Archive for décembre 2007

Gore et Lysenko

décembre 8, 2007

En 1948 Julian Huxley avait été invité en Russie. Il y eut l’occasion de rencontrer le scientifique phare du régime stalinien : Lysenko avait proposé au Présidium du parti soviétique de procéder à l’éradication la science idéaliste, ennemie de la patrie, et d’amener la science sur les chemins du matérialisme dialectique et de transformer la nature pour le plus grand bienfait des masses. Sa théorie prétendait qu’il suffisait de quelques générations  d’améliorations dans l’alimentation et l’éducation  pour transformer les traits raciaux de son peuple. Il prétendait avoir réussi à produire de meilleures tomates par ce procédé.

A son retour Julian Huxley publia un article dans Nature où il critiquait le fait que la science au pays des Soviets n’était plus une activité qui cherchait à découvrir la vérité par l’échange avec des chercheurs d’autres pays, mais qu’elle était entièrement subordonnée à l’idéologie, et entachée de fraudes et de propagande.

«  Nous perdons cette liberté intellectuelle qui nous ravissait et qui était le résultat de longues luttes contre le dogmatisme. La science devient chez Lysenko une idéologie, une doctrine, une superstition qui se moque des faits et de la statistique A la fin des années cinquante Lysenko fut  mis au rancart et les méchantes langues disent qu’il a terminé sa vie à l’asile » (A Huxley, Memories, Penguin Books).

Serait-il possible que le même sort arrive à un autre prophète et gourou qui prétend que la fonte des glaces qui flottent sur les eaux du pôle Nord fera augmenter le niveau des mers de quelques mètres et que ceux qui ne croient pas en ces fantaisies soient punis pour crime contre l’humanité.

Pierre Lutgen

Hostert

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L’Apocalypse selon Al Gore

décembre 8, 2007

 Les media se délectent du film de Al Gore sur les prétendues catastrophes climatiques, et Le Jeudi, comme le reste de la meute consacre une page entière à cette affabulation mythique. Les catastrophes climatiques annoncées par Greenpeace font toujours les délices de la presse, avec des photos en couleur. Et donnent un appui moral certain aux édiles communales qui se sont laissé embrigader dans le « Klimabündnis ».Que se soit le trou d’ozone austral qui s’ouvre en automne, un ours polaire qui meurt de vieillesse, un glacier qui vêle ou encore une tempête au Texas. Car les choses sont beaucoup plus complexes que Nostradamus ou Al Gore nous les décrivent. Il est vrai que la température à augmenté de 0.6 degrés en 150 ans. Tant mieux. Parce que le Roi Soleil se plaignait des étés froids et pluvieux à Versailles. Dans certains coins du globe les températures baissent même: en Patagonie, au Kenya, au Wyoming, en Alaska. Facile à vérifier sur la Toile (sur www.iceagenow.com p.ex.) Le niveau moyen des océans n’a augmenté que de manière normale depuis la fin du dernier petit âge glaciaire. A certains endroits du globe il a même baissé et nous sommes loin de voir disparaître les îles du Pacifique. Il y a de nouvelles îles qui sortent des flots. Le gaz carbonique émis dans l’atmosphère par les humains ne représente que 3% du total émis tous les ans par des phénomènes naturels! Et les tâches solaires ont certainement un effet climatique beaucoup plus marqué que les 4×4. Beaucoup de glaciers diminuent en taille, mais d’autres augmentent comme certains dans les Andes, en Norvège ou dans l’Himalaya. La couche de glace en Antarctique et au Groenland a globalement augmenté. Alors gardons la tête froide et gardons notre argent pour d’autres combats. Car l’annonce de catastrophes a toujours permis de collecter des fonds pour les indulgences ou pour le biodiesel. 

