiers et professeurs d’enseignement secondaire une magouille colossale dont riront nos petits enfants. Espérons que les années 2007 et 2008, qui font plutôt penser à l’approche d’une nouvelle période glaciaire, fassent que nos ministres consacrent notre argent à autre chose qu’au remplissage des poches de marchands en indulgences et en certificats de bonne conduite.

 

Pierre Lutgen

Hostert

lutgenp@gms.lu

 

Enron, Kioto, chanchullo

décembre 12, 2008 par plutgen

Enron y la Máquina detrás de Kioto


Un abogado antiguamente en la firma Enron, acaba de publicar el libro, “Mentiras Calientes” (Red Hot Lies). Recuerde usted que esta sociedad quebró fraudulentamente durante la primera parte del reinado de Bush. En su libro Christopher Horner revela los detalles sórdidos del asunto. Había sido contratado por Enron en 1007 y nombrado director de relaciones con el gobierno federal.

Desde su nombramiento recibió como misión principal de poner en pie a un tratado internacional contra el calentamiento climático. Cuando osó hacerle notar a sus directores que un plan de esa naturaleza se basaba en pruebas científicas muy débiles pero que eran más de interés de algunos grupos financieros y petroleros, y que se parecía a la Prohibición de los años 20 donde los Bautistas hicieron coalición con los contrabandistas de alcohol, le hicieron notar que sería mejor que mirase hacia otro lado y comenzara a trabajar en la tarea encomendada.

Enron era la propietaria y la operadora de una red de gasoductos y quería eliminar la competencia del carbón. Todo se basaría en un sistema de créditos y penalidades sobre las emisiones anuales de CO2. Enron estaría entonces en el centro de un comercio de derechos y de certificados de emisión. El primer consultor reclutado fue James Hansen de la NASA. Había sido él quine lanzara la fobia del calentamiento global en 1988 en una declaración grandilocuente ante el Congreso americano.

Por otra parte reincidió este año con otras declaraciones apocalípticas sobre el calentamiento global, des-pués de falsificar las mediciones de los satélites de los últimos diez años porque indicaban un enfriamiento global. Otro recluta de la primera hora fue Al Gore. Devenido vicepresidente de los Estados Unidos donde fue un actor principal en esta combinación. Los filántropos en Enron gastaron sin remilgos para comprar la buena voluntad de otros políticos y consagraron casi $1,5 millones de dólares hacia fines de los años 90 para mantener a grupos ecologistas que apoyaran a su programa.

Era una inversión que prometía jugosos dividendos. Confiados en su estrategia después de la firma del Protocolo de Kioto, Enron le compró a General Electric la compañía más grande de energía solar del mundo, GE Wind, y se convirtió en co-propietaria, junto con Amoco-British Petroleum, de la compañía de energía solar más grande del mundo.

Pero, con la elección de Bush, el castillo de naipes se derrumba y Enron quiebra. No a causa del conoci-miento en climatología de Bush sino a causa de la acción del lobby de los carboneros y de otros hombres de negocios y senadores que se dieron cuenta de la colosal estafa de Enron.

Pero una idea genial como la de los certificados de emisión de CO2 de Kioto no podía morir. Ello permitiría que miles de expertos hicieran turismo gratis entre Río, Kioto y Buenos Aires, Bali y Poznan. Al Gore conocía muy bien el legajo y es necesario reconocer con admiración que tuvo éxito de imponer a la mayor parte de nuestros políticos, banqueros y profesores de enseñanza secundaria un chanchullo colosal del que se reirán nuestros nietos. Esperamos que los años 2007 y 2008, que hacen pensar a muchos el advenimiento de un nuevo período glacial, debería hacer que nuestros ministros consagren nuestro dinero a otra cosa que no sea llenar los bolsillos de los mercaderes de indulgencias y de certificados de buena conducta.

