Archive for octobre 2007

Deux Amériques, deux cultures

octobre 2, 2007

 

« Les Etats-Unis semblent destinés par la Providence à semer la misère en Amérique au nom de la liberté ».

Simon Bolivar

  

Pourquoi y-a-t-il tant de différences entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, alors qu’au départ les deux semblent avoir eu les mêmes chances de développement. Pourquoi, par exemple, un pays comme le Brésil qui a un ‘hinterland’ aussi prometteur que la côte atlantique des Etats-Unis, est resté pendant des siècles cantonné sur la côte Est alors que les Etats-Unis ont connu leur poussée vers l’Ouest. La conquête de l’Amérique du Sud par les Espagnols s’apparente plus à une prise qu’à une entreprise, au coup de force qu’à l’effort, au pillage qu’au développement.

 

Cette différence est essentiellement due au passé culturel et religieux. L’Amérique anglophone a été colonisée par un protestantisme progressif et l’Amérique latine a été influencée par le catholicisme conservateur espagnol. Jésus avait eu une attitude très dégagée vis-à-vis de l’argent. La plupart de ses disciples avaient tout abandonné, mais pas tous tel que Joseph d’Arimatée. L’impôt était toléré, mais les ouvriers n’étaient pas payés à l’heure. Le jeune homme riche était esclave de ses biens, mais le fermier qui avait fait fructifier ses talents était hautement loué.  Au XIIIe sècle l’église catholique avait déclaré comme péché la poursuite de l’argent, mais permettait l’étalage des richesses. Le protestantisme favorisait l’acquisition des biens terrestres, mais proscrivait la jouissance et l’étalage. Ou comme disait le philosophe Gabriel Marcel, la différence entre catholiques et protestants, est la différence entre être et avoir. A un niveau plus terre à terre, la philosophie de vie catholique nous a donné l’excellente cuisine italienne ou française, et la protestante aux Allemands les saucisses, aux Américains les Hamburger et à la perfide Albion le mouton bouilli à la menthe.

 

C’est la même influence qui explique l’essor économique de l’Angleterre et des Pays-Bas au XVI° siècle. Jusqu’à la Révolution Française le prêt à intérêt était tabou dans les pays catholiques et l’Eglise catholique avait su se ménager au concile de Trente une mainmise très forte sur les biens de la terre, alors que le calvinisme avait su dissocier religion et commerce. Max Weber  voit  la cause de cette dissociation dans une complexe relation entre la prédestination et sa confirmation terrestre  par une vie professionnelle réussie. Le calvinisme fut porteur d’une nouvelle vision de l’homme et de la société. L’individu s’y trouvait motivé à contrôler méthodiquement son propre état de grâce. Le travail était un engagement pieux, réponse à un appel de Dieu (Beruf). L’argent ne se dépensait plus dans des fêtes somptuaires ou dans le luxe et le superflu, mais se réinvestissait. El la « révolution américaine » n’etait pas une révolution sociale comme la révolution française. Elle était plutôt d’ordre mercantile : se débarrasser du joug des taxes anglaises. Et la Constitution mise en place par les pères fondateurs : Jefferson , Adams, Washington était assez vague pour laisser main libre aux détenteurs de capital et de terres. Franklin avait prédit ce qui arriverait 200 ans plus tard : un Etat géré par les conservateurs et les grosses sociétés.  L’auteur colombien Alvaro Mutis voit cela d’une façon un peu plus critique : » Des stratégies luthériennes de commerçants sans clémence ». On est bon chrétien le dimanche, mais en semaine on peut faire des affaires sur le dos des autres. Impitoyablement.

L’individu, cheminant à côté de Jésus, contient une parcelle de divinité, et tous, en somme, seraient des dieux. Or, si chacun est dieu, alors tout est permis : l’autodivinisation conduit au relativisme moral. Sur le marché de la religion portable aucune autorité supérieure ne peut s’arroger une légitimité quelconque pour condamner les comportements de l’individu et de la nation

   

L’Espagne du ‘Siècle d’or’ se contente d’un étalage orgueilleux de ses richesses, cependant que l’esprit d’entreprise et d’initiative est brimé. L’élan de la reconquête de la péninsule ibérique et de la découverte des Amériques se fige dans une pose héroïque et caricaturale, celle de l’hidalgo halluciné, ennemi du travail et des moulins à vent et obsédé par le modèle aristocratique de l’oisiveté ostentatoire. Le travail de la terre, les métiers mécaniques, le commerce sont considérés comme un déshonneur. Non seulement ces métiers sont méprisés, mais les gens qui les exercent punis. Pendant deux siècles, l’Espagne a chassé et brûlé les moriscos et marranes, musulmans et juifs convertis. Son acharnement à poursuivre les minorités non catholiques atteste une sorte de « rage sourde et tenace contre l’univers mental et social de l’activité entrepreneuriale » (Alain Peyrefitte).

 

En même temps, elle entretient la pauvreté. L’Eglise espagnole aime tant les pauvres, qu’elle les multiplie. Elle les secourt avec zèle, parce qu’ils « exercent une fonction sociale et religieuse, en donnant au riche l’occasion de se vouer aux bonnes oeuvres ». A Seville, en 1679, 14 000 pains sont distribués par jour. Ce système social est aux antipodes du système hollandais et, un siècle plus tard, du système anglais, qui ne veulent offrir aux pauvres que du travail rémunéré. A la même époque les Anglais jouent aux inventeurs. Dans les domaines centraux de l’industrialisation – métallurgie, mécanique, et textile – les inventions décisives seront britanniques. L’invention anglaise est orientée vers un résultat productif, ordonnée à un progrès matériel.

