Archive for juillet 2010

voltaire chine

juillet 3, 2010

En marge d’une exposition

Voltaire, la Chine et nous

La Chine nous fascine et nous déroute. Sa résurrection après les affres de la révolution culturelle, sa puissance économique, sa culture, sa joie de vivre.

Spectateurs européens de son conflit avec les Etats-Unis nous avons difficile à le comprendre. Les premiers continuent à traiter la Chine de façon paternaliste, voire agressive, tout en étant endettés de façon colossale vis-à-vis de ce pays. Ils le critiquent pour la violation des droits de l’homme alors que les exécutions pour peine de mort sont proportionnellement plus élevées au Texas qu’en Chine, et que les tortures de prisonniers à Guantanomo, Abu Graib et tant d’autres lieux de détention de terroristes présumés révoltent la terre entière.

Mais ne jetons pas trop ce blâme sur les Américains, nous avons tous vis-à-vis de la Chine un léger sentiment de supériorité et nos media ne cessent de nous y conforter. Les guerres fratricides que les nations européennes se sont livrées entre elles et le désastre humain qu’elles ont créé et laissé dans leurs colonies ne leur donnent certes pas le droit de prodiguer des leçons de morale aux Chinois.

Pourtant il y a eu dans l’histoire des voix qui se sont élevées contre cette superbe occidentale.  Voltaire par exemple, et ses pamphlets ont stigmatisé de nombreux abus historiques. Sa verve contre les pressions exercées par les missions catholiques, les Jésuites et Rome sur la société chinoise gardent une brûlante actualité, deux siècles après sa mort. Le bon sens réaliste de Voltaire s’accordait bien avec celui de la Chine, dont il se fit le champion ardent en matière de tolérance religieuse. Il souligne à ce propos les troubles qu’amenèrent dans de pays tolérant les premiers contacts avec  Rome. Il n’a guère de tendresse pour les Jésuites : » N’est-il pas malheureux d’être venus de si loin porter la discorde et le trouble dans le plus vaste royaume et le mieux policé de la terre » . Les Jésuites avaient obtenu en 1740 de l’empereur Kang Hsi la permission d’enseigner le catholicisme ; ils s’en servirent pour faire croire à la petite portion du peuple dirigée par eux, qu’on ne pouvait servir d’autre maître que celui qui tenait la place de Dieu sur terre, et qui résidait en Italie. L’empereur céda bientôt aux cris de la Chine entière : on demandait le renvoi des Jésuites. Ce qu’on leur reprochait le plus c’était d’affaiblir dans les enfants le respect pour leurs pères, en ne rendant pas les honneurs dus aux ancêtres.

Ces malentendus et ce malaise ont durant tout le XIX° siècle envenimé les relations entre la Chine  et l’Occident. Les Chinois ont assimilé l’action du christianisme à l’agressivité permanente de l’Ouest contre leur pays, agressivité qui s’est matérialisée par le coup de force des nations occidentales pour s’ouvrir les portes de la Chine à coups de canon. Les Chinois étaient considérés comme des barbares, et le New York Times du 18 novembre 1894 applaudissait à l’invasion de la Mandchourie par les Japonais, « peuple qui a une civilisation et une armée aussi performante que la nôtre ».

L’intrépide voyageuse A. David Neel s’est attachée à percevoir l’exacte résonance du christianisme au sein des masses chinoises.  La plupart des convertis, dit-elle, appartiennent aux classes indigentes de la population. Ils se sont faits esclaves des « démons étrangers », surtout dans le cas les missionnaires américains, mais continuent à appréhender la vengeance des déités de leur ancienne religion que leu apostasie a irrités.

Certains religieux expulsés de Chine après la prise de pouvoir des communistes, tel l’évêque belge de Ningsia, étaient assez honnêtes pour admettre que le christianisme avait fortement perturbé la société traditionnelle chinoise ; ce qui explique le combat implacable que le nouveau régime livra contre la puissance de Rome.  Et il était assez objectif pour reconnaître que Mao Tse-tung avait fait faire d’énormes progrès matériels au peuple. » L’ordre règne partout. La Chine est unifiée. C’est à cause de l’enthousiasme créé et de l’amélioration des conditions matérielles que le communisme est si dangereux pour la religion chrétienne ». On peut se demander laquelle, celle de Rome ou celle du Galiléen.  Et le prélat de continuer « Nous avons levé les bataillons de Marie pour mener une guerre de partisans contre le gouvernement de Mao. Si nous fûmes arrêtés, c’est parce que nous étions coupables. Nous fûmes déportés, nous aurions dû être fusillés ».

L’action missionnaire protestante a trouvé elle aussi des censeurs avertis comme N.Peffer  dans « China, the Collapse of a Civilisation ». Selon lui, dans les écoles chrétiennes, on ne préparait pas le jeune Chinois à vivre selon sa race, mais selon les théories parfois peu orthodoxes de la vie américaine. La plupart des missionnaires croyaient inébranlablement que toute la civilisation était enclose dans le genre de vie du Middle-West américain.

La Chine s’est relevée de la mainmise étrangère et de toutes les humiliations. Avant 1940, 50 millions de Chinois étaient encore morts de famine, aujourd’hui l’espérance de vie est de 73 ans et l’analphabétisme de 2% seulement.

Essayons de conclure avec Voltaire : » Laissons donc, nous descendants des Celtes, qui sommes d’hier, qui venons de défricher les forêts de nos contrées sauvages, laissons les Chinois jouir en paix de leur façon de vivre et de leur antiquité. Les Chinois ont comme nous mille préjugés ridicules, mais cela n’empêche qu’ils sussent il y a quatre mille ans, lorsque nous ne savions pas lire, toutes les choses essentiellement utiles dont nous nous vantons aujourd’hui ».