lutgenp@gms.lu
Pierre Lutgen.
Dr. En Química
Luxemburgo

Grand-Duc, euthanasie et massacres

décembre 7, 2008 par plutgen

Les milieux soi disant chrétiens ont de tout temps été d’une incohérence colossale devant le respect de la vie. L’ Ancien Testament est une suite de villes rasées où la population a été massacrée par les Hebreux. Les princes chrétiens, catholiques et protestants , ont toléré le massacre des Indiens en Amerique du Nord et du Sud. Les Papes, les Evêques, surtout au siècle passé, ont béni les armées, l’eugenisme et ont gardé le silence sur les camps de concentration en Allemagne, en Amérique, en France, en Espagne…et aujourd’hui en Palestine. La peine de mort était acceptée et est encore acceptée par les autorités ecclesiastiques. L’ Inquistion a mis des milliers de personnes d’opinion différente sur le bûcher. Les rois chrétiens, ducs et grand ducs, y inclus notre Jean l’Aveugle, se délectaient dans des bains de sang sur les champs de bataille ou dans le massacre des Infidèles, femmes et enfants inclus. Nous n’avons pas besoin d’entretenir un Grand Duc qui réagit comme un prince du siècle passé.

 

Pierre Lutgen

Artemisia annua n’est pas une monotherapie contre la malaria

novembre 15, 2008 par plutgen

Lors de la guerre du Vietnam les Chinois ont redécouvert les bienfaits de la tisane d’une humble mauvaise herbe, l ’artemisia annua (armoise amère ou chinoise) dans la lutte contre la malaria. Utilisée depuis des millénaires contre toutes sortes de fièvres plus ou moins tropicales, elle se révélait d’une efficacité extraordinaire pour protéger les soldats du Vietcong contre le paludisme.

Ces bienfaits redécouverts depuis  40 ans n’ont guère mené à conséquence dans les pays tropicaux, pour un tas de raisons : on se méfiait d’un produit chinois, l’Europe et les Etats-Unis n’en avaient pas besoin parce que le DDT avait permis d’éradiquer complètement la malaria en Floride, Italie, Corse, Espagne, Angleterre… et les sociétés pharmaceutiques voyaient d’un mauvais œil une tisane gratuite qui rendait inutile leurs pilules contre la malaria.

Mais entre-temps certaines de ces pilules avaient perdu leur efficacité et d’autres avaient des effets néfastes de tout genre sur la santé, surtout neurologiques.

Il y avait donc intérêt à étudier de plus près les propriétés et les constituants de l’artemisia annua. Elle se révélait en contenir un ensemble fort complexe. L’une d’elles, l’artemisinine était absente des autres variétés d’armoise. Et de ce fait cette substance était unique en son genre, un endoperoxyde (l’eau oxygénée p.ex, est un peroxyde) qui attaquait et tuait le plasmodium de la malaria dans le sang humain. Mais les études faites dans les années 80 (notamment les travaux de Elford et Roberts en Angleterre), avaient révélé que l’efficacité de l’artemisinine était doublée ou triplée par d’autres substances présentes dans la tisane, notamment par les flavonoïdes. On était donc loin d’une monothérapie due à la seule artemisinine. Mais reconnaître cela aurait été un aveu d’échec, ainsi que d’admettre que la tisane d’artemisia annua par la synergie de toutes les substances qu’elle contenait était le médicament le plus efficace contre la malaria. En plus depuis 2 000 ans aucune résistance ne s’était développée chez les moustiques contre la tisane alors que pour les produits chimiques tels que chloroquine, amodiaquine, mefloquine la résistance était notoire et devenait même catastrophique. L’astuce fût de prétendre que de combiner les effets de l’artemisinine avec l’un ou l’autre de ces produits chimiques donnait une garantie d’efficacité plus grande. Un nombre innombrable d’études fût financé par les sociétés pharmaceutiques pour le démontrer avec plus ou moins de succès .

Mais extraire l’artemisinine des plantes est un procédé fort coûteux et fort peu rentable. On a essayé pendant des années à la produire industriellement. Sans succès, la nature gardait le secret du mécanisme.

Il restait un autre problème majeur. L’extrait d’artemisinine n’est pas soluble dans l’eau, donc difficile à être transféré dans le circuit sanguin, alors que dans l’infusion de la tisane, même dans l’eau froide elle l’est parfaitement ; sans doute en formant un complexe avec les flavonoïdes qui eux  le sont parfaitement.  Ce complexe est fluorescent et permet donc la dosimétrie des substances actives et la  qualité de la tisane ou des pilules.

Mais les chimistes devaient transformer chimiquement la poudre d’artemisinine en des dérivés solubles tels que artesunate ou artemether. Mais une telle opération a son coût, ce qui fait que les pilules ACT (artemisia combined thérapy) atteignent un prix exorbitant, inaccessible pour une famille africaine. Et la tentation est forte de produire des contrefaçons. Dans certains pays plus de 50% des pilules ACT sont des faux…et tuent. Rappelez-vous le film « The Constant Gardener ». Il y a énormément d’argent en jeu. En plus les produits artesunate et artemether  sont fort peu stables dans les pilules ACT et perdent leur efficacité en quelques semaines sous les températures tropicales.

