Archive for the ‘Malaria’ Category

Artemisia annua n’est pas une monotherapie contre la malaria

novembre 15, 2008

Lors de la guerre du Vietnam les Chinois ont redécouvert les bienfaits de la tisane d’une humble mauvaise herbe, l ’artemisia annua (armoise amère ou chinoise) dans la lutte contre la malaria. Utilisée depuis des millénaires contre toutes sortes de fièvres plus ou moins tropicales, elle se révélait d’une efficacité extraordinaire pour protéger les soldats du Vietcong contre le paludisme.

Ces bienfaits redécouverts depuis  40 ans n’ont guère mené à conséquence dans les pays tropicaux, pour un tas de raisons : on se méfiait d’un produit chinois, l’Europe et les Etats-Unis n’en avaient pas besoin parce que le DDT avait permis d’éradiquer complètement la malaria en Floride, Italie, Corse, Espagne, Angleterre… et les sociétés pharmaceutiques voyaient d’un mauvais œil une tisane gratuite qui rendait inutile leurs pilules contre la malaria.

Mais entre-temps certaines de ces pilules avaient perdu leur efficacité et d’autres avaient des effets néfastes de tout genre sur la santé, surtout neurologiques.

Il y avait donc intérêt à étudier de plus près les propriétés et les constituants de l’artemisia annua. Elle se révélait en contenir un ensemble fort complexe. L’une d’elles, l’artemisinine était absente des autres variétés d’armoise. Et de ce fait cette substance était unique en son genre, un endoperoxyde (l’eau oxygénée p.ex, est un peroxyde) qui attaquait et tuait le plasmodium de la malaria dans le sang humain. Mais les études faites dans les années 80 (notamment les travaux de Elford et Roberts en Angleterre), avaient révélé que l’efficacité de l’artemisinine était doublée ou triplée par d’autres substances présentes dans la tisane, notamment par les flavonoïdes. On était donc loin d’une monothérapie due à la seule artemisinine. Mais reconnaître cela aurait été un aveu d’échec, ainsi que d’admettre que la tisane d’artemisia annua par la synergie de toutes les substances qu’elle contenait était le médicament le plus efficace contre la malaria. En plus depuis 2 000 ans aucune résistance ne s’était développée chez les moustiques contre la tisane alors que pour les produits chimiques tels que chloroquine, amodiaquine, mefloquine la résistance était notoire et devenait même catastrophique. L’astuce fût de prétendre que de combiner les effets de l’artemisinine avec l’un ou l’autre de ces produits chimiques donnait une garantie d’efficacité plus grande. Un nombre innombrable d’études fût financé par les sociétés pharmaceutiques pour le démontrer avec plus ou moins de succès .

Mais extraire l’artemisinine des plantes est un procédé fort coûteux et fort peu rentable. On a essayé pendant des années à la produire industriellement. Sans succès, la nature gardait le secret du mécanisme.

Il restait un autre problème majeur. L’extrait d’artemisinine n’est pas soluble dans l’eau, donc difficile à être transféré dans le circuit sanguin, alors que dans l’infusion de la tisane, même dans l’eau froide elle l’est parfaitement ; sans doute en formant un complexe avec les flavonoïdes qui eux  le sont parfaitement.  Ce complexe est fluorescent et permet donc la dosimétrie des substances actives et la  qualité de la tisane ou des pilules.

Mais les chimistes devaient transformer chimiquement la poudre d’artemisinine en des dérivés solubles tels que artesunate ou artemether. Mais une telle opération a son coût, ce qui fait que les pilules ACT (artemisia combined thérapy) atteignent un prix exorbitant, inaccessible pour une famille africaine. Et la tentation est forte de produire des contrefaçons. Dans certains pays plus de 50% des pilules ACT sont des faux…et tuent. Rappelez-vous le film « The Constant Gardener ». Il y a énormément d’argent en jeu. En plus les produits artesunate et artemether  sont fort peu stables dans les pilules ACT et perdent leur efficacité en quelques semaines sous les températures tropicales.

