Archive for mai 2017

La torture est légale aux Etats-Unis

mai 6, 2017

Extrait du livre de Tzvetan Tadorov. Les ennemis de la liberté, ed Robert Laffont 2012.
Abu Ghraib et Guantanamo ne sont pas des exceptions. Une publication officielle du gouvernement américain, datée d’avril 2009 sous Obama, a révélé la réglementation extrêmement tâtillonne de la torture, formulée dans les manuels de la CIA et reprise à leur compte par les responsables juridiques du gouvernement. Car telle est la nouveauté: la torture n’est plus présentée comme une infraction, regrettable, mais excusable. Elle est la norme même. On pouvait s’imaginer jusque-là que les pratiques de torture relevaient de ce qu’on appelée des bavures, dépassements involontaires des limites, provoqués par l’urgence du moment. On s’est aperçu au contraire qu’il s’agissait de procédures fixées dans les moindres détails, au centimètre et à la seconde près.
Ainsi les formes de tortures retenues sont-elles au nombre de dix, chiffre qui monte ensuite à treize. Elles sont reparties en trois catégories, dont chacune connaît plusieurs degrés d’intensité: préparatoires (nudité, alimentation manipulée, privation de sommeil), correctives (les coups) et coercitives (arrosage d’eau enfermement dans des boîtes, supplice de la baignoire). Pour les gifles, l’interrogateur doit frapper avec les doigts écartés, à égale distance entre l’extrémité du menton et le bas du lobe de l’oreille. L’arrosage d’eau du prisonnier nu peut durer vingt minutes si l’eau est à 5 degrés, quarante si elle est à 10 degrés et jusqu’à soixante si elle est à 15 degrés. Les privations de sommeil ne doivent pas dépasser quatre-vingts heures, mais après un repos de huit heures, elles peuvent recommencer. L’immersion dans la baignoire peut durer jusqu’à douze secondes, pas plus de deux heures par jour, pendant trente jours consécutifs. Un prisonnier particulièrement coriace a subi ce supplice à 183 reprises en mars 2003. L’enfermement dans une petite boîte ne doit pas dépasser deux heures, mais si la boîte permet au prisonnier de se tenir debout, on peut aller jusque huit heures de suite.
La contagion se répand bien au-delà du cercle limité des tortionnaires: plusieurs autres groupes de professionnels sont impliqués dans la pratique des supplices. Des conseillers juridiques du gouvernement sont là pour assurer l’impunité légale de leurs collègues et fournir une légitimation à leurs actes. Sont régulièrement présents des psychologies, des psychiatres, des médecins, des femmes (les tortionnaires sont des hommes, mais l’avilissement sous le regard des femmes aggrave l’humiliation). Pendant ce temps, des professeurs d’université produisent des justifications morales, légales et philosophiques de la torture. La torture marque de manière indélébile les torturés, mais elle corrompt aussi l’esprit des tortionnaires. De proche en proche la société entière se trouve atteinte par ce cancer. Un Etat qui légalise la torture n’est plus une démocratie.

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Artemisias stronger than vaccines

mai 5, 2017

Tuesday, May 02, 2017 by: Tracey Watson

(Natural News) Though malaria is a virtually unknown disease to many in the U.S., it is a global menace that affects upwards of 212 million people annually, killing close to half a million in any given year. In the past, the medical approach to the treatment of malaria has been to prescribe a type of drug called Artemisinin Combination Therapies (ACTs). However, on the eve of World Malaria Day – which falls on the 25th of April each year – the World Health Organization (WHO) announced that it will be starting to test a new anti-malaria vaccine in the fields of Kenya, Ghana and Malawi, beginning in 2018. Though scientists involved with the development of the vaccine have called this “great news,” insisting it will “make a real difference,” is this vaccine really necessary, and will it live up to the hype? ………..
One wonders, therefore, why there is so much interest in developing an anti-malaria vaccine now, when the battle is clearly already being won. Very disturbing, too, is the fact that the Bill and Melinda Gates Foundation (BMGF) has been actively involved in the development of this vaccine, known as Mosquirix or RTS,S.
Granted, there has been a marked increase in the number of drug-resistant malaria cases worldwide, but that doesn’t mean a preventative vaccine is the best solution. Even if it doesn’t kill you – and who knows, when the BMGF is involved – vaccines have side effects and are not 100 percent effective. And there is a naturally available treatment that has been successfully used to treat malaria in traditional Amazonian, Chinese and African medicine for centuries, that doesn’t have side effects, can be grown anywhere and can even treat drug-resistant malaria: The Artemisia annua plant, commonly known as sweet wormwood or sweet annie.
The Health Ranger recently reported on a study published in the journal Phytomedicine, which describes how the Artemisia annua plant saved 18 patients in the Congo who were suffering from drug-resistant malaria that was totally unresponsive to any western medical treatment. When the patients failed to respond to ACTs, doctors tried the dried leaves of the Artemisia annua plant in a final bid to save their patients’ lives. After only five days of treatment, all 18 patients were 100 percent recovered, and blood tests revealed absolutely no remaining parasites in their blood.
If a naturally occurring, freely available plant medicine is available to treat drug-resistant strains of malaria, and other preventative measures have already turned the tide in the fight against this disease, any thinking person has to wonder why the BMGF, the WHO and others are suddenly pushing for the release of this new vaccine.