Que les autres substances telles que les flavonoïdes jouent un rôle curatif important contre les inflammations et les fièvres ne nous paraît pas étrange. Nos grand-mères nous faisaient déjà boire des tisanes de « Batteralzem » (artemisia vulgaris). L’artemisia annua contient en plus de la scopoletine qui a un effet bactéricide bien connu. Des chercheurs luxembourgeois de l’ONG-IFBV ont découvert récemment que la tisane d’artemisia annua stérilisait l’eau. Si cela se confirmait sur le terrain, quel importance capitale  cela aurait pour les pays tropicaux où 15 000 enfants meurent tous les jours à cause de la diarrhée et du cholera.

Aussi de plus en plus d’associations luxembourgeoises (ALASSEM, ASEC, IFBV, Co-Labor, Kraiderguart, Téi vum Séi, plusieurs clubs Rotary, la Croix-Rouge, avec le soutien de ArcelorMittalFoundation et de plusieurs communes) joignent leurs efforts pour mieux faire connaître la plante. Elles travaillent avec un réseau d’universités en Europe, en Afrique et en Amérique Latine. 

Cette année les Luxembourgeois auront produit plus de 100 kilos de tisane, mais le but essentiel reste que la tisane se retrouve dans le jardin de chaque famille africaine. Actuellement les semences en provenance de Luxembourg poussent au Bénin, au Niger,  au Togo, en Guinée, au Kenya, au Katanga, au Pérou, en Colombie, au Cameroun, au Ruanda, au Burundi,  au Sénégal, au Salvador, au Congo, au Brésil, en Centre Afrique, au Malawi, au Ghana, en Palestine, en Zambie, au Burkina, au Panama, en Mauritanie, au Mali,  en Tanzanie, en Namibie, en Inde.

 

 

 

Pierre Lutgen,

docteur en sciences

 

Palestine, supermarchés et droits de l’homme

septembre 17, 2008 par plutgen

Supermarchés et droits humains.

 

“Le but fondamental de l’OIT aujourd’hui est que chaque femme et chaque homme puissent accéder à un travail décent et productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité.” – Juan Somavia, Directeur général du BIT

 

Lors de sa 95e Conférence de juin 2006,  l’Organisation internationale du Travail (OIT) a mis fortement l’accent sur les aspects socio-économiques des droits de l’homme, et plus particulièrement la lutte contre la discrimination et sur la défense des droits des minorités ethniques. La Conférence rassemble annuellement quelque 4 000 délégués représentants des gouvernements, des travailleurs et des employeurs des 178 Etats Membres de l’OIT.

 

Le rapport de cette Conférence ne se veut pas alarmiste et dénote des évolutions positives dans beaucoup de domaines. Le respect des droits humains en général n’a jamais autant progressé que durant les 50 dernières années. Depuis la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948 tant de Conventions internationales se sont mises en place, (même si aucune d’elles n’a été signée par les Etats-Unis). Ne citons que celles concernant le statut de la femme, des réfugiés, de l’enfant, ainsi que les multiples prescriptions de l’Organisation Internationale du Travail. Ou encore la Cour de Justice de La Haye. Ou encore le travail d’Amnesty International, et des dizaines d’autres ONG comme « Iwerliewen fir bedreete Volleker », Enfants de l’Espoir, ACAT, Oxfam, Peace Brigades International.

 

La mise en place de normes comme SA 8000 sur la responsabilité sociale des entreprises fait que les multinationales sont appelées à faire auditer leurs fournisseurs dans les pays pauvres pour vérifier s’ils respectent les prescriptions de l’OIT. Les multinationales de l’équipement sportif et de l’habillement le font régulièrement depuis quelques années car de grosses parts de marché ont été perdues par certains distributeurs parce que les produits importés étaient le fruit du travail des enfants. La pression des consommateurs a eu cet effet extraordinaire que de 2000 à 2004 le pourcentage d’enfants engagés dans des travaux pénibles et dangereux à travers le monde a baissé de 25,9 % comme le montre le rapport de l’OIT du 16 juin 2006. La même chose risque de se passer dans le marché des produits alimentaires. Car les bananes, les avocats, les graines de café, les feuilles de thé que nous avons dans nos assiettes ou nos tasses portent souvent les traces de sueurs d’hommes et de femmes exploités, discriminés, humiliés. Ces réalités suscitent l’émoi et l’indignation. Les associations de consommateurs et les organisations de défense des droits de l’homme sont en droit de demander des comptes sur les produits entachés de discrimination et d’oppression.


