L’eau, notre plus grand luxe

Pierre LutgenNous buvons 90% de nos maladies? (Pasteur)

 

Selon l’OMS, chaque année, sept millions d’êtres humains, soit 20.000 par jour, en majorité des enfants, meurent de maladies liées à l’eau. Des milliers d’autres souffrent d’infections graves : typhus, choléra, vers intestinaux, tuberculose, diarrhée.

 

 

 

Un homme sur cinq ne dispose que d’eau contaminée. Deux hommes sur cinq ne sont pas reliés au tout-à-l’égout. L’absence d’assainissement des eaux usées dans les pays en voie de développement est souvent responsable de la contamination des ressources en eau propre.

 

 

Dans les pays arides, jusqu’à 80% des ressources hydriques sont employées pour l’irrigation et donc pour la production d’aliments, souvent destinés à l’exportation. Une surexploitation des ressources hydriques peut conduire à une destruction irréparable des écosystèmes.

 

 

Fort de ces constatations, le Rc Luxembourg-Vallées, et plus particulièrement André Weidenhaupt, Hans-Jürgen Goetzke et Pierre Lutgen, se sont lancés dans la mise en place d’un projet de grande envergure dénommé. L’eau propre, luxe des pays riches et source de vie pour les pauvres?. Ce projet vise à sensibiliser les étudiant(e)s dans les établissements d’enseignements secondaire et technique aux problèmes complexes liés à la gestion de l’eau, aussi bien dans les pays en voie de développement que dans les pays industrialisés. La réalisation d’une gestion équitable et intégrée des ressources en eau dans les décennies à venir est considérée comme un facteur clé pour un développement durable.

 

 

Les problèmes sont de nature multiple et ne peuvent être compris et résolus qu’en tenant compte des aspects environnementaux, sociaux et économiques. Selon la région et le climat se posent des questions en relation avec la satisfaction des besoins fondamentaux en eau potable, la garantie de la sécurité alimentaire par irrigation, la protection des écosystèmes naturels, le partage des eaux au-delà des frontières nationales ou encore la gestion des risques en cas d’inondations.

 

 

Dans le cadre du présent projet, les différentes problématiques sont à analyser et à développer par les jeunes, en étroite collaboration avec les représentants des ONG et des partenaires du projet. Les résultats sont présentés au grand public lors de séminaires, conférences, expositions.

 

 

Le projet s’articule autour de quatre activités spécifiques.

 

Tâche 1 : séminaires de sensibilisation dans les lycées luxembourgeois. Une documentation étendue est mise à disposition par les responsables du projet : publications scientifiques, brochures, vidéos, affiches.

 

Tâche 2 : étude de problèmes spécifiques par les étudiant(e)s. Toute étude concernant les pays en voie de développement est précédée d’une prise de connaissance de la gestion du cycle de l’eau dans les pays industrialisés. Outre les informations disponibles sur internet et dans les bibliothèques, les lycéens peuvent avoir recours à un panel d’experts.

 

Tâche 3 : recherche de solutions pratiques et mise en place de projets pilotes par les classes. Pour proposer des solutions durables, il est impératif de prendre en compte les particularités culturelles et géographiques. L’accent est mis sur la collaboration avec des étudiants d’un collège du tiers-monde. Les projets sont à réaliser avec des ONG, des communes, ou des centres universitaires.

 

Tâche 4 : présentation des résultats de l’étude et des projets pilotes. Un jury sélectionne les études et les projets les plus méritants. Un certain nombre d’élèves des classes ayant présenté les meilleurs projets participent à des voyages sur le terrain avec des responsables d’ONG. C’est le cas de jeunes lycéens de Wiltz, récemment partis au Maroc.

 

 

Enfin, à côté de cette vaste initiative didactique, le Rc Luxembourg-Vallées s’occupe également de plusieurs projets pilotes visant à propager le procédé Sodis dans les pays en voie de développement : de l’eau bactériologiquement impure mise au soleil dans une bouteille en plastique pendant six heures devient parfaitement potable (voir Rotary Contact 259, p. 9). Cette technique peut sauver de nombreuses vies au Malawi, au Pérou, au Maroc, en Palestine, en Colombie…


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