En la même époque la France connaît le siècle des Lumières et l’Allemagne son « Aufklärung ». Il serait vain de chercher en Espagne et en Amérique Latine un Descartes et un Leibniz, ou encore un Galilée et un Newton.

 

L’Amérique du Sud a été soumise par des conquistadors et peuplée par des colons choisis par l’Eglise et l’Etat pour leur bonne conduite et leur soumission et contrôlés étroitement par la métropole. Beaucoup plus que Londres qui appliquait une politique du laissez-faire.

Les Etats-Unis ont été fondés par les marchands du Mayflower sur  une conception originale de la vie en société reposant sur l’image d’échanges libres entre égaux. La logique des rapports marchands sert de référence. « Souvent, note Tocqueville au 19°s, les Américains appellent  louable industrie ce que nous nommons l’amour du gain. Les serviteurs américains ne se sentent pas abaissés par l’idée qu’ils reçoivent un salaire ; car le Président des Etats-Unis travaille aussi pour un salaire ».

 

L’américain WASP (white anglosaxon protestant) est plein de confiance en lui-même et son monde. Dès son plus jeune âge on lui inculque la notion que son pays est le plus riche, qu’il a la forme de gouvernement la plus parfaite[1], la nourriture la plus délectable, les voitures les plus grosses, l’arsenal nucléaire le plus redoutable, les citoyens les plus honnêtes[2] et une civilisation supérieure à toutes les autres.

Chaque Américain croit avant tout en lui-même et se projette dans l’avenir.  Lors d’un échec il en cherchera les causes en lui-même et non pas dans un accident de la Providence. La « poursuite du bonheur » est inscrite dans la constitution américaine. Et si l’on ne trouve pas ce bonheur dans un coin du pays , on va le chercher dans un autre. En moyenne, un Américain ne reste guère sur place plus de cinq ans.  Je, moi et moi-même constituent les véritables destinataires de toute prière. Réussir dans les affaires, être en forme physiquement, être rayonnant et ouvert aux autres et être aimé et apprécié par ceux-ci sont dans l’éthique protestante les signes d’une prédestination pour le paradis. Aussi n’a-t-on rien à cacher. Les portes des bureaux sont ouvertes, les jardins ne sont pas clôturés par des haies. Les lumières restent allumés la nuit. Il convient de déguiser son ressentiment, de taire ses maladies, de maquiller sa vieillesse. Qu’un tel mode de vie conduise pour beaucoup à un sentiment d’isolement, à la schizophrénie, à l’hypocrisie, et aujourd’hui à la consommation de drogues semble fatal. Les américains consomment 300 tonnes de cocaïne et 1000 tonnes de marihuana par an et sont de loin leaders dans ce domaine. En 2003, selon le New York Times, les Américains ont consommé pour 6,4 milliards de dollars de médicaments contre la dépression. Les Américains sont dans leur majorité des hommes profondément malheureux, mécontents de leur destin. D’où la prolifération des gourous et des sectes.

 

Dans les sociétés pré-modernes l’intégration sociale, les codes de conduite et la confiance en soi des personnes était reliée à leur position dans la hiérarchie sociale et aux traditions. Dans une société individualiste ces références, cette intégration n’existent plus. L’individu devient anxieux et il se croit obligé de démontrer tous les jours à soi-même et aux autres sa valeur, sa fiabilité en se déshabillant en quelque sorte. Comme disait Jean-Paul Sartre : » La société US établit des bornes infranchissables pour le comportement des individus (conformisme), mais à l’intérieur de l’espace social délimité par ces bornes, elle autorise et encourage la liberté du comportement (individualisme)».

 

Le latino-américain est plutôt pessimiste, un pessimisme qui en plus était imprégné du fatalisme des Incas ou des Aztèques. En plus il hérite de la mentalité de l’Espagne du XVI° siècle strictement opposé aux idées de renouvellement de la Renaissance. Le prestige de quelqu’un est lié à sa naissance et ses biens fonciers.  Jusqu’au milieu du XX° siècle le latino-américain n’aimait pas s’aventurer dans les projets à long terme aux résultats incertains. Il vit dans le passé et le futur s’arrête au lendemain, au mañana. La société anonyme à actions a été inventée par les anglais et les hollandais protestants et perfectionnée en Nouvelle Angleterre, pendant qu’en Espagne et en France  l’Etat catholique essayait de tout contrôler, non seulement dans la mère patrie, mais également dans les colonies. Ceci explique en grande partie l’échec économique et militaire de la Louisiane et du Québec devant les Etats de la Nouvelle Angleterre.

 

Mais les choses sont en train de changer en Amérique du Sud: la réserve  de ressources naturelles inexploitées est énorme, les régimes des caudillos et des dictateurs sont remplacés par des régimes démocratiques et les universités forment des cadres et des scientifiques compétents.