La Conférence de l’OIT de juin 2006 a encore dû noter des manquements graves pour les Conventions n° 111 et 169.

 

La convention de l’OIT n° 111 concernant la discrimination requiert une politique nationale visant à éliminer, dans l’accès à l’emploi, dans la formation et dans les conditions de travail, la discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la religion, l’opinion politique, l’ascendance nationale ou l’origine sociale, et à promouvoir l’égalité de chances et de traitement. La discrimination est définie comme toute distinction, exclusion ou préférence  qui a pour effet de détruire ou d’altérer l’égalité de chances ou de traitement en matière d’emploi ou de profession.

La convention 169 relative aux peuples indigènes et tribaux concerne une large palette de sujets allant des conditions de travail, du recrutement des populations aborigènes et tribales aux droits fonciers, à la santé et à l’éducation.

La Conférence de juin 2006 a notamment abordé le problème du travail forcé au Myanmar et  l’emprisonnement de travailleurs de ce pays à la suite de leurs relations avec l’OIT . Elle a publié un rapport alarmant de 58 pages sur la situation des travailleurs des territoires arabes occupés. Le rapport décrit notamment le blocage du transfert des marchandises agricoles palestiniennes vers le marché national et international. Le rapport fustige également les conditions de travail inhumaines pour les travailleurs immigrés dans les usines de Taiwan, la discrimination ethnique dans les usines bosniaques et  les difficultés de la minorité indigène du Guatemala d’accéder au marché du travail chez United Fruit.

Les nitrates, les dioxines, la biodiversité, le recyclage, la couche d’ozone et le climat de l’an 2050 préoccupent beaucoup le consommateur européen. L’humiliation quotidienne de millions d’humains mérite une attention tout aussi soutenue. Que ce soit la cohérence des politiques commerciales et agricoles avec l’effort de coopération au développement, le respect des droits humains au niveau international, la défense des travailleurs migrants ou un effort nécessaire pour débloquer la crise au Proche-Orient, partout on a l’impression que l’Europe en fait assez ou ne peut rien faire. Les organisations et les entreprises ont quant à elles les mains libres pour s’engager un peu plus en avant dans leur responsabilité sociale. Dans le secteur alimentaire, c’est le puissant secteur de la grande distribution qui est concerné et qui ne peut jeter le voile sur les fournisseurs qui ne respectent pas les prescriptions de l’OIT. La norme SA 8000 établit des exigences aisément vérifiables avec l’aide d’auditeurs expérimentés. A l’instar de plusieurs Groupes, un Programme de vigilance devrait faire l’objet d’une rubrique spécifique de leurs chartes pour s’assurer du bon respect des principes éthiques et des droits de l’homme sur toute la chaîne d’approvisionnement. Un vaste chantier s’ouvre du côté des supermarchés.

 

 

Pierre Lutgen                                                                          Nadine Fraselle

Luxembourg Senior Auditors                                                  Université catholique de Louvain,

Centre Entreprise-Environnement

 

La tisana de artemisia annua no es una monoterapia

septembre 17, 2008 par plutgen

La Lucha Contra la Malaria

¡La tisana de artemisia no es una monoterapia!

 

En la guerra de Vietnam los Chinos redescubrieron los beneficios de una tisana hecha con una humilde mala hierba, la artemisia annua (armoise china) en la lucha contra la malaria. Utilizada desde milenios contra toda clase de fiebres más o menos tropicales, se revelaba de una eficacia extraordinaria para proteger a los soldados del Vietcong contra el paludismo.

 

Estos beneficios redescubiertos después de 40 años apenas condujeron a consecuencia en otros continentes, por muchas razones: se desconfiaba de un producto chino, Europa y los Estados Unidos no tenían necesidad porque el DDT había permitido erradicar completamente la malaria en Florida, Italia, Córcega, España, Inglaterra… y las sociedades farmacéuticas veían de un mal ojo una tisana gratuita que volvía inútil sus píldoras contra la malaria. Pero mientras tanto algunas de estas píldoras habían perdido su eficacia y las demás tenían efectos dañinos de toda clase sobre la salud, sobre todo neurológicos.