Que les autres substances telles que les flavonoïdes jouent un rôle curatif important contre les inflammations et les fièvres ne nous paraît pas étrange. Nos grand-mères nous faisaient déjà boire des tisanes de « Batteralzem » (artemisia vulgaris). L’artemisia annua contient en plus de la scopoletine qui a un effet bactéricide bien connu. Des chercheurs luxembourgeois de l’ONG-IFBV ont découvert récemment que la tisane d’artemisia annua stérilisait l’eau. Si cela se confirmait sur le terrain, quel importance capitale  cela aurait pour les pays tropicaux où 15 000 enfants meurent tous les jours à cause de la diarrhée et du cholera.

Aussi de plus en plus d’associations luxembourgeoises (ALASSEM, ASEC, IFBV, Co-Labor, Kraiderguart, Téi vum Séi, plusieurs clubs Rotary, la Croix-Rouge, avec le soutien de ArcelorMittalFoundation et de plusieurs communes) joignent leurs efforts pour mieux faire connaître la plante. Elles travaillent avec un réseau d’universités en Europe, en Afrique et en Amérique Latine. 

Cette année les Luxembourgeois auront produit plus de 100 kilos de tisane, mais le but essentiel reste que la tisane se retrouve dans le jardin de chaque famille africaine. Actuellement les semences en provenance de Luxembourg poussent au Bénin, au Niger,  au Togo, en Guinée, au Kenya, au Katanga, au Pérou, en Colombie, au Cameroun, au Ruanda, au Burundi,  au Sénégal, au Salvador, au Congo, au Brésil, en Centre Afrique, au Malawi, au Ghana, en Palestine, en Zambie, au Burkina, au Panama, en Mauritanie, au Mali,  en Tanzanie, en Namibie, en Inde.

 

 

 

Pierre Lutgen,

docteur en sciences

 

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La tisana de artemisia annua no es una monoterapia

septembre 17, 2008

La Lucha Contra la Malaria

¡La tisana de artemisia no es una monoterapia!

 

En la guerra de Vietnam los Chinos redescubrieron los beneficios de una tisana hecha con una humilde mala hierba, la artemisia annua (armoise china) en la lucha contra la malaria. Utilizada desde milenios contra toda clase de fiebres más o menos tropicales, se revelaba de una eficacia extraordinaria para proteger a los soldados del Vietcong contra el paludismo.

 

Estos beneficios redescubiertos después de 40 años apenas condujeron a consecuencia en otros continentes, por muchas razones: se desconfiaba de un producto chino, Europa y los Estados Unidos no tenían necesidad porque el DDT había permitido erradicar completamente la malaria en Florida, Italia, Córcega, España, Inglaterra… y las sociedades farmacéuticas veían de un mal ojo una tisana gratuita que volvía inútil sus píldoras contra la malaria. Pero mientras tanto algunas de estas píldoras habían perdido su eficacia y las demás tenían efectos dañinos de toda clase sobre la salud, sobre todo neurológicos.

 

Había pues interés en estudiar de más cerca las propiedades y los constituyentes de la artemisia annua. Se revelaba conteniendo un conjunto fuertemente complejo. Uno de ellos, la artemisinina estaba ausente de las otras variedades de la armoise. Y por lo tanto era única en su género, un endoperóxido (por ej.: el agua oxigenada es un peróxido) que atacaba y mataba al plasmodio de la malaria en la sangre humana. Pero los estudios hechos en los años 80 (de manera especial los trabajos de Elford y Robets en Inglaterra), habían revelado que la eficacia de artemisinina era duplicada o triplicada por otras sustancias presentes en la tisana, notablemente por los flavonoides. Se estaba pues lejos de una monoterapia debida a la artemisinina sola.

 

Pero reconocer eso hubiese sido un reconocimiento del fracaso, así como admitir que la tisana de artemisia annua, por la sinergia de todas sustancias que contenía, era el medicamento más eficaz contra la malaria. En más de 2000 años de uso no se ha desarrollado ninguna resistencia por los mosquitos contra la tisana mientras que para los productos químicos como la cloroquina, amodiaquina, mefloquina, la resistencia era notoria y se volvió catastrófica. La astucia fue afirmar que combinando los efectos de la artemisinina con uno u otro de esos productos químicos le daba una garantía de eficacia mayor y se financió a una enorme cantidad de estudios para demostrarlo, con mayor o menor éxito.

 

Pero la extracción de la artemisinina de las plantas es un procedimiento costoso y muy poco rentable. Se ha ensayado durante muchos años producirla industrialmente, sin éxito, la naturaleza guardaba el secreto de su mecanismo.