L’Amérique du Sud se découvre un avenir, alors que les Etats-Unis deviennent un pays où le futur est dans le passé, dans des valeurs de société qui deviennent obsolètes et dans les commémorations de victoires militaires.  En plus le dynamisme démographique fait que les ‘latinos’ sont en train de reconquérir le Nouveau Mexique et la Floride. L’espagnol est devenu la seconde langue des Etats-Unis, l’anglais par contre est loin d’être la seconde langue dans les Andes.

 

Les différences entre Amérique du Nord et Sud ne sont pas seulement économiques, on les retrouve également au niveau culturel et dans les relations entre races. Les plantations de l’Amérique du Nord et celles du Sud avaient le même aspect extérieur. Mais très grande étaient à l’intérieur les différences dans les relations entre patron et esclaves. Les racines de cette différence dépassent les différences entre catholiques et protestants et remontent loin dans le passé. Avant de conquérir le continent sud-américain les habitants de la péninsule ibérique avaient été en contact durant 600 ans avec des maures et dominés par eux. La classe dominante avait été basanée, tolérante et polygame. Se marier avec quelqu’un à peau foncée et à corpulence rondelette donnait un statut social supérieur. Les portugais ont exporté cet idéal de convivialité des races au Brésil. Il n’y avait aucune honte à se marier avec une indigène ou métisse à peau foncée et dans les plantations mêmes les patrons se mêlaient sans préjugé aux esclaves. Les habitations étaient voisines. Tous les enfants allaient à la même école.

 

Les danois, les écossais, les allemands qui partaient à la conquête de l’Amérique du Nord n’avaient vu des nègres et des indiens que dans les cirques et les foires. Ils étaient tous classés dans une catégorie raciale inférieure, à mi-chemin entre l’homme et le singe. On avait vis-à-vis d’eux l’attitude hautaine de l’arriviste puritain qui voyait dans son succès économique la preuve de sa prédestination luthérienne. Qui en effet donnait moins de signes de cette prédestination qu’un esclave noir. On tolérait que le patron ait des relations avec une esclave noire mais les enfants de cette union retombaient automatiquement dans les classes inférieures.

 

Une erreur commune était également de considérer l’Amérique du Sud comme un continent révolutionnaire et de penser qu’elle dériverait inexorablement vers le communisme à la suite de Cuba. Plutôt que d’être un continent révolutionnaire avec des poches de résistance conservatrices, c’est un continent conservateur avec quelques poches révolutionnaires sporadiques. L’image que Hergé nous a donnée dans ‘L’Oreille Cassée’ ou le ‘Temple du Soleil’ est plus juste que celle que Régis Debray nous a donnée. L’erreur de Che Guevara était de croire que les campesinos et les étudiants allaient le suivre dans la guérilla. Le campesino est trop pauvre pour embrasser une idéologie. Et les étudiants latino-américains ont le défaut de tous les étudiants: ils vieillissent, et comme en Amérique latine ils sortent à peu près tous des classes moyennes et supérieures de la société, une fois le diplôme en poche ils retrouvent vite tous les idéaux de cette classe.

Les descentes des étudiants dans les rues ont d’ailleurs fortement diminué au cours des dernières décennies, et les guérilleros des années soixante sont devenus des vétérans et ont fait, en Colombie notamment, de leur combat une profession lucrative.

 

Et les masses misérables des barrios et des favelas, ne sont elles pas une immense poudrière révolutionnaire. Tout d’abord elles apportent de la campagne leur conception féodale de la société. Elles cherchent plutôt un caudillo qui les protège qu’une idéologie. Et puis, c’est dur à dire: ils sont tellement misérables qu’ils sont peut-être mécontents, mais également apathiques. On ne fait pas la révolution avec un ventre creux. Leur seule chance est donc d’être intégrés dans un développement économique et industriel qui s’amorce.

 

On doit admirer l’Amérique du Nord pour les prouesses techniques et économiques ;  le système de valeurs américain valorise beaucoup les gagneurs (winners) et les créateurs d’entreprises. Mais ce développement rapide a créé une civilisation qui s’éloigne de plus en plus de la façon de vivre et de penser européenne. Un européen peut se sentir beaucoup plus chez soi à Medellin, à Santiago ou à Tegucigalpa qu’à Columbus ou à Chicago.

 

Une grande différence existe également dans l’urbanisation. L’américain du Nord garde dans sa mémoire le désir de ses ancêtres de fuir un régime et un Etat européens souvent opprimants pour les individus non conformistes et pour les minorités religieuses. En Amérique il trouvait devant lui des plaines qui s’étendaient sans fin vers l’Ouest et où il pouvait toujours retrouver de nouvelles libertés en fuyant devant une société qui s’urbanisait dans les Etats de la côte Est. Et quand l’Ouest « pacifié » jusqu’au Pacifique ne permettait plus de se défouler, les troupes américaines ont trouvé des champs de bataille sur tous les continents pour éviter que telle ou telle dictature puisse constituer une menace pour les intérêts américains que ce soit en Allemagne, au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan.

 

L’américain du Sud, un peu comme l’européen, est plutôt attiré par les villes. Il y trouve une convivialité, des activités culturelles, une animation qu’il adore. Aux Etats-Unis, en dehors des heures de bureau, les villes sont mortes. Il n’y a même pas de terrasses aux cafés. Au Sud les minorités pauvres vivent aux abords des villes, au Nord les taudis se trouvent au centre. On pourrait dire en résumé que le Yankee fuit la ville pour se libérer de ses contraintes et vivre son individualisme et que le Latino la cherche pour y trouver une plus grande liberté d’expression. Aussi l’écrivain mexicain Carlos Fuentes ose parler du monde indo-afro-ibéro-américain et sa filiation avec la Renaissance en opposition avec le monde puritain et protestant.

 

Un voyageur allemand, Theodor Cordua,  avait déjà bien saisi les différences culturelles :

 « Die Mexicaner sind gastfrei und freundlich, lieben Spiel, Tanz und Musik, küssen und lieben sich. Dagegen sind die Amerikaner kalt, frech, stolz und listig. Die Religion der Mexikaner ist die katholische“. 

Mais qui mieux que Octavio Paz peut dire toutes ces différences :

 

“Les gringos sont crédules, nous nous sommes croyants ; ou encore optimistes et confiants et nous autres méfiants. Ils aiment les romans policiers, nous aimons les mythes et les légendes. Ils se réjouissent de leurs inventions pendant que nous léchons nos plaies. Ils croient en l’hygiène, dans le travail et la satisfaction matérielle. Leur vitalité se transforme en sourire figé qui veut cacher les rides et la mort. Ils boivent pour oublier, et nous buvons pour chanter. Ils n’ont peut être jamais connu de fête, où la nuit se transforme en un feu d’artifice de joie et de musique. 

Ils appellent vices tous les plaisirs des autres en vertu de leur ennui profond et leur incapacité à comprendre toute la beauté de la vie « 

 

Pierre Lutgen, gradué en sciences politiques et sociales.


[1] Et cette conviction d’être la nation préférée de Dieu conduit à la prétention d’être au-dessus des autres nations et des traités internationaux. Les Etats-Unis non seulement n’ont pas signé le traité de Kyoto, mais non plus la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, le protocole international visant à abolir la peine de mort, la Convention de Genève relative aux Droits des Réfugiés et plusieurs autres.. Elle a soutenu des régimes dictatoriaux de la pire espèce à travers le monde et continue à en soutenir tels que l’Arabie Saoudite.

Et cette politique internationale, comme disait Jean Baudrillard, se fait avec l’aviation et l’information.

[2]  Ceci n’empêche que 2 000 000 d’Américains se trouvent en prison, contre 50 000 au Royaume-Uni  et que la capitale Washington connaît chaque année 69 assassinats sur 100 000 habitants contre 3 seulement à Paris et 2 à Rome.

Iwerliewen fir bedreete Volleker. Qui sommes nous?

octobre 1, 2007

Une ONG luxembourgeoise vieille de plus de 20 ans et gérant des projets de développement ou de sensibilisation dans de nombreux pays : Colombie, Pérou, Chili, Brésil, Bolivie, Cameroun, Inde, Congo, Palestine….

Nos actions se concentrent actuellement sur des techniques permettant d’apporter de l’eau propre aux populations démunies et dans la lutte contre la malaria (DDT, tisane d’artemisia). Ces actions essayent d’impliquer la jeunesse parce que c’est d’elle que peuvent venir les changements de société

Le but est toujours de permettre à ces populations de s’en sortir par leurs propres moyens grâce à l’aide technique ou éducative que nous leurs apportons temporairement

 

Nos coordonnées

IfbV, 2 rue Louis 14 . L-1948 Luxembourg

Tel 00352 262 58 687 fax 262 58 688 ifbv@pt.lu

CCPL LULL IBAN LU 17 1111 0748 6477 0000 

Editeur de ce site : lutgenp@gms.lu

La malaria et l’eau au Lycée Technique du Centre

octobre 1, 2007


Première activité La classe de Paula, Ana, Sandra, Angela et Vanessa va organiser une exposition autour du thème « L’eau dans les pays du Tiers-Monde » les 27, 28 et 29 juin dans les locaux du lycée. Elles présenteront nos posters et équipements en relation avec ce projet. L’exposition sera agrémentée de fils tels que celui de René Bomboire « La goutte » primé au festival du court métrage de Namur. A différents stands on pourra acheter de l’excellente eau du robinet, de la tisane d’artemisia contre la malaria, des sandwiches, des douceurs. 

L’argent ainsi récolté permettra d’acheter des Lifestraw, pailles contenant des filtres qui permettent à un enfant d’obtenir 700 litres d’eau parfaitement potable par an par simple aspiration.     

Deuxième activité            

HeyT’aimes la danse hip hop? T’as une équipe à ta disposition?Nous t’invitons à venir participer au concours de STREET-DANCE, HIP HOP « DANCE FOR LIVE »qui aura lieu le 6 juillet 2007 à 17h30 au Lycée Technique du Centre à Limpertsberg, 106 avenue Pasteur. Le concours se fera par équipe avec minimum 3 maximum 6 personnes. Chaque équipe doit comporter un nom. Un juré de 4 membres sera présent afin juger et nommer les 3 gagnants du concours.L’inscription coûte 15 € par équipe. Grâce à votre participation nous pouvons sauver des vies dans le tiers monde. Pour cela nous travaillons avec l’association ONG « Défense des peuples menacés-Iwerliewen », qui propage l’utilisation de la tisane d’Artemisia contre la malaria au Congo, au Cameroun, au Pérou. (renseignements: lutgenp@gms.lu)

Projet Alzheimer en Colombie

octobre 1, 2007


Au vu des résultats encourageants obtenus par le projet démarré en 2004 les deux clubs ont solidairement décidé de financer une phase 2.Le but essentiel de ce projet était de prêter assistance aux familles dont un des membres est affecté par la maladie de Alzheimer. Le projet est géré par l’ONG luxembourgeoise Niños de la Esperanza, qui a une filiale en Colombie, avec le support technique de Pierre Lutgen de notre ONG-IfbVDepuis 1982, le Groupe de Neurosciences du professeur F Lopera (ancien de l’UCL) en Colombie a décelé un grand nombre de familles touchées par la maladie d’Alzheimer dans la région de Medellin. Et on s’est rendu compte que dans ce cas précis la maladie était due à des facteurs génétiques et apparaissait déjà à l’âge de 48 ans chez des hommes et des femmes en pleine force de l’âge (voir Rotary Contact, avril 2003).Ce projet  a permis de donner 19 séminaires de formation dans une série de villages des Andes à 601  jeunes des  communautés affectées, leur permettant de mieux soigner les malades et d’organiser  des activités récréatives et éducatives.Ces jeunes peuvent ensuite répercuter leur expérience auprès de leurs familles et de leurs communautés. C’est dans ce domaine que le projet a donné des résultats inattendus. Comme par un effet de boule de neige, les habitants des villages, au vu de l’intérêt de ce programme pour les familles ont voulu participer au programme chaque fois qu’un de leurs membres avait un quelconque handicap mental ou moteur. Mais ces besoins n’ont pu être satisfaits qu’en partie. Au fil des mois les autorités municipales et sanitaires de la région se sont de plus en plus intéressées au programme, et ont demandé que leur personnel puisse participer aux séminaires.        
Au fil des mois nous avons pu remarquer également que l’acceptation par les familles de la maladie de leur parent s’améliorait, et cela se reflétait dans des traitements plus adéquats et moins violents (absence de convulsions, de fractures, d’hématomes). Les familles ont pris conscience de leurs droits aux soins médicaux légaux et ont introduit des requêtes dans ce sens auprès des autorités.Un projet qui montre de façon évidente que la collaboration de Rotariens de continents différents peut donner des résultats dont nous sommes tous fiers. Nous continuons… Pierre Lutgen

Echange d’herbes médicinales avec le Chili

octobre 1, 2007

 Dans le cadre de nos projets de sensibilisation « Techniques économiques et écologiques pour sauver des vies » et « Maladies tropicales » nous avons participé à l’accueil de 7 Chiliens au Luxembourg. Le coordinateur de la visite était Georges Keipes du jardin de simples (Kreidergaart) de Winseler.  Ce 20 février une réunion de travail a eu lieu au Cornelyshaf de Heinerscheid. Les deux parties ont pu échanger des expériences de toute sorte. Ainsi          une technique de stérilisation (solarización) des sols sous une feuille de polyéthylène permet de les débarrasser de semences de mauvaises herbes et de la vermine.          le principe est fort semblable à celui utilisé dans la méthode Sodis          cette approche pourrait être utile pour la culture de l’Artemisia          au Chili l’Artemisia est connue pour être utilisée en acupuncture (moxibustion)          dans la toilette Blair il faut peindre la partie supérieure de la cheminée en jaune pour mieux attirer les mouches          grand intérêt pour la pompe bélier          dans la région où ils travaillent des femmes ont organisé un restaurant à la cuisson solaire (paraboles)          dans les filtres en céramique on peut utiliser le cuivre colloïdal au lieu de l’argent pour la désinfection.          intérêt pour l’incinérateur à déchets hospitaliers fabriqué en Colombie pour le Malawi 
L’après-midi de la même journée futconsacrée à la visite de la centrale à biogaz de Hosingen et aux installations de la SEO à Vianden avec un guide professionnel. Malgré la splendeur du paysage vallonné des hauteurs de l’Our illuminé par un soleil printanier, les amis chiliens trouvaient que leurs paysages étaient encore plus beaux. 

Pierre Lutgen lutgenp@gms.lu

Systèmes de gestion intégrée au Maroc

octobre 1, 2007

Faire de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise un système intégré de gestion de la santé environnementale

  

Contexte

La santé environnementale prend en compte les effets de l’exposition à un ensemble des facteurs environnementaux : biologiques, chimiques, physiques et sociaux susceptibles d’influencer le bien-être des êtres vivants et leurs activités, y compris les risques organisationnels rencontrés en milieu de travail. Face à ce défi, la normalisation offre une réponse intéressante en tant que support au développement de nouveaux standards. ISO 14001 s’attache à la protection des ressources naturelles, OHSAS 18000 s’attache à la sécurité et à l’hygiène, les conventions de l’OIT s’attachent à la protection sociale des travailleurs. Mais ces normes ne sont pas intégrées. Cette absence d’intégration nous interpelle.

Dans son rapport d’activité annuel 2006 sur la croissance et l’emploi (COM(2006)30 final), la Commission européenne invite les entreprises à afficher leur engagement en faveur du développement durable et à s’engager résolument dans le mouvement de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE). Cet engagement comprend notamment le respect des principes internationaux en matière de travail, de protection de l’environnement et de gouvernance. Les normes sociales, environnementales, de sécurité permettent de construire un cadre dans lequel les entreprises pourront s’engager de façon volontaire pour entraîner, à leur suite, leurs filières de production et voire même leurs marchés. Les pouvoirs publics sont appelés à créer un climat dans lequel les chefs d’entreprise sont estimés non seulement parce qu’ils font des bénéfices, mais aussi parce qu’ils contribuent à relever certains défis de la société.

Les entreprises développent déjà de manière informelle des dispositifs pour analyser, maîtriser et contenir les risques émergents. Pour certains types de risques la réglementation encadre leurs actions. Mais des problèmes d’interprétation de règlements peuvent survenir et les recommandations des experts externes (inspecteurs, auditeurs, médecins du travail…) peuvent diverger tant les méthodologies préconisées sont peu compatibles. Les analyses de risques ne sont pas intégrées dans des procédures et documents uniques couvrant la santé et la sécurité, les normes du travail, les normes environnementales ; ces cadres normatifs de référence portent sur des périmètres différents. La mise en place progressive d’un système intégré de gestion de la santé, de la sécurité, de l’environnement et du travail demande une approche systémique qui présente un certain niveau de complexité.

 Les risques visés dans ce projet sont ceux qui portent atteinte à la sécurité des installations, à la sécurité et à la santé des travailleurs, des riverains et des consommateurs ; ceux qui portent atteinte aux normes fondamentales du travail ; ceux qui portent atteinte à l’environnement et qui résultent des processus et des produits. Objectifs 

Former les entreprises à la mise en place progressive d’un système intégré de gestion des normes.

Explorer l’expérience acquise dans les entreprises pour en dégager des nouvelles lignes de conduite et d’action.

 Projet 

Le projet permettra aux participants de se familiariser avec les référentiels qui se rapportent aux trois composantes du système de gestion intégré : sécurité, environnement, social. La formation reposera sur la diversité des compétences des intervenants et leur complémentarité. Les sessions seront enrichies par les échanges d’expériences entre les participants et les visites de terrain.

La Maison de l’Environnement, l’Université catholique de Louvain (Centre Entreprise-Environnement) et l’Université de Meknès réaliseront une recherche-action avec un groupe de 6 à 10 entreprises permettant d’évaluer la faisabilité d’un système intégré de santé environnementale. Des experts et auditeurs de France et du Grand-Duché de Luxembourg prêteront assistance pour l’évaluation des risques. Les entreprises pourront ainsi évoluer vers la mise en place d’un système intégré de gestion grâce à l’accompagnement et au suivi d’auditeurs professionnels certifiés pour ces différentes normes internationales.

Les thèmes abordés seront relatifs à la responsabilité sociétale de l’entreprise, la sécurité et la santé au travail, la sécurité des consommateurs, la gestion de l’environnement, les conventions de l’OIT.

La formation comprendra deux volets :

         Un séminaire de 5 jours de formation de 20 participants comprenant des universitaires et des représentants de 6 à 10 entreprises.

         Des audits de prédiagnostic dans les entreprises à l’aide d‘un questionnaire reprenant les 8 éléments des systèmes de gestion ISO. Ce questionnaire a déjà été appliqué dans plusieurs pays. Les résultats des audits seront comparés entre entreprises (benchmarking). Les entreprises utiliseront d’abord ce questionnaire en auto-évaluation. Lors des visites les auditeurs essayeront de confronter les points forts et faibles de chaque entreprise avec la réalité du terrain.

 Les entreprises ayant participé au projet pourront déclarer publiquement et avertir leurs partenaires qu’elles opèrent en conformité avec un tel système de gestion globale. Elles pourront afficher sans aucune restriction légale ou normative le document suivant sur les lieux du travail. 

 Notre entreprise met en œuvre un système de gestion intégré prenant en compte les différents éléments du développement durable : environnement, santé, sécurité, ainsi que les conventions de l’OIT. Ce système de gestion intégré a été mis en place avec l’assistance d’auditeurs certifiés ISO 14001, OHSAS 18000 et SA 8000. Il est ouvert à des améliorations constantes grâce à des audits de suivi et grâce aux suggestions de nos partenaires. 

 Formateurs Belgique, France , GD de Luxembourg :

Nadine Fraselle (RSE, sécurité des consommateurs)

Pierre Lutgen (sécurité et santé au travail)

Gabriel Levy-Bencheton (conventions de l’OIT)

Paul Schosseler (gestion de l’environnement)

Robert Goerens (maladies professionnelles)

Jean-François Masselot (sécurité des consommateurs)

Projet de recherche ISO 26000

octobre 1, 2007

 

Etre prêt pour ISO 26000 

Les systèmes de gestion intégrée dans les PME  

Luxembourg Senior Auditors (LSA) asbl en collaboration avec le Centre Entreprise-Environnement (CEE) au sein de l’Université catholique de Louvain développe des recherches appliquées dans les domaines suivants : management environnemental, développement durable, responsabilité sociétale de l’entreprise, analyse organisationnelle, politique des consommateurs et régulation des marchés. Il contribue de façon majeure aux réflexions qui traversent aujourd’hui la relation organisations-société. Le Centre oriente ses travaux vers le renforcement de la capacité des acteurs privés à réformer leurs modes de gestion et à démocratiser les processus de création de richesses, de décision et de prise de risques au sein de notre économie. Les deux partenaires, LSA et CEE ont acquis une solide expérience en Belgique, au Moyen Orient, en Colombie et dans d’autres pays, dans l’évaluation du positionnement des entreprises et organisations en termes de responsabilité sociétale. Plusieurs projets ont été mené à f bonne fin dans ce domaine avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères du Luxembourg L’objectif de la démarche vise à offrir à l’entreprise/organisation un cadre de référence systématique et cohérent avec ses valeurs afin qu’elle puisse évoluer vers un mode de gestion socialement responsable. Cette démarche consiste à établir un inventaire structuré des initiatives internes en matière de responsabilité d’entreprise et à développer une approche systémique intégrant les dimensions des risques vis-à-vis de l’environnement naturel, des travailleurs, des consommateurs et des populations locales. La mise en place d’un tel système -crée pour l’entreprise/organisation un avantage concurrentiel, améliore son positionnement ainsi que son image sur le marché et parmi les employés, et offre une meilleure maîtrise des risques environnementaux, sociaux et de sécurité-santé en diminuant les coûts liés à ceux-ci ;-offre une source de progrès en poussant l’entreprise/organisation à la réflexion sur l’organisation du travail (gain de temps, meilleure gestion des ressources humaines et équipements) et améliore l’efficacité opérationnelle ;-contribue à optimiser les ressources pour satisfaire les parties prenantes (clients, riverains, personnes au travail, actionnaires, Etat, assureurs, direction, groupes de pression…). La méthodologie proposée pour atteindre les résultats énoncés ci-dessus consiste à catégoriser les responsabilités et les risques dans l’entreprise et à comprendre ses modes d’action et ses réponses sur chacun des trois axes Environnement, Sécurité, Travail. Les actions sont mises en perspective par rapport aux initiatives d’autres entreprises/organisations comparables (benchmarking) . Cette méthodologie repose sur l’utilisation du Questionnaire de pré-diagnostic de systèmes intégrés de management et de développement durable mis en place par l’UCL et LSA asbl. Le suivi par LSA et CEE de la mise en place de systèmes de gestion intégrée par les PME permettra également à celles-ci une meilleure communication avec les parties prenantes et la rédaction de rapports annuels RSE en conformité avec le référentiel Global Reporting Inititiative – GRI2005.   Les travaux de recherche suivants ont été réalisés à ce jour :            Rapport final sur la mise en place de systèmes intégrés de gestion dans 22 entreprises marocaines. Pierre Lutgen et Jean Heinen, Luxembourg Senior Auditors, 12 avril 2005           Diagnostic préliminaire sur la situation actuelle de la Responsabilité Sociétale des Entreprises dans 11 entreprises au Luxembourg ainsi que dans leurs filiales et chez leurs sous-traitants, notamment dans les pays en développement où elles ont des activités. Travail réalisé  par Nadine Fraselle, UCL, et présenté aux Journées luxembourgeoises de la RSE en juin 2005           La responsabilité sociale des entreprises (RSE) luxembourgeoises : La RSE dans le contexte des systèmes de gestion intégrée. Travail de candidature. Sandra Rodrigues-Penning. 10 juin 2007.           Le système de gestion intégrée des risques comme innovation organisationnelle pour favoriser la responsabilité sociétale des entreprises. Le cas de deux entreprises wallonnes. Mémoire présenté par Cristina Morère y Van Begin en vue de l’obtention du titre « Ingénieur en gestion » UCL-IAG, Année académique 2006-2007.           Projet pilote de mise en place d’un système RSE-ISO 26000 à la Librairie Ernster           Mise en place de systèmes ISO 26000 pour l’association momentanée Colabor, Proaktiv, CIRP, ATP, Forum pour l’Emploi. Pierre Lutgen, LSA, 10 rue Kommes, L-6988 Hostert tel 00352348134 fax 348135 lutgenp@gms.lu, Nadine Fraselle, CEE-UCL, Place des Doyens B-1348 Louvain-la-Neuve, tel 003210 473527, fraselle@uclouvain.be

Organisation des activités

 La philosophie qui sous-tend le projet  repose sur le « modèle d’apprentissage du développement durable » suivant :l        Avant toute chose, le dirigeant de l’entreprise/organisation doit manifester son souhait d’une gestion intégrée de son environnement et c’est lui qui doit engager le processus en concertation avec les parties prenantes. l        Ainsi la première étape à franchir pour concrétiser une stratégie globale de développement durable consiste à désigner dans l’entreprise/organisation un gestionnaire ou responsable du projet qui agira en concertation avec les parties prenantes.S’ensuit alors un processus de maillage progressif composé de prestations de services avec relais internes et appels aux partenaires externes.  La gestion des activités du projet est réalisée comme suit : -On définit ci-dessous la mission du coordinateur scientifique (LSA-UCL). Son objectif est l’amélioration continue du système de management existant afin d’évoluer vers un mode de gestion intégré fondé sur des principes de bonne gouvernance sociétale. La fonction d’accompagnement scientifique comprend quatre axes :

Réglementations et normes Il s’agit d’apporter les éléments garantissant une assurance de conformité aux réglementations et normes existantes
Aspects environnementauxet sociétaux Il s’agit ici de se saisir et d’instruire les questions auxquelles l’entreprise réserve une attention prioritaire et sur lesquelles elle a une influence directe ou indirecte.
Transparence et communication externe La communication interne et externe est obligatoire dans la philosophie d’ISO 26000. Son contenu et ses modalités doivent doit être définis. Il s’agit d’organiser un dialogue ouvert avec le public et les autres parties intéressées pour déterminer leurs préoccupations concernant l’impact environnemental et sociétal du programme d’action.
Gestion des ressources humaines Il est nécessaire de mobiliser une participation effective du personnel à l’objectif d’amélioration des résultats environnementaux et sociétaux (cellules et groupes de discussion internes). Il s’agit de sensibiliser, former, et donner une compétence au personnel en matière de développement durable.

 Les outils utilisés pour le projet sont les suivants : référentiels normatifs (normes ISO, EMAS, SA 8000), Questionnaire de pré-diagnostic de systèmes intégrés de management et de développement durable, GRI 2005 pour le reporting et la communication interne et externe, Analyse CVP, calcul de l’empreinte écologique, calcul de l’empreinte sociale, tableaux de bord d’analyse et évaluation ex ante des coûts, comptabilité sociétale et durable. Ce modèle d’apprentissage agit sur les habitudes de comportement à trois niveaux : au sein de l’entreprise et du secteur, au sein du groupe des parties prenantes et au travers des diverses politiques publiques suscitées à l’initiative des dirigeants et en concertation avec les parties prenantes. Dans l’entreprise, ce sont les fonctions d’employeur, d’autorité de gestion, de fournisseur et de consommatrice qui sont mises à l’épreuve au travers de ce processus.

Démarche méthodologique

La guidance consiste à accompagner les interlocuteurs sur le terrain en tenant compte de leurs domaines d’activité, de leurs priorités et de leurs valeurs. La mise en place progressive d’un système de gestion au niveau environnemental et social demande une approche systémique avec plusieurs étapes : la définition des problèmes, la programmation, la mise en œuvre des bonnes pratiques environnementales et sociales dans le contexte des activités du secteur, l’évaluation de leurs impacts.  L’approche par tableau de bord implique une approche de reporting et de comptabilité sociétale en intégrant les coûts cachés et la prise en compte des enjeux liés au report d’impacts sur le long terme d’une série de décisions budgétaires, l’ensemble étant à formaliser dans une nouvelle stratégie de gestion. Les objectifs du projet sont : ü      de donner à l’entreprise la capacité de défendre un positionnement centré sur le concept de responsabilité environnementale et sociétale, ü      de lui permettre de se familiariser avec les outils d’analyse et d’aide à la décision dans le domaine des systèmes intégrés de gestion (gestion environnementale; exigences sociales envers les travailleurs; sécurité et santé des travailleurs, des usagers consommateurs et des tiers), ü      de développer la capacité de mettre en application des outils et des méthodes d’évaluation dans des situations concrètes de gestion,ü      de développer la capacité de mettre en application des stratégies d’action orientées vers les parties prenantes. q     Phase 1 – 0 à 3 ans : mise au point de prototypes – intervention sur 6 entreprises 

  • Diagnostic partagé

-Définition d’une vision globale et coordonnée des réalités (contexte spécifique aux secteurs concernés)-Création du Comité de coordination des activités et du Comité des parties prenantes-Pré-diagnostic des forces et faiblesses (utilisation du Questionnaire de pré-diagnostic de systèmes intégrés de management et de développement durable mis en place par l’UCL/LSA)-Diagnostic des besoins locaux en concertation avec les parties prenantes locales (Forum de discussion), formulation précise des objectifs, définition des axes d’intervention et justification du choix des solutions, ordre des priorités, définition d’indicateurs de résultat-Inventaire des zones de problèmes-Analyse des points critiques et des facteurs déterminants : risques, défis, opportunités-Rédaction d’un manuel de bonnes pratiques-Définition d’indicateurs de résultat : aménagement des processus (décision, concertation, action), changement de comportements des groupes-cibles-Enoncé des impacts escomptés en fonction de critères de développement durable, évaluation coût-bénéfice

  • Programme d’action

-Mise en place des modalités d’exécution des mesures : objet, groupes-cibles, échéances, procédures de suivi-Allocations de ressources-Modalités de coordination interservices-Rapportage-Communication et diffusion

  • Evaluation des performances :

-Evaluation du « return » des actions en fonction des impacts escomptés-Validation et recommandations de procédures d’ajustement -Rédaction d’un manuel de gouvernance sociétale au niveau local q     Phase 2 –  2 à 5 ans : extension par effet-levierl        Evaluation des 6 premières actionsl        Formation d’intervenants (mentors) : le programme de formation a trait à l’amélioration des procédures de gestion existantes. Il sera construit sur mesure en s’appuyant sur l’expertise acquise et sur les données d’observation de la phase 1l        Interventions sur 20 entreprises.q     Phase 3 – 4 à 8 ans : extension par diffusionl        Evaluation des actions antérieures et pérennisationl        Formation des mentorsl        Diffusion via interventions sur 50 entreprises