ONG et climat

Les ONG de développement luxembourgeoises et le climat.  Le communiqué de presse du Cercle des ONG  du 12 décembre m’a surpris au plus haut point, sinon irrité. Je croyais que ces organisations de volontaires et leurs cadres  payés avec l’argent du contribuable luttaient contre la pauvreté dans le monde et voilà que maintenant elles donnent des leçons de morale au gouvernement luxembourgeois et pondent des niaiseries apocalyptiques qui dépassent celles de Al Gore 

Les déviations de l’écologie profonde sont devenues aussi inquiétantes et désastreuses pour l’humanité que les crimes écologiques de l’économie  capitaliste aussi bien que communiste. Les protagonistes de cette nouvelle religion (Drewermann, Lovelock, Greenpeace, WWF) ne voient souvent en l’homme  qu’un animal qui prolifère à la surface de la déesse Terre-Mère (appelée Gaia). Par ses activités industrielles il pollue la terre. On nous recommande de freiner ce développement, de retourner à une vie en harmonie avec la nature et à l’agriculture biologique.

 

Et comme dans les temps anciens, les nouveaux prophètes nous annoncent la fin du monde et, comme autrefois, la cause en sont nos errements, concrétisés par nos abus de consommation. Et pour calmer la « Nature » ils demandent encore des sacrifices, heureusement non d’êtres vivants, mais de gasoil. Il faudra renoncer à notre mode de vie, en y incluant les progrès technologiques.

 Ce qui est mis en œuvre, c’est une écologie égoïste et hypocrite, conçue par de riches urbains nantis, pour se donner bonne conscience par des actes de repentir publics et des indulgences. Les méthodes sont toujours et partout les mêmes :

catastrophisme et exagération, pour justifier l’existence des ONG et leur action : « Trois terrains de football de forêts disparaissent à la seconde », « Nous assistons à la plus grande extinction de l’histoire de l’humanité »… Et culpabilisation individuelle de la cible visée (le donateur), suivant une stratégie bien connue des professionnels du marketing. « Et vous, que faites-vous, madame Dupont, pour la planète ? »

politique de la terreur vis-à-vis des entreprises et des Etats, que les ONG menacent de leurs foudres s’ils ne se soumettent pas à leurs conditions

attributions de labels de qualité en échange de financements considérables ou encore d’actions et obligations  « vertes », ce qui explique que la plupart des ONG et leurs dirigeants travaillent aujourd’hui avec ces entreprises, qu’elles honnissaient avant d’en toucher les prébendes. Les plus grosses entreprises sont ainsi devenues des spécialistes de ce qu’elles appellent le « greenwashing » : prévenir les attaques par des subventions.

Ces arnaques ont le plus souvent leur origine auprès des habitants de l’hémisphère Nord qui mangent tout le temps à leur faim et qui disposent de tous les biens matériels qui rendent la vie confortable, agréable et saine. Elles ont un relent malthusien. On veut freiner la progression économique  dans tous les pays, y inclus dans les pays sous-développés; la santé et le bien-être de milliers de gens seront sacrifiés pour un hypothétique mieux-être des générations futures dans nos pays riches. Le communisme pur et dur sacrifiait également les générations en vie sur l’autel d’un futur paradis des travailleurs. Gardons notre optimisme. Et attaquons nous aux vrais problèmes de l’humanité : 17 000 enfants qui meurent tous les  jours de diarrhée et de malaria. Rien qu’avec les frais de voyage et de séjour des centaines des pèlerins du climat de Bali on pourrait sauver des milliers et des milliers de vies d’enfants. Hic et nunc.  Marc BiverMartelange


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