 

Había pues interés en estudiar de más cerca las propiedades y los constituyentes de la artemisia annua. Se revelaba conteniendo un conjunto fuertemente complejo. Uno de ellos, la artemisinina estaba ausente de las otras variedades de la armoise. Y por lo tanto era única en su género, un endoperóxido (por ej.: el agua oxigenada es un peróxido) que atacaba y mataba al plasmodio de la malaria en la sangre humana. Pero los estudios hechos en los años 80 (de manera especial los trabajos de Elford y Robets en Inglaterra), habían revelado que la eficacia de artemisinina era duplicada o triplicada por otras sustancias presentes en la tisana, notablemente por los flavonoides. Se estaba pues lejos de una monoterapia debida a la artemisinina sola.

 

Pero reconocer eso hubiese sido un reconocimiento del fracaso, así como admitir que la tisana de artemisia annua, por la sinergia de todas sustancias que contenía, era el medicamento más eficaz contra la malaria. En más de 2000 años de uso no se ha desarrollado ninguna resistencia por los mosquitos contra la tisana mientras que para los productos químicos como la cloroquina, amodiaquina, mefloquina, la resistencia era notoria y se volvió catastrófica. La astucia fue afirmar que combinando los efectos de la artemisinina con uno u otro de esos productos químicos le daba una garantía de eficacia mayor y se financió a una enorme cantidad de estudios para demostrarlo, con mayor o menor éxito.

 

Pero la extracción de la artemisinina de las plantas es un procedimiento costoso y muy poco rentable. Se ha ensayado durante muchos años producirla industrialmente, sin éxito, la naturaleza guardaba el secreto de su mecanismo.

 

Quedaba un problema mayor. El extracto de la artemisinina no es soluble en agua, y por ello difícil de transferir a la corriente sanguínea, mientras que en la infusión de la tisana, incluso en el agua fría se daba perfectamente; sin duda combinándose con los flavonoides para formar un complejo que es perfectamente soluble. Este complejo es fluorescente y permite por ello la dosimetría de las sustancias activas y la calidad de la tisana o de las píldoras.

 

Pero los químicos debían transformar químicamente al polvo de la artemisinina en los derivados solubles como el artesunato o el artemeter. Pero una operación como esa tiene su costo, que hizo que las píldoras  ACT (artemisia combined therapy = terapia combinada de artemisia) alcanzara un precio exorbitante, inaccesible para una familia africana. Y la tentación de producir falsificaciones es muy grande. En ciertos países más del 50% de las píldoras ACT son falsificadas… y matan. Recuerden ustedes e film “El Jardinero Constante”. Hay una enorme cantidad de dinero en juego. Además, los productos artesunato y artemter son muy poco estables en las píldoras ACT y pierden su eficacia en pocas semanas bajo las temperaturas tropicales.

 

No nos parece nada extraño que otras sustancias como los flavonoides jueguen un rol curativo importante contra las inflamaciones y las fiebres. Nuestras abuelas nos hacían beber las tisanas de “Batteralzem” (artemisia vulgaris) . La artemisia annua además contiene escopoletina que tiene un efecto bactericida bien conocido.

 

Los investigadores luxemburgueses de la ONG- IFBV han descubierto recientemente que la tisana de artemisia annua esteriliza al agua.  Si ello se confirma en el terreno, ¡qué importancia capital tendrá para los países tropicales donde todos los días mueren 15.000 niños a causa de la diarrea y del cólera!

 

También más y más asociaciones de Luxemburgo (ALASSEM, ASEC, IFBV, Co-Labor, Kraiderguart, Téi vum Séi, muchos Rotary Clubs, la Cruz Roja, y cuentan con el apoyo de la Arcelor Mittal Foundation y de muchas comunidades) unen sus esfuerzos para hacer conocer mejor a la planta. Ellos trabajan con una red de universidades en Europa, en África y en la América Latina.