Pierre Lutgen

Hostert

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alzheimer colombia

juillet 3, 2010

“No Me Olvides”, una iniciativa
para tener en mente

Fuente: ElPlaneta, Antioquia, Colombia
18 al 24 de junio de 2010

En el último mes, menciones acerca de la enfermedad de Alzhéimer han ocupado más de un titular en periódicos y revistas de distintos lugares dentro de los Estados Unidos y en América Latina. Es evidente que no se necesita de ningún gran acontecimiento para que eso suceda, pues se trata de una de las enfermedades que más ha cobrado vidas alrededor del mundo y que sigue afectando a poblaciones de todos los países.

Sin embargo, esta vez, la cobertura de la noticia relacionada con el mal ha estado ligada con el interés que la comunidad internacional ha manifestado en importantes proyectos dirigidos a avanzar en la investigación de la enfermedad de Alzheímer, y que han tenido su origen en el corazón de un país suramericano.

Desde hace más de 25 años, el Grupo de Neurociencias de la Universidad de Antioquia, en Colombia, liderado por el doctor Francisco Lopera, ha encaminado sus esfuerzos a la investigación del mal de Alzhéimer. El foco de la observación ha sido un grupo de 28 familias antioqueñas dentro de las que se han encontrado más de 500 portadores de una rara alteración en un gen del cromosoma que causa el Alzhéimer genético. La forma de la enfermedad que estas personas padecen se caracteriza por ser más contundente y por aparecer no en edades avanzadas, como es común, sino alrededor de los 40 años.

Una de las publicaciones que llamó la atención acerca del trabajo del doctor Lopera y del grupo es el diario New York Times. Entre otras cosas, el diario hizo énfasis en cómo la investigación que se está llevando a cabo en Antioquia puede ser determinante en la búsqueda de una cura definitiva para el mal de Alzhéimer. El hecho de que se pueda explorar en pacientes que, se sabe, padecerán la enfermedad en algún punto de su vida, pero que todavía no muestran síntomas, o cuya salud no ha sido afectada todavía, es uno de los puntos más importantes. Esto, porque los cerebros de dichos pacientes, más jóvenes, permiten una mejor observación, pues están en mejor forma que los de personas de edades más avanzadas.

Aunque las investigaciones se llevan a cabo, en mayor parte, en Colombia, los Estados Unidos han empezado a jugar un papel esencial en la consolidación del apoyo al grupo de la Universidad de Antio-quia. Yakeel Quiroz, una de las investigadoras del grupo y estudiante colombiana en Boston University, es una de las personas que está a cargo de la Iniciativa “No Me Olvides”, un proyecto que se ha pro-puesto reunir fondos para ayudar a las familias que, por culpa de la forma precoz del Alzhéimer, han visto su futuro minado.

En el grupo de las 28 familias antioqueñas, las personas afectadas por la enfermedad pierden capacida-des básicas en el momento de su vida en que el aporte económico que hacen con su salario a sus hogares es vital. En algunos casos se presentan síntomas antes de los 35 años; en esas instancias no queda más que renunciar a la vida laboral, dejando a hijos o esposas la responsabilidad de luchar por estabilidad económica.

“No Me Olvides” es un programa cuya base está en Boston, y que tomó una forma definida a principios de este año.

Sin embargo, desde hace ya una década, con la ayuda de los clubes rotarios de Medellín y Luxemburgo, fondos han sido recogidos, y distintos grupos de personas, ubicados en distintas partes del mundo, han sido consolidados. ‘No Me Olvides’ “ha logrado, así, hacerse con presencia en Alemania y España, además de Luxemburgo, donde el doctor Pierre Lutgen [*], quien ha estado vinculado con el programa desde el año 2000, lidera su grupo.

Además de buscar apoyo para las familias que son centro de las investigaciones, “No Me Olvides” busca crear conciencia del papel que el Grupo de Neurociencias de la Universidad de Antioquia juega, a nivel internacional, en la búsqueda de respuestas concernientes al mal de Alzhéimer. Es el primer grupo de su naturaleza que nace en Colombia; hay varios grupos de investigación en distintas universidades pero, hasta ahora, no se había logrado formar un equipo que se encargara de impulsar una iniciativa como la del programa “No Me Olvides”.

Con eventos como cenas gala con empresarios colombianos, conciertos, y ventas de garaje, “No Me Olvides” intenta llamar la atención en Colombia y en los Estados Unidos. Así mismo, tienen presencia en internet: www. iniciativanomeolvides.org. Quiroz es, también, una de las administradoras de la página de “No Me Olvides” en Facebook. A través de estos medios es posible contactar a las personas que conforman el grupo, hacer donaciones, enterarse de los eventos que tienen programados, y leer acerca de las investigaciones que el grupo en la Universidad de Antioquia ha hecho, entre otras cosas.


 

[*] Nota de FAEC: El Dr. Pierre Lutgen es miembro extranjero de FAEC, y tiene a su cargo la edición de la versión Francesa de este sitio. Fue durante 2 años profesor de química física en la Universidad de Antioquia, Colombia, y mantiene estrecho contacto con su pueblo y otros científicos colombianos.

Reside en Hostert, Luxemburgo, y es uno de los más respetados técnicos del mundo en remediación de suelos, manejo de residuos industriales y domésticos, asesor en la materia de varios países africanos y europeos. Es un ardiente combatiente contra la malaria y toma parte de programas de prevención y erradicación de la endemia en diversos países de África, impulsando el uso conjunto del DDT para elimi-nar al mosquito de las viviendas y la utilización de la tisana de Artemisinina para eliminar al Plasmodium falciparum de la sangre de los pacientes cortando así la cadena de transmisión de la endemia.