 

Quedaba un problema mayor. El extracto de la artemisinina no es soluble en agua, y por ello difícil de transferir a la corriente sanguínea, mientras que en la infusión de la tisana, incluso en el agua fría se daba perfectamente; sin duda combinándose con los flavonoides para formar un complejo que es perfectamente soluble. Este complejo es fluorescente y permite por ello la dosimetría de las sustancias activas y la calidad de la tisana o de las píldoras.

 

Pero los químicos debían transformar químicamente al polvo de la artemisinina en los derivados solubles como el artesunato o el artemeter. Pero una operación como esa tiene su costo, que hizo que las píldoras  ACT (artemisia combined therapy = terapia combinada de artemisia) alcanzara un precio exorbitante, inaccesible para una familia africana. Y la tentación de producir falsificaciones es muy grande. En ciertos países más del 50% de las píldoras ACT son falsificadas… y matan. Recuerden ustedes e film “El Jardinero Constante”. Hay una enorme cantidad de dinero en juego. Además, los productos artesunato y artemter son muy poco estables en las píldoras ACT y pierden su eficacia en pocas semanas bajo las temperaturas tropicales.

 

No nos parece nada extraño que otras sustancias como los flavonoides jueguen un rol curativo importante contra las inflamaciones y las fiebres. Nuestras abuelas nos hacían beber las tisanas de “Batteralzem” (artemisia vulgaris) . La artemisia annua además contiene escopoletina que tiene un efecto bactericida bien conocido.

 

Los investigadores luxemburgueses de la ONG- IFBV han descubierto recientemente que la tisana de artemisia annua esteriliza al agua.  Si ello se confirma en el terreno, ¡qué importancia capital tendrá para los países tropicales donde todos los días mueren 15.000 niños a causa de la diarrea y del cólera!

 

También más y más asociaciones de Luxemburgo (ALASSEM, ASEC, IFBV, Co-Labor, Kraiderguart, Téi vum Séi, muchos Rotary Clubs, la Cruz Roja, y cuentan con el apoyo de la Arcelor Mittal Foundation y de muchas comunidades) unen sus esfuerzos para hacer conocer mejor a la planta. Ellos trabajan con una red de universidades en Europa, en África y en la América Latina.

 

Este año los luxemburgueses produjeron más de 100 kilos de la tisana, pero la meta esencial descansa en que la tisana se encuentre en el jardín de cada familia africana. Actualmente las semillas procedentes de Luxemburgo se reproducen en Benin, Togo, Guinea, Kenya, Katanga, en el Perú, Colombia, en Camerún, Ruanda y Burundi, el Senegal, Congo y Brasil, en África Central, en Malawi, Ghana y Zambia…

 

Pierre Lutgen

Doctor en Ciencias

maladies tropicales, malaria, DDT, artemisia, leishmaniosis

juillet 4, 2008

voir le site www.maladiestropicales.org

Artemisia annua tea kills bacteria

mai 15, 2008

Press release

 

 

Recent discoveries made in Luxembourg

 

Pierre Lutgen and Bernard Michels are members of the NGO “Iwerliewen fir bedreete Volleker”. Their association actively promotes the use of artemisia annua tea against malaria, in cooperation with other partners “Colabor”, “OPE” , “Kraidergaart Wanseler” and the medical doctors from Alassem and the Red Cross.

The Arcelor Mittal Foundation is also interested in these projects.

 

There is a remedy against malaria, a simple plant, wormwood, in its Chinese variety, artemisia annua. In China it is known for more than 2000 years against malaria and fever. The active substance artemisinin could be isolated some 30 years ago and is the main component of the ACT (artemisia combined therapy) drug against malaria.

 

Scientific research has been able to document that the use of artemisia annua in the form of tea acts 10 times faster than conventional remedies against malaria. Taken continuously during 3, or preferably 5 days, the infusion cures almost 100% of the disabled. So far, no toxic effect for humans or resistance build-up in mosquitoes could be detected.

 

The important issue is that the artemisia annua plant becomes available to all. It grows in any garden, anywhere in the world.  In Africa, the continent where people suffer the most from malaria, it could be almost free of charge as everybody is able to prepare a decent cup of tea. So far, the ONG has run or is starting projects in Peru, Colombia, Cameroon, Katanga, Guinea, Benin, Kenya and Togo.