 

Este año los luxemburgueses produjeron más de 100 kilos de la tisana, pero la meta esencial descansa en que la tisana se encuentre en el jardín de cada familia africana. Actualmente las semillas procedentes de Luxemburgo se reproducen en Benin, Togo, Guinea, Kenya, Katanga, en el Perú, Colombia, en Camerún, Ruanda y Burundi, el Senegal, Congo y Brasil, en África Central, en Malawi, Ghana y Zambia…

 

Pierre Lutgen

Doctor en Ciencias

maladies tropicales, malaria, DDT, artemisia, leishmaniosis

juillet 4, 2008 par plutgen

Guantanamo en Angleterre

juin 21, 2008 par plutgen

Guantanamo à nos portes

 

 

Le gouvernement Brown vient de passer une loi anti-terroriste qui permet d’incarcérer un suspect pendant six semaines pour le cuisiner. Il se défend d’attenter aux libertés et explique que l’informatique complique la tâche des enquêteurs : décortiquer l’ordinateur d’un terroriste présumé peut prendre des semaines (sic)

 

Celui qui cède sa liberté pour gagner en sécurité, n’a droit ni à la liberté ni à la sécurité

Benjamin Franklin

 

Albert Einstein disait : » Le monde est dangereux à vivre : non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui se laissent manipuler et laissent faire ».

 

Chez aucun des 27 Pakistanais, arrêtés comme présumés terroristes en juillet 2006 à Londres, on n’a trouvé des tickets d’avion, ni des produits chimiques permettant de fabriquer des bombes liquides, leur compte bancaire ne révèle aucun transfert volumineux ou une quelconque filière financière et la plupart d’entre eux n’avaient même pas de passeport. Bush aurait poussé Blair à procéder à ces arrestations précoces, bien que les autorités policières leur avaient dit qu’elles manquaient de preuves. Ils ont entre-temps été relâchés, sans que la presse en fasse grand cas. La campagne médiatico-sécuritaire a rempli sa mission en plein milieu de la guerre du Liban. Mais le montage médiatique a éclaté entrretemps comme une bulle de savon. Selon la BBC, Rashaf Rauf, la tête pensante de l’organisation, a été acquitté par un tribunal au Pakistan, faute de preuves. Deux heures avant son arrestation il avait placé sur internet des commandes pour la pâtisserie de son papa et qu’il viendrait chercher lui-même chez le fournisseur. On chuchote même qu’une autre tête pensante des ces attentats, Harron Aswat, avait fait partie ou faisait encore partie des services secrets britanniques M16.

 

Al Zarqawi,  le super terroriste que les forces militaires américaines disaient avoir tué en Irak,en 2005, donne lieu à de sérieux doutes sur son identité . Serait-ce un épouvantail monté de toutes pièces ?  Aucun des habitants de son village d’origine ne le reconnaissait sur la photo du cadavre. De toute façon il avait disparu depuis 5 ans, sans donner de nouvelles, et avait probablement trouvé la mort en Afghanistan.

 

Les confessions obtenues de Khalid Shaikh Mohammed à Guantanamo début mars 2007 quatre ans après sa  capture et qui font de lui  l’auteur d’un nombre incroyable d’actes terroristes sont même considérées par la presse américaine comme une farce.

 

Etrange également que Ben Laden ne se montre jamais en public et communique avec nous uniquement par bandes enregistrées. Enregistrées par qui ? Etrange également qu’il ait été traité dans un hôpital militaire américain dans les Emirats arabes en été 2001, juste avant les attentats du 9/11. Serait-il mort comme l’affirme La Libre Belgique dans son édition du 23 septembre 2006.

 

Des doutes existent non seulement sur la véracité des dernières alertes terroristes, mais également sur des évènements antérieurs. Les Argentins suspectent fortement aujourd’hui que l’attentat meurtrier contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires en 1992 ait été perpétré par le Mossad. La police écossaise reconnaît que les éléments électroniques trouvés dans l’avion de Lockerbie tombé à Lockerbie ont été placés dans l’avion après la chute de celui-ci pour incriminer la Lybie. Les tueries récentes de pasteurs somaliens dans le Sud de leur pays sous prétexte qu’ils cachaient des terroristes tourne au macabre.

 

La presse américaine et celle d’Europe à sa suit nous ont fait croire que ce sont des incursions terroristes du Hezbollah en territoire israélien qui ont provoqué la guerre du Liban. La commission du juge Eliyahu Winograd affirme le contraire en février 2008. : » C’est l’armée israélienne qui, fière de sa supériorité technique ,  a provoqué et initié la guerre du Liban »

 

L’alerte de 2007 concernant le complot de 5 terroristes islamistes qui auraient voulu faire exploser les réservoirs de kérosène de l’aéroport JFK n’est même plus prise au sérieux par les media. Car c’est techniquement irréaliste. Les parents de 3 de ces 5 terroristes qui habitent à Trinidad et Tobago sont en tout cas fort étonnés que leurs fils puissent être impliqués dans ce canular. Il s’avère que le chef de bande était un petit vendeur de rue au chômage.

 

La dernière alerte de Londres est encore plus ridicule : une voiture contenant quelques bidons d’essence, deux bonbonnes de gaz et quelques sacs a clous devant un night club. Que de l’essence en feu puisse faire une bombe à fragmentation avec ces clous est impossible, et les bonbonnes à gaz feraient peut-être un grand boum, sans plus. Mais accuser directement AlQuaida, sans preuves, est pour le moins curieux. En tout cas si ce réseau terroriste ne dispose pas d’autres moyens que de voitures piégées avec quelques bidons d’essence et des boites de clous, il est ridiculement mal équipés.

 

Cette alerte nous a laissé en tout cas des contrôles ridicules  à tous les aéroports : enlever sa ceinture et ses bretelles, et transporter son dentifrice dans un sac en plastique. Qui donc gagne de l’argent  à ce jeu qui n’a à ce jour permis de détecter aucun terroriste sur des millions de passagers.

 

Et la Belgique ne pouvait pas non plus être sans terroristes. Elle en coffré une douzaine à la veille de Noël 2007, mais a du les relâcher parce que la police ne trouvait chez eux ni armes ni bombes.

 

On peut nous raconter les pires des carabistouilles et le peuple les gobe. Comme l’histoire de ce satellite que les Américains ont dû descendre en février 2008 avec une fusée parce qu’il contenait de l’hydrazine. Ce produit est moins dangereux que l’eau de Javel, il est fort inflammable et se serait consumé dans le feu d’artifice du satellite rentrant dans l’atmosphère.

 

La peur des terroristes est irrationnelle. Depuis septembre aucun Américain n’a été tué par les terroristes du Moyen-Orient, mais 100 000 Américains sont morts dans des meurtres ou assassinats pendant ces années sur leur propre sol et plus d’un million d’Irakiens ont été victimes de la guerre contre le terrorisme

 

60 % des New-Yorkais demandent que l’on recommence l’enquête du 9/11. De plus en plus d’éléments font croire que les avions ayant heurté les tours de Manhattan étaient téléguidés , que ce n’est pas un avion qui a pénétré dans le Pentagone mais une fusée, que le champ de Pennsylvanie a été labouré par une grosse bombe et non par un avion de ligne. On sait aujourd’hui que l’anthrax contenu dans des lettres envoyées à des sénateurs opposés au Patriot Act en 2002 provenait d’un laboratoire militaire américain et non pas d’Irak, que les lettres avaient écrites par des Américains et non par des Musulmans.

 

Les assassinats de politiciens au Liban en 2005 et 2006 étaient imputés aux Syriens. Mais l’enquête Mehlis s’est perdue dans le sable et l’on sait aujourd’hui qu’un autre pays voisin  du Liban était impliqué. Quel intérêt d’ailleurs aurait eu la Syrie à commettre ces attentats qui la discréditeraient partout dans le monde.

 

Si tout cela était vrai, ce serait diabolique et nous serions des criminels somnambules qui  marchent sur deux béquilles, celle de l’affabulation et celle de la crédulité. Mais jugés éventuellement comme criminels par l’histoire comme l’homme de la rue allemand après la guerre et qui prétendait ne rien savoir. Dans les années 30, les media d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne (de Luxembourg et d’Amérique également) ont diabolisé les Juifs et les Bolcheviques. Cette hystérie médiatique  a conduit aux 30 000 millions de morts de Russie, aux 6 millions de morts dans les camps de concentration et aux bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki.

 

 

Pierre Lutgen

Hostert

 

 

IFBV, ArcelorMittal, Senegal

juin 21, 2008 par plutgen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lutte contre la malaria : un grand sidérurgiste et une petite ONG se donnent la main.

 

Ce premier juin 2008 ArcelorMittalFoundation et Iwerliewen fir bedreete Volleker(IFBV) ont signé un contrat de collaboration mettant en œuvre au Sénégal  une méthode préventive et une méthode curative contre le fléau de la malaria. La fumigation intérieure des habitations au DDT et la tisane chinoise artemisia annua

 

Arcelor Mittal construira une ligne de chemin de fer au Sénégal pour l’exploitation de mines de fer dans le Sud-Est du pays. Le projet signé avec IFBV doit permettre dans l’immédiat aux ouvriers travaillant sur le chantier de ne pas tomber victimes du paludisme et à plus longue échéance à la population de toute cette région d’améliorer ses conditions de vie.

 

Car contre la malaria il y a remède très efficace : une plante, une mauvaise herbe de la famille des armoises (Beifuss en allemand, Batteralzem en luxembourgeois). Les Chinois connaissent cette plante depuis des millénaires pour son efficacité contre les fièvres. En 1970 des savants confirmèrent que cette plante guérit également de la malaria. Une des substances actives de la plante, un peroxyde appelé artemisinine, a pu être isolée et est utilisée à grande échelle par les sociétés pharmaceutiques pour les pilules ACT (Artemisia Combined Therapy).

 

Des études ont entre-temps montré que sous forme de tisane cette plante est également très efficace contre la malaria et qu’elle agit dix fois plus vite que les remèdes classiques dérivés de la quinine. Après avoir consommé cette tisane de façon régulière pendant 3-5 jours plus de 90% des malades sont guéris. Aucun effet toxique, aucune accoutumance n’a pu être détectée à ce jour, ce qui n’est pas le cas pour certains produits pharmaceutiques.

 

Ce qui est primordial en fait est la facilité avec laquelle ce remède peut être rendu accessible à tout le monde, pauvres et riches. La plante pousse sous tous les climats, dans tous les jardins. Un remède gratuit, une aubaine, pour le continent africain, où deux millions de personnes, surtout des enfants, meurent tous les ans de la malaria et où des centaines de millions de personnes sont affligés de cette maladie tous les ans. Un désastre humain et économique.

 

D’autres partenaires luxembourgeois dans ce projet sont ALASSEM (Association luxembourgeoise d’aide au Sénégal scolaire et médical), le Rotary Luxembourg-Vallées, Co-Labor et le Kraidergaart Winseler pour les essais de plantation. Les plantations luxembourgeoises ont permis de fournir des échantillons de tisane aux centres médicaux locaux pour des essais, mais le but ultime est évidemment que les Africains plantent l’artemisia annua en régie propre. Au Katanga, au Cameroun et au Pérou des associations de culture et de vente de tisane ont été lancés en 2007 avec l’aide de  IFBV. L’ONG travaille également avec les Universités de Medellin, de Campinas-Brésil  et de Louvain pour améliorer les plantes,  mieux les adapter aux différents climats et établir des procédures de préparation de la tisane.

 

Arcelor Mittal Foundation et IFBV soutiennent également une approche préventive qui est essentielle dans cette lutte, le programme DDT-IRS (Indoor Residual Spraying). Depuis 2006 l’OMS recommande fortement cette approche, reconnaissant par là que le DDT est une substance anodine pour la santé humaine. Il exerce une double action contre les moustiques: répulsive, les moustique n’entrent pas dans les maisons et létale, ceux qui se posent sur les murs sont tués. Il suffit de mettre quelques grammes de DDT une à deux fois par année sur les murs. Avec 2 euros on peut protéger toute une famille pendant une année. En Afrique du Sud où un tel programme a été mis en place en 2002, le nombre de décès dus au paludisme  a été réduit de 80%. Le député-maire de Yaoundé VII est venu récemment à Luxembourg pour demander l’aide des experts de IFBV pour mettre en œuvre un tel plan DDT-IRS de 140 000 € financé par le Ministère de la Santé du Cameroun.

 

Le projet ArcelorMittalFoundation-IFBV comprend  en plus un volet de lutte contre les maladies dues aux eaux contaminées. Dans six projets pilotes réalisés par IFBV dans des pays du Sud la méthode SODIS a clairement fait ses preuves. Une bouteille contenant de l’eau contaminée et mise au soleil pendant la journée contient de l’eau stérilisée le soir. Mais les chercheurs de IFBV viennent également de découvrir que la tisane d’artemisia annua a un fort effet ansti-septique et bactéricide, Une tasse de tisane dans un litre d’eau rend cette eau potable.  Quel immense espoir pour les 20 000 enfants africains qui meurent tous les jours de diarrhée ou de cholera.

 Plus de renseignements sous www.maladiestropicales.org