Projet de recherche ISO 26000

 

Etre prêt pour ISO 26000 

Les systèmes de gestion intégrée dans les PME  

Luxembourg Senior Auditors (LSA) asbl en collaboration avec le Centre Entreprise-Environnement (CEE) au sein de l’Université catholique de Louvain développe des recherches appliquées dans les domaines suivants : management environnemental, développement durable, responsabilité sociétale de l’entreprise, analyse organisationnelle, politique des consommateurs et régulation des marchés. Il contribue de façon majeure aux réflexions qui traversent aujourd’hui la relation organisations-société. Le Centre oriente ses travaux vers le renforcement de la capacité des acteurs privés à réformer leurs modes de gestion et à démocratiser les processus de création de richesses, de décision et de prise de risques au sein de notre économie. Les deux partenaires, LSA et CEE ont acquis une solide expérience en Belgique, au Moyen Orient, en Colombie et dans d’autres pays, dans l’évaluation du positionnement des entreprises et organisations en termes de responsabilité sociétale. Plusieurs projets ont été mené à f bonne fin dans ce domaine avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères du Luxembourg L’objectif de la démarche vise à offrir à l’entreprise/organisation un cadre de référence systématique et cohérent avec ses valeurs afin qu’elle puisse évoluer vers un mode de gestion socialement responsable. Cette démarche consiste à établir un inventaire structuré des initiatives internes en matière de responsabilité d’entreprise et à développer une approche systémique intégrant les dimensions des risques vis-à-vis de l’environnement naturel, des travailleurs, des consommateurs et des populations locales. La mise en place d’un tel système -crée pour l’entreprise/organisation un avantage concurrentiel, améliore son positionnement ainsi que son image sur le marché et parmi les employés, et offre une meilleure maîtrise des risques environnementaux, sociaux et de sécurité-santé en diminuant les coûts liés à ceux-ci ;-offre une source de progrès en poussant l’entreprise/organisation à la réflexion sur l’organisation du travail (gain de temps, meilleure gestion des ressources humaines et équipements) et améliore l’efficacité opérationnelle ;-contribue à optimiser les ressources pour satisfaire les parties prenantes (clients, riverains, personnes au travail, actionnaires, Etat, assureurs, direction, groupes de pression…). La méthodologie proposée pour atteindre les résultats énoncés ci-dessus consiste à catégoriser les responsabilités et les risques dans l’entreprise et à comprendre ses modes d’action et ses réponses sur chacun des trois axes Environnement, Sécurité, Travail. Les actions sont mises en perspective par rapport aux initiatives d’autres entreprises/organisations comparables (benchmarking) . Cette méthodologie repose sur l’utilisation du Questionnaire de pré-diagnostic de systèmes intégrés de management et de développement durable mis en place par l’UCL et LSA asbl. Le suivi par LSA et CEE de la mise en place de systèmes de gestion intégrée par les PME permettra également à celles-ci une meilleure communication avec les parties prenantes et la rédaction de rapports annuels RSE en conformité avec le référentiel Global Reporting Inititiative – GRI2005.   Les travaux de recherche suivants ont été réalisés à ce jour :            Rapport final sur la mise en place de systèmes intégrés de gestion dans 22 entreprises marocaines. Pierre Lutgen et Jean Heinen, Luxembourg Senior Auditors, 12 avril 2005           Diagnostic préliminaire sur la situation actuelle de la Responsabilité Sociétale des Entreprises dans 11 entreprises au Luxembourg ainsi que dans leurs filiales et chez leurs sous-traitants, notamment dans les pays en développement où elles ont des activités. Travail réalisé  par Nadine Fraselle, UCL, et présenté aux Journées luxembourgeoises de la RSE en juin 2005           La responsabilité sociale des entreprises (RSE) luxembourgeoises : La RSE dans le contexte des systèmes de gestion intégrée. Travail de candidature. Sandra Rodrigues-Penning. 10 juin 2007.           Le système de gestion intégrée des risques comme innovation organisationnelle pour favoriser la responsabilité sociétale des entreprises. Le cas de deux entreprises wallonnes. Mémoire présenté par Cristina Morère y Van Begin en vue de l’obtention du titre « Ingénieur en gestion » UCL-IAG, Année académique 2006-2007.           Projet pilote de mise en place d’un système RSE-ISO 26000 à la Librairie Ernster           Mise en place de systèmes ISO 26000 pour l’association momentanée Colabor, Proaktiv, CIRP, ATP, Forum pour l’Emploi. Pierre Lutgen, LSA, 10 rue Kommes, L-6988 Hostert tel 00352348134 fax 348135 lutgenp@gms.lu, Nadine Fraselle, CEE-UCL, Place des Doyens B-1348 Louvain-la-Neuve, tel 003210 473527, fraselle@uclouvain.be

Organisation des activités

 La philosophie qui sous-tend le projet  repose sur le « modèle d’apprentissage du développement durable » suivant :l        Avant toute chose, le dirigeant de l’entreprise/organisation doit manifester son souhait d’une gestion intégrée de son environnement et c’est lui qui doit engager le processus en concertation avec les parties prenantes. l        Ainsi la première étape à franchir pour concrétiser une stratégie globale de développement durable consiste à désigner dans l’entreprise/organisation un gestionnaire ou responsable du projet qui agira en concertation avec les parties prenantes.S’ensuit alors un processus de maillage progressif composé de prestations de services avec relais internes et appels aux partenaires externes.  La gestion des activités du projet est réalisée comme suit : -On définit ci-dessous la mission du coordinateur scientifique (LSA-UCL). Son objectif est l’amélioration continue du système de management existant afin d’évoluer vers un mode de gestion intégré fondé sur des principes de bonne gouvernance sociétale. La fonction d’accompagnement scientifique comprend quatre axes :