Pierre LutgenFrancis MassenJean HeinenEduardo FerreyraNorbert Friob 

Gore et Malthus

décembre 8, 2007

Gore et Malthus « La tâche la plus urgente pour sauver l’environnement est de stabiliser la population mondiale, que les développements technologiques font exploser (Al Gore, 1992) Et pour Al Gore tous les moyens sont bons pour réaliser cette tâche qu’il proclame comme primordiale, surtout d’empêcher les pays du Sud à avoir accès à des technologies qui leur permettraient de s’asseoir à la table des riches.  Al Gore durant son règne a menacé l’Afrique du Sud de représailles économiques en cas de production ou d’achat de médicaments génériques contre le sida (Washington Post, June 18, 1999) Il a regardé d’un œil tolérant le génocide de centaines de milliers au Rwanda et a mis en place, durant sa vice-présidence, en Irak des bombardements et un blocus qui ont coûté la vie à au moins 500 000 personnes. Dans la bonne tradition de Kissinger, autre prix Nobel de la Paix imbattable pour ses massacres, il applaudit aux guerres présentes et futures en Irak et Iran. Commandant en second sous Clinton il a envoyé des troupes en Somalie, en Haïti, en Bosnie, en Grenade, au Nicaragua et en Colombie. Sans sourciller il a fait bombarder une usine de médicaments génériques au Soudan, sous le fallacieux argument que c’était un repère de terroristes (International Herald Tribune Aug 17, 2000). Dans « La terre dans la balance»  Al Gore se demande si les traitements anti-cancer devraient être utilisés s’ils impliquent l’abattage d’un nombre d’arbres trop important, tels les ifs du Pacifique qui contiennent le taxol : «  Le choix à faire semble facile, abattre des arbres pour sauver des vies, jusqu’au moment où on sait qu’il faut abattre trois arbres pour sauver une vie humaine ». Gore décrie ouvertement la révolution verte mise en route en 1970 par un autre prix Nobel, Norman Borlaug : «  Les récoltes plus importantes rendues possibles par les semences modifiées ne permettent pas une agriculture durable. Le recours aux techniques agricoles modernes constitue une forme de pacte avec le diable. » Mais il fait la promotion du bioéthanol qui est loin d’être favorable à l’environnement et à la biodiversité ; qui en plus va causer des pénuries alimentaires et entraîner la famine pour des millions de gens dans les pays du Sud. Il fait partie des conseils d’administration des sociétés vendant les certificats de Kyoto. Comme pour tous les prédicateurs de morale américains l’argent dont le peuple des croyants et les politiciens verts ou verts-de-gris font don à la bonne cause n’est jamais méprisable. Dans la bonne ligne d’un eugénisme planétaire restent les tirades de Al Gore contre l’insecticide DDT qui a été récompensé par un prix Nobel de médecine à Paul Muller en 1948 et que l’OMS reconnaît de nouveau depuis 2006 comme sans danger pour la santé humaine dans la lutte contre la malaria. Al Gore continue à considérer comme une héroïne Rachel Carson qui a fait interdire en 1972 le DDT. 50 millions d’Africains et d’Asiatiques sont morts inutilement à cause de ce crime contre l’humanité. Gore a même reconnu qu’en freinant la surpopulation en Afrique, la malaria, comme d’autres épidémies, sauvegarde la nature de ces pays de la surexploitation, de la déforestation et protège les Etats-Unis et les pays du Nord de la marée des gens de couleur. Dans son livre de 1992 « La terre dans la balance » (appelé par certains Mein Planet) Al Gore avait déjà proclamé que l’augmentation de la population noire d’Afrique représentait une menace pour les Etats-Unis.  Malgré que le panda et l’ours polaire soient plus importants pour Al Gore que les humains, tout le monde applaudit à son prix Nobel. Il n’y a que le Vatican qui ait exprimé sa perplexité par la bouche du cardinal Martino. Car Al Gore est en faveur de l’avortement et de la pilule du lendemain. Mais le « Klimabündnis » et l’ONG « Action Solidarité pour le Tiers Monde » continuent à exprimer publiquement leur admiration dogmatiquement candide et  pécuniairement intéressée pour leur gourou qui vient d’être canonisé.  Jean Bosseler, Norbert Friob, Jean Georges, Albert Haas, Jean Heinen, Pierre Lutgen, Francis Massen, Bernard Michels,  Fred Tonhofer, Jean-Adrien-Thorn

Gore: Un prix Nobel pour la paix ou la guerre

décembre 8, 2007

 Al Gore, peut accrocher dans sa galerie des portraits d’autres humanistes illustres sélectionnés par les Norvégiens. Theodore Roosevelt qui a démarré la guerre hispano-américaine en 1989 sur base de mensonges  (comme George Bush en Irak)Woodrow Wilson qui a entraîné l’Amérique dans la première guerre mondialeMenachem Begin qui a chassé des milliers de Palestiniens de leurs terres en 1948 par des actes de terrorisme sanglants.Elie Wiesel grand partisan de la guerre en IrakBernard Kouchner, fondateur de MSF, qui veut maintenant attaquer l’Iran.Et le plus grand de tous ces va-t-en guerre : Henry Kissinger, qui a laissé des traînées de sang et des montagnes de cadavres au Chili, au Vietnam, au Nicaragua, au Panama, au Cambodge, en Argentine, à Timor, au Pakistan.Il est vrai qu’à côté d’eux, Al Gore est un doux innocent.N’empêche que quand on fouille dans les archives du Pentagone on trouve que Al Gore est un des premiers sénateurs à avoir proposé et voté en 1990 en faveur de la première guerre en Irak. Il était le commandant en second sous Clinton qui a envoyé des troupes en Somalie, en Haïti, en Bosnie, financé les escadrons de la mort en Amérique Latine, en Grenade, au Nicaragua et en Colombie, bombardé l’Irak et maintenu un blocus économique contre ce pays qui a causé la mort de 500 000 enfants irakiens. Même quand Clinton voulait arrêter les bombardements aériens de l’Irak en 1998 Al Gore restait parmi les faucons qui voulaient continuer (The New Republic, 12/7/98, p.18)En septembre 2001 il était un des plus grands fervents de la guerre contre l’ »axe du mal ».Pendant ces dernières années, il s’est déclaré un défenseur inconditionnel d’Israël, affirmant que la force des armes apportait plus que la diplomatie (Presidential debate at Wake Forest University, Oct 11, 2000). Dans cette même confrontation avec Bush à la télévision en 2000 il affirmait que l’on devait immédiatement augmenter les budget militaire de $ 80 000 (NY Times Oct 21, 2000).Al Gore se vantait toujours devant George W Bush, le déserteur,  de ses propres faits d’armes dans la guerre du Vietnam. Mais aujourd’hui il est solidaire avec Bush sur un point : l’Iran présente une menace plus grande pour les Etats-Unis  que l’Irak, et une nouvelle guerre deviendra sans doute inévitable. Chapeau les Norvégiens ! Votre choix déshonore à jamais de futurs prix Nobel de la Paix. 

Pierre Lutgen, 10 rue Kommes, L-6988 Hostert tel 00352348134 fax 348135 lutgenp@gms.luHostert