Gore et Malthus

Gore et Malthus « La tâche la plus urgente pour sauver l’environnement est de stabiliser la population mondiale, que les développements technologiques font exploser (Al Gore, 1992) Et pour Al Gore tous les moyens sont bons pour réaliser cette tâche qu’il proclame comme primordiale, surtout d’empêcher les pays du Sud à avoir accès à des technologies qui leur permettraient de s’asseoir à la table des riches.  Al Gore durant son règne a menacé l’Afrique du Sud de représailles économiques en cas de production ou d’achat de médicaments génériques contre le sida (Washington Post, June 18, 1999) Il a regardé d’un œil tolérant le génocide de centaines de milliers au Rwanda et a mis en place, durant sa vice-présidence, en Irak des bombardements et un blocus qui ont coûté la vie à au moins 500 000 personnes. Dans la bonne tradition de Kissinger, autre prix Nobel de la Paix imbattable pour ses massacres, il applaudit aux guerres présentes et futures en Irak et Iran. Commandant en second sous Clinton il a envoyé des troupes en Somalie, en Haïti, en Bosnie, en Grenade, au Nicaragua et en Colombie. Sans sourciller il a fait bombarder une usine de médicaments génériques au Soudan, sous le fallacieux argument que c’était un repère de terroristes (International Herald Tribune Aug 17, 2000). Dans « La terre dans la balance»  Al Gore se demande si les traitements anti-cancer devraient être utilisés s’ils impliquent l’abattage d’un nombre d’arbres trop important, tels les ifs du Pacifique qui contiennent le taxol : «  Le choix à faire semble facile, abattre des arbres pour sauver des vies, jusqu’au moment où on sait qu’il faut abattre trois arbres pour sauver une vie humaine ». Gore décrie ouvertement la révolution verte mise en route en 1970 par un autre prix Nobel, Norman Borlaug : «  Les récoltes plus importantes rendues possibles par les semences modifiées ne permettent pas une agriculture durable. Le recours aux techniques agricoles modernes constitue une forme de pacte avec le diable. » Mais il fait la promotion du bioéthanol qui est loin d’être favorable à l’environnement et à la biodiversité ; qui en plus va causer des pénuries alimentaires et entraîner la famine pour des millions de gens dans les pays du Sud. Il fait partie des conseils d’administration des sociétés vendant les certificats de Kyoto. Comme pour tous les prédicateurs de morale américains l’argent dont le peuple des croyants et les politiciens verts ou verts-de-gris font don à la bonne cause n’est jamais méprisable. Dans la bonne ligne d’un eugénisme planétaire restent les tirades de Al Gore contre l’insecticide DDT qui a été récompensé par un prix Nobel de médecine à Paul Muller en 1948 et que l’OMS reconnaît de nouveau depuis 2006 comme sans danger pour la santé humaine dans la lutte contre la malaria. Al Gore continue à considérer comme une héroïne Rachel Carson qui a fait interdire en 1972 le DDT. 50 millions d’Africains et d’Asiatiques sont morts inutilement à cause de ce crime contre l’humanité. Gore a même reconnu qu’en freinant la surpopulation en Afrique, la malaria, comme d’autres épidémies, sauvegarde la nature de ces pays de la surexploitation, de la déforestation et protège les Etats-Unis et les pays du Nord de la marée des gens de couleur. Dans son livre de 1992 « La terre dans la balance » (appelé par certains Mein Planet) Al Gore avait déjà proclamé que l’augmentation de la population noire d’Afrique représentait une menace pour les Etats-Unis.  Malgré que le panda et l’ours polaire soient plus importants pour Al Gore que les humains, tout le monde applaudit à son prix Nobel. Il n’y a que le Vatican qui ait exprimé sa perplexité par la bouche du cardinal Martino. Car Al Gore est en faveur de l’avortement et de la pilule du lendemain. Mais le « Klimabündnis » et l’ONG « Action Solidarité pour le Tiers Monde » continuent à exprimer publiquement leur admiration dogmatiquement candide et  pécuniairement intéressée pour leur gourou qui vient d’être canonisé.  Jean Bosseler, Norbert Friob, Jean Georges, Albert Haas, Jean Heinen, Pierre Lutgen, Francis Massen, Bernard Michels,  Fred Tonhofer, Jean-Adrien-Thorn


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