‘Sodis’, ou comment sauver des vies facilement.

Chaque jour, des milliers d’enfants meurent parce qu’ils n’ont pas accès à l’eau potable, mais aussi à cause de maladies d’origine hydrique (choléra, typhus, diarrhée…). Et pourtant, on peut sauver les vies de milliers d’enfants et d’adultes grâce à une technique de purification d’eau simple, gratuite et efficace. Cela vous semble impossible? Alors, lisez donc ce qui suit.

 

 

 

Les divers projets Sodis ont pu être réalisés grâce à de nombreuses contributions publiques et privées, notamment celles de la Ville de Luxembourg, du Lycée du Nord à Wiltz, du Rc Luxembourg-Vallées, du Ministère des Affaires Etrangères.

 

 

 

Mais en quoi consiste donc le procédé Sodis? Il est désarmant de simplicité (voir Rotary Contact 259. p.9) : vous versez de l’eau insalubre dans des bouteilles en plastique, vous mettez ces bouteilles en plein soleil et, après six heures de patience, vous avez une eau parfaitement potable. De nombreux essais en laboratoire ont démontré que les bactéries et les parasites sont complètement tués.

 

 

 

Le Rc Luxembourg-Vallées et ses partenaires se sont attachés à faire connaître cette technique dans divers pays en voie de d?veloppement (Colombie, Malawi, Maroc, Palestine, P?rou).

 

 

 

Sodis Colombie – Un projet a notamment été mis en oeuvre avec le professeur Nestor Aguirre de l’Université de Antioquia à Medellin. Des analyses concrêtes ont été faites, démontrant clairement aux populations locales, parfois incrédules, que ce procédé Sodis stérilise réellement l’eau. Une approche plus convaincante que la présentation de données théoriques par des ‘gringos’…

 

 

 

Maroc – A plusieurs reprises, des lycéens de Wiltz se sont rendus sur place. Ils ont pu y comprendre que les problèmes liés à l’eau étaient d’une tout autre nature que dans nos contrées pluvieuses. Ils ont compris que cette situation affectait surtout la vie des femmes et des filles. Ils ont récolté plus de 4 000 euros pour mettre sur pied des projets avec l’association Amrash dans des villages de l’Atlas.

 

 

 

Malawi – Durant la saison des pluies, la situation sanitaire y est dramatique. Les puits sont contaminés par les matières fécales, entraînant fatalement une multiplication des cas de choléra. Un projet a été réalisé dans les villages avoisinant l’hôpital St Gabriel, fondé par des soeurs de Luxembourg.

 

 

 

Palestine – Depuis plusieurs années, nous travaillions avec l’Université de Jénine pour réaliser des programmes de formation dans les domaines de la santé et de l’hygiène dans les villages des environs. Ceci permet aux étudiants de sortir du campus et de faire un travail sur le terrain.

 

 

 

Tous les partenaires du Sud ont préparé, à partir du matériel de base que nous leur avons fourni, une documantation adaptés aux besoin locaux. Ils ont organisé des séminaires et des visites sur le terrain. Beaucoup ont débordé le strict thème du procédé Sodis pour évoquer, lors des cours de formation, d’autres aspects liés à l’hygiène. Dans plusieurs cas, nos partenaires ont lancé à la fin de notre financement de nouveaux projets à leurs propres frais.

 

 

 

Les instructeurs ont dû lutter, contrer des préjugés tels que ‘Pour assainir l’eau, il faut la bouillir’, ou encore ‘Les bouteilles en plastique sont mauvaises pour la santé’. Même si l’audience pour les séminaires de formation était grande, il ne faut pas s’attendre à ce que tous les participants continuent à appliquer la méthode de manière régulière. Cela implique un changement culturel, et un changement culturel demande parfois des ann?es pour prendre vraiment racine.

 

 

 

Pierre Lutgen


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