 

Further scientific research is required to better understand the curative mechanism of this herb, as well as assessing how other tropical diseases might respond to it.

 

As Dr Pierre Lutgen pointed out, experiments were run three weeks ago with a Pallcheck Luminometer (ATP Phosphatase). Other experiments in the Metz LCDI laboratory had already shown that the tea exhibited an unambiguous measurable killer effect using the bioluminescence of vibrio fischeri. The scientists were astonished when the Pallchek device revealed a high bacteriologic disinfection by adding one cup of Artemisia tea to a liter of highly contaminated water, equal or even higher than by boiling this water. Several rechecks brought confirmation. It seems that the endoperoxid bond, part of the artemisinine molecule, acts aggressively with a Fenton reaction against bacteria, similar as it does against the plasmodium of malaria. Literature suggests that the peroxide is broken into free OH radicals by oxidation of the cell’s iron and consequent cell destruction. Adding a ferrous salt to Artemisia quenches its fluorescence, a tea property we describe later on.        

 

Experiments were repeated last week, this time with a similar luminometer from Aquatools. A bacterial reduction of 50% and more proved efficiency consistency obtained by the action of artemisia tea on contaminated water. It was known that Artemisia tea was curative and anti-inflammatory, the antiseptic effect wasn’t reported so far.

 

During those trials a few weeks ago it was discovered by chance that Artemisia annua tea fluoresces under black UV light (e.g. as quinine). So far, this property has nowhere been reported. Ten other randomly selected teas didn’t show the fluorescence property, amongst those even the artemesia vulgaris our “wormwood” which our grandmothers used for tea. ACT antimalarial pills from three different origins, including Cameroon, didn’t fluoresce either. Be it that those are part of the numerous fakes sold on the black market in Vietnam, Malaysia or Africa, or due to the reduced shelf life of the artemisinine derivate in pills stored under tropical conditions, as various French institutes diagnosed. 

 

In any case, the problem of the adequate artemisinine concentration in the herb or the tea prepared thereof persists and can only be assessed by sophisticated and expensive analytical methods such as HPLC. 

 

The development of an analytical measuring method using the fluorescence property of the tea would allow the detection of the active ingredient in the herb, the tea or ACT pills and eventually provide a tool to assess its concentration. Such a simplified method would not require university labs but could be applied in an African village during night or in a darkroom just by using a cheap blacklight bulb. How many lives could be saved by only identifying anti-malarial pill fakes?  

 

The trials revealed as well that the active substance artemisinine could be extracted even with cold water, which indicates water solubility in presence of the other tea ingredients. Pure artemisinine was considered so far as non water soluble and could only be made available in pills after extraction from the plant by chemical solvents.

 

The scientists of „Iwerliewen fir bedreete Volleker“ are well aware that additional research work is required to confirm and extend above findings, prior to using their applications.

So far, this research work has not been granted any governmental subsidies but was exclusively financed privately, mainly by donations from Rotary Luxembourg Vallées.

For several months now, Iwerliewen works closely with the University of Louvain, as well as with specialists for tropical diseases from the University Campinas in Brazil, the University Antioquia in Colombia as well as the University from Lumbumbashi. The results of the cooperation will be extensively exposed at the Luxembourg Congress „Maladies tropicales, aspects humanitaires et économiques“ on 3rd and 4th June. About twenty experts from various continents will expose their know-how and express their scientific criticism. Often science is nothing more than asking the right questions.   

 

Should all this be confirmed, it would be groundbreaking. Each day 20000 children die of Malaria, Cholera, Diarrhea, Leishmaniosia, Denge, Chagas…  

 

The Artemisia herb would be a free medicine for them and the end of unspeakable sufferings.

