L’ours polaire remplace le panda

 Les derniers mois on ne cesse de nous bombarder avec des rapports alarmants sur la fonte des glaces dans l’Arctique. C’est juste, mais on oublie de nous dire que dans les années 1930 les températures étaient plus élevées dans ces régions que maintenant et que les années 1970 étaient exceptionnellement froides. On oublie également de nous dire qu’à l’intérieur du Groenland la couche de glace a augmenté fortement au cours de la dernière décennie. Dans tous ces rapports on nous communique en surplus des informations sur la santé des ours polaires. Selon Ian Stirling du Canadian Wildlife Service le poids moyen des ours adultes serait passé de 301 kg à 261kg depuis 1980. Selon Greenpeace ils souffriraient de stress thermique et ne trouveraient plus assez de blocs de glace pour se reposer après avoir dévoré un bébé phoque. Leur population dans la baie d’Hudson serait tombée de 1200 à 950 individus. Selon  Tim Flannery du WWF les ours polaires deviennent une espace menacée d’extinction. Au lieu d’avoir des triplés ils ne mettraient bas que des jumeaux. Selon le Dr Mitchell Taylor, du Département de l’Environnement du Gouvernement de Nunavut au Canada sur les 13 populations d’ours polaires qu’il suit depuis des années, 11 augmentent en nombre, une d’entre elles près du détroit de Davies même explosivement. Une catastrophe pour les habitants de cette région. Les ours sortent les habitants de leurs igloos pour les manger. Selon une publication de l’US Geological Survey de 2002 la  population globale des ours polaires a augmenté de 20% au cours de la dernière décennie. Selon les Inuit vivant à Nunavut, lors d’une partie de chasse ils rencontrent maintenant facilement une trentaine d’ours alors qu’il y a 20 ans ils étaient fiers quand un seul se mettait devant leurs fusils. La raison de cette augmentation selon eux est le fait que les ours se nourrissent essentiellement de phoques et qu’il y a plus de bébés phoques. L’ours polaire a remplacé le panda et le bébé phoque comme animal fétiche de Greenpeace et du WWF. La raison en est que l’Arctique remplit mieux la mission de zone où on pourrait montrer le réchauffement global de 5°C qu’on nous avait prédit pour 2005 (et qui n’arrive pas) que les forêts de bambou de Chine. Le nounours polaire est devenu l’ambassadeur lointain qui permet de vendre plus de panneaux solaires, d’éoliennes et de trams. 

Pierre Lutgen

Hostert  lutgenp@gms.lu


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