Réglementations et normes Il s’agit d’apporter les éléments garantissant une assurance de conformité aux réglementations et normes existantes
Aspects environnementauxet sociétaux Il s’agit ici de se saisir et d’instruire les questions auxquelles l’entreprise réserve une attention prioritaire et sur lesquelles elle a une influence directe ou indirecte.
Transparence et communication externe La communication interne et externe est obligatoire dans la philosophie d’ISO 26000. Son contenu et ses modalités doivent doit être définis. Il s’agit d’organiser un dialogue ouvert avec le public et les autres parties intéressées pour déterminer leurs préoccupations concernant l’impact environnemental et sociétal du programme d’action.
Gestion des ressources humaines Il est nécessaire de mobiliser une participation effective du personnel à l’objectif d’amélioration des résultats environnementaux et sociétaux (cellules et groupes de discussion internes). Il s’agit de sensibiliser, former, et donner une compétence au personnel en matière de développement durable.

 Les outils utilisés pour le projet sont les suivants : référentiels normatifs (normes ISO, EMAS, SA 8000), Questionnaire de pré-diagnostic de systèmes intégrés de management et de développement durable, GRI 2005 pour le reporting et la communication interne et externe, Analyse CVP, calcul de l’empreinte écologique, calcul de l’empreinte sociale, tableaux de bord d’analyse et évaluation ex ante des coûts, comptabilité sociétale et durable. Ce modèle d’apprentissage agit sur les habitudes de comportement à trois niveaux : au sein de l’entreprise et du secteur, au sein du groupe des parties prenantes et au travers des diverses politiques publiques suscitées à l’initiative des dirigeants et en concertation avec les parties prenantes. Dans l’entreprise, ce sont les fonctions d’employeur, d’autorité de gestion, de fournisseur et de consommatrice qui sont mises à l’épreuve au travers de ce processus.

Démarche méthodologique

La guidance consiste à accompagner les interlocuteurs sur le terrain en tenant compte de leurs domaines d’activité, de leurs priorités et de leurs valeurs. La mise en place progressive d’un système de gestion au niveau environnemental et social demande une approche systémique avec plusieurs étapes : la définition des problèmes, la programmation, la mise en œuvre des bonnes pratiques environnementales et sociales dans le contexte des activités du secteur, l’évaluation de leurs impacts.  L’approche par tableau de bord implique une approche de reporting et de comptabilité sociétale en intégrant les coûts cachés et la prise en compte des enjeux liés au report d’impacts sur le long terme d’une série de décisions budgétaires, l’ensemble étant à formaliser dans une nouvelle stratégie de gestion. Les objectifs du projet sont : ü      de donner à l’entreprise la capacité de défendre un positionnement centré sur le concept de responsabilité environnementale et sociétale, ü      de lui permettre de se familiariser avec les outils d’analyse et d’aide à la décision dans le domaine des systèmes intégrés de gestion (gestion environnementale; exigences sociales envers les travailleurs; sécurité et santé des travailleurs, des usagers consommateurs et des tiers), ü      de développer la capacité de mettre en application des outils et des méthodes d’évaluation dans des situations concrètes de gestion,ü      de développer la capacité de mettre en application des stratégies d’action orientées vers les parties prenantes. q     Phase 1 – 0 à 3 ans : mise au point de prototypes – intervention sur 6 entreprises 

  • Diagnostic partagé

-Définition d’une vision globale et coordonnée des réalités (contexte spécifique aux secteurs concernés)-Création du Comité de coordination des activités et du Comité des parties prenantes-Pré-diagnostic des forces et faiblesses (utilisation du Questionnaire de pré-diagnostic de systèmes intégrés de management et de développement durable mis en place par l’UCL/LSA)-Diagnostic des besoins locaux en concertation avec les parties prenantes locales (Forum de discussion), formulation précise des objectifs, définition des axes d’intervention et justification du choix des solutions, ordre des priorités, définition d’indicateurs de résultat-Inventaire des zones de problèmes-Analyse des points critiques et des facteurs déterminants : risques, défis, opportunités-Rédaction d’un manuel de bonnes pratiques-Définition d’indicateurs de résultat : aménagement des processus (décision, concertation, action), changement de comportements des groupes-cibles-Enoncé des impacts escomptés en fonction de critères de développement durable, évaluation coût-bénéfice

  • Programme d’action

-Mise en place des modalités d’exécution des mesures : objet, groupes-cibles, échéances, procédures de suivi-Allocations de ressources-Modalités de coordination interservices-Rapportage-Communication et diffusion

  • Evaluation des performances :

-Evaluation du « return » des actions en fonction des impacts escomptés-Validation et recommandations de procédures d’ajustement -Rédaction d’un manuel de gouvernance sociétale au niveau local q     Phase 2 –  2 à 5 ans : extension par effet-levierl        Evaluation des 6 premières actionsl        Formation d’intervenants (mentors) : le programme de formation a trait à l’amélioration des procédures de gestion existantes. Il sera construit sur mesure en s’appuyant sur l’expertise acquise et sur les données d’observation de la phase 1l        Interventions sur 20 entreprises.q     Phase 3 – 4 à 8 ans : extension par diffusionl        Evaluation des actions antérieures et pérennisationl        Formation des mentorsl        Diffusion via interventions sur 50 entreprises


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