 

Further information:

 

www.maladiestropicales.org

E-Mail: lutgenp@gms.lu 

 

ddt et difocol

février 8, 2008

L’interdiction du DDT, une sordide affaire de dollars ? Il suffit de prononcer le mot DDT pour qu’un frisson de frayeur saisisse les bonnes gens. Le DDT est devenu le mot clef de tout ce qui est devenu tabou dans l’utilisation des pesticides.Et pourtant !L’interdiction du produit par l’US-EPA en 1972 avait surpris tout le monde, car les études épidémiologiques de l’époque n’avaient pu mettre aucun effet négatif sur la santé humaine, et les effets sur les oiseaux et l’épaisseur des coquilles de leurs œufs s’est révélée entre-temps sans fondement.Et les nombreuses études médicales faites depuis 1972 n’ont pu détecter aucun problème cancérigène, génétique, hépatique ou autre lié au DDT.  Aucun !On peut donc se demander ce qui a motivé le bannissement. La raison serait simple : le DDT était devenu un produit de commodité avec lequel on ne gagnait plus d’argent. Il fut remplacé par un produit similaire encore protégé par des brevets : le dicofol. C’est exactement la même molécule que le DDT, contenant beaucoup de chlore, mais où un atome d’hydrogène (H) a été remplacé par un groupe hydroxyle (OH). Le DDT sert de matière première à la fabrication du dicofol.  La fiche technique des deux pesticides est presque identique. Mais le prix de vente du dicofol est dix fois supérieur à celui du DDT. Beaucoup trop cher pour les Africains.Etrange que le dicofol ne se trouve pas sur la liste des POP (produits organiques persistants) de la Convention de Stockholm et qu’il soit utilisé massivement, seul ou en mélange avec d’autres pesticides,  en Europe et en Amérique du Nord dans les vergers et en horticulture, sur les pommes et les poires, les tomates et les fraises, le houblon et le coton, les fleurs et les haricots. Mais l’Europe interdit l’importation d’oranges ou d’haricots du Kenya qui pourraient contenir des traces de DDT. Le DDT avait permis d’éradiquer la malaria aux Etats-Unis et en Europe après la deuxième guerre mondiale. On n’en avait donc plus besoin. Mais de l’avoir interdit également dans les pays pauvres est un crime. Tous les jours 17 000 personnes, principalement des enfants, meurent de malaria ou d’autres maladies tropicales dans les pays du Sud. Depuis l’interdiction  du DDT en 1972 au moins 50 millions d’Africains sont morts inutilement. Le plus grand génocide de l’histoire.S’il est vrai que le DDT a été remplacé par le dicofol par esprit de lucre, nous sommes tous responsables, verts, rouges, bleus ou noirs, scientifiques, catéchètes, fonctionnaires et politiciens. Pierre Lutgendocteur en sciences .

