neem luxembourg senegal

 

Le Neem, insecticide biologique pour les jardins sénégalais et luxembourgeois

 

De grandes quantités d’insecticides sont utilisées dans les pays du Sud en agriculture et dans la lutte contre les vecteurs des maladies tropicales.Les exportations en 2006 de pesticides vers les pays ACP étaient de € 2 744 513 092 en valeur et 617 765  en Tonnes[1]. En 2007, les exportations, étaient de € 3 284 358 391 en valeur et 705 752 en Tonnes..

Beaucoup de  ces produits chimiques, tels que les organosphosphates, les pyréthrinoïdes ou les carbamates ont un impact non négligeable sur la santé humaine et l’environnement.

D’autres qui se prétendent biologiques tels que les pyréthrinoïdes sont en réalités des produits de fabrication chimique de la famille du pyrèthre, extrait à l’origine d’une plante africaine.

Ils sont utilisés à grande échelle en Afrique dans la lutte contre les anophèles vecteurs de la malaria, ont au cours des années développé de fortes résistances chez ces vecteurs. Utilisés en fumigation intérieure des habitations ou encore dans l’imprégnation des moustiquaires ils ont perdu en grande partie leur efficacité.

De plus en plus les horticulteurs biologiques utilisent comme insecticide l’huile de Neem, qui contient comme principe actif l’azadirachtine ainsi que d’autres produits nocifs pour les insectes. Son utilisation est permise en Europe par les directives CE. 

Arbre « miracle », « universel », « aux milles vertus », originaire d’Asie du Sud-Est, le Neem  est utilisé depuis des milliers d’années, notamment en Inde, pour ses extraordinaires propriétés insecticides, médicinales et cosmétiques. Voilà déjà plus de 5000 ans que la pharmacopée indienne se sert de ses graines , écorce et feuilles et que les textes indiquent des dizaines de recettes et de prescriptions traditionnelles thérapeutique, insecticides, antivirales etc.).. En Inde le Neem est appelé        « celui qui peut guérir toutes les affections », on le nomme encore aujourd’hui « la pharmacie du village » car tout est bon en lui : feuilles, fruits, écorce, graines, racines. Son efficacité n’est plus à prouver : contre les maladies virales,           (herpès, DNA polymérase du virus de l’hépatite B) contre le paludisme, les maladies respiratoires, dans le cas de dysenterie, de troubles digestifs, maladies de peau, comme savon et dentifrice.

Le NEEM : un merveilleux insecticide 100% naturel, inoffensif pour l’homme et les animaux, actif contre plus de 200 insectes (même les acridiens : sauterelles etc.…), les acariens, nématodes, les champignons et les bactéries.Ses principes actifs (azadirachtine etc.…) agissent en produisant des troubles dans l’alimentation de l’insecte et intervenant sur son cycle hormonal, provoquant des malformations dans le processus de mue, empêchant son développement normal et sa croissance.

En plus, l’huile de Neem diluée à 2% dans l’huile de Coco et mise sur les parties exposées du corps montre d’excellentes propriétés répulsives contre les moustiques. Brûlée à 1 % dans des lampes à kérosène elle évite l’entrée des moustiques dans les habitations durant la nuit

Par ailleurs, le Neem est très efficace contre le paludisme, réduit non seulement la concentration du plasmodium dans le sang, mais également des gamétocytes, inhibant ainsi la transmission de l’homme au moustique.

Dans nos pays, l’huile de Neem entre dans de nombreux produits cosmétiques, et on la retrouve dans la plupart des dentrifrices.

L’idée fondatrice du projet est de contribuer au développement local des communautés de jeunes et de femmes grâce à la valorisation de produits issus du « Neem » et de l’horticulture.

Le projet favorisera la reforestation de zones semi-arides avec une espèce utile et participera par ce biais à la fixation du carbone, à la stabilisation du climat et la lutte contre la désertification.

Pour ce projet IFBV travaillera en collaboration avec la Chambre d’Agriculture, Co-Labor, le Kraidergaart de Winseler, le Lycée Technique Agricole (Isabelle Jacobs),  la Maison de l’Eau de Attert et les municipalités affiliées.

Nous travaillons également avec des partenaires belges (ACPhytoconsult, Maisha) et français (ASP)..

Le Laboratoire Biologie Moléculaire et Chimie du Cancer du Kirchberg (Dr Marc Diederich) suivra le projet pour les aspects santé.

Pour plus de renseignements : lutgenp@gms.lu


[1] Tamba I : étude de la filière horticole ACP, 2007.


%d blogueurs aiment cette page :