Des organophosphorés plus dangereux que le DDT

septembre 30, 2007

 Ce 31 mai 2006, les représentants de 9 000 scientifiques et chercheurs de l’US-EPA (Environmental protection Agency) ont publié une lettre dans laquelle ils accusent les dirigeants de cette administration de se laisser influencer par les lobbys de l’industrie chimique pour ne pas interdire des pesticides organophosphorés dont l’effet neurotoxique est maintenant bien démontré, et qui ont été interdits en Angleterre, en Suède et au Danemark L’utilisation des organophosphorés comme insecticides date du début des années 1970 suite à l’interdiction du DDT.  On se rend compte maintenant qu’ils sont la cause de troubles neurologiques chroniques tels que  les maladies de Creutzfeld-Jacob ou Alzheimer. Une étude récente de la clinique Mayo vient de le confirmer[i]. Une étude chinoise[ii] avait déjà montré une relation nette entre la maladie de Parkinson et le paraquat en 1997. Et le DDT innocenté est de nouveau utilisé suite à la convention de Stockholm de 2001 dans 31 pays pour la fumigation à l’intérieur des habitations. Les organophosphorés sont des substances chimiques que l’on peut rencontrer à l’état solide, liquide ou gazeux. Leur pouvoir neurotoxique avait été découvert dans les laboratoires d’IG Farben avant la seconde guerre mondiale. Au cours des années cette société a mis au point une série de gaz toxiques : le Tabun (1936), le Sarin (1938) et le Soman (1944). L’efficacité de ces produits a été démontrée dans les camps de concentration. Les Agents Orange et Bleu qui avaient été utilisés au Vietnam pour défolier le couvert de la jungle étaient également des organophosphorés. Et les Américains continuent à utiliser les organophosphorés en Colombie, tout en sachant très bien que la santé des petits fermiers en pâtit. Au Pakistan 2 568 personnes se sont suicidées en 1999 en utilisant un pesticide organophosphoré. Une femme belge à tué son mari fermier en mettant un insecticide organophosphoré dans sa bière. La mystérieuse maladie des vétérans américains de la première guerre du golfe serait due à leur contamination par le Sarin suite à l’explosion d’un dépôt.  En 1995 les terroristes du métro de Tokyo avaient utilisé le Sarin et le Mossad israélien l’utiliserait pour éliminer les opposants palestiniens. Ces substances agissent toutes sur l’enzyme cholinesterase au niveau des synapses nerveuses et interrompent la transmission neuromusculaire. L’intoxication se dénote assez rapidement par des troubles respiratoires, suivis de troubles gastriques, d’oedèmes, de fibrillation cardiaque, de convulsions, de crampes intestinales. Ces mêmes propriétés ont conduit au développement de pesticides qui tuent les insectes par destruction du système nerveux. Rien qu’aux Etats-Unis existent 37 insecticides sur base d’organophosphorés. Ils sont connues sous des noms divers : round-up, diazinon, phosmet, disulfoton, chlorpyrifos, malathion, parathion, fonofos. Chaque année 7 000 tonnes de ces produits sont vendues rien qu’aux Etats-Unis pour des utilisations diverses. L’Allemagne en utilise 500 tonnes en agriculture. En 2003, on a dénoté aux Etats-Unis 20 000 cas d’intoxication aux organophosphorés, dont 6010 cas graves et 16 décès. Dans les cas d’intoxication grave on note toujours des séquelles neurologiques qui ne disparaissent qu’après dix ans. Les symptômes que l’on trouve chez des patients qui ont été exposés à de petites doses de pesticides organophosphorés sont d’ordre neurotoxique et affectent la psychomotricité, les capacités cognitives, le sommeil (cauchemars, insomnie), causent des mouvements épileptiques et conduisent à la dépression. Ces troubles ressemblent souvent à ceux dénotés dans le syndrome de la guerre du Golfe chez les vétérans américains[iii]. On avait fait porter au GIs des colliers antipuces saturés en organophosphorés. Ces insecticides s’accumulent dans les tissus adipeux du corps à partir desquels ils exercent leur toxicité de manière continue. Les lésions nerveuses ne sont révélées que deux semaines après exposition à l’agent neurotoxique. Une étude portant sur 18 782 fermiers américains ayant manipulé ces pesticides durant les années 1993-1997 montre que ceux-ci ont 2 fois plus de troubles neurologiques que la population normale[iv]. Ceux qui sont éventuellement les plus affectés par les pesticides organophosphorés sont les jeunes enfants. 34% des cas d’intoxication aux Etats-Unis concernent des enfants  L’impact d’une surexposition des animaux de ferme à ces substances est connu. Il est évident que de jeunes enfants vivant dans un milieu agricole peuvent également absorber des doses de ces substances qui sont supérieures à celles des enfants des villes. Ce qui commence à créer de fortes inquiétudes, c’est l’augmentation incroyable de 23% des naissances prématurées depuis les années 80[v]. Plus inquiétant encore est l’augmentation d’anomalies congénitales. Une étude portant sur 34 772 fermiers de l’Etat de Minnesota entre 1989 et 1992 donne une augmentation de 27% d’anomalies de toutes sortes chez les nouveaux-nés  (musculaires, urogénitales, respiratoires) si le père avait manipulé du glyphosate (Round-up) ou des organophosphorés[vi]. Le procureur de l’Etat de New-York a quand contraint Monsanto à retirer les termes « biodégradable » et écologique » de ses publicités pour le Round-up. Une autre étude au Canada donne dans le même contexte une augmentation des fausses couches par un facteur 2,1[vii]. En France les ouvriers viticoles souffrent de fibromyalgies (douleurs musculaires persistantes) et de troubles neuropsychologiques, selon une étude de l’Université de Bordeaux portant sur 700 personnes. A Saint-Trond en Belgique 12 cueilleurs de pommes espagnols ont dû être hospitalisés d’urgence à cause d’une intoxication aiguë. Deux étaient même tombés dans le coma. Le Centre de Recherche de Salinas en Californie a démarré un programme de recherche sur les effets toxiques des organophosphorés. Les premiers travaux[viii] avaient pu confirmer que ce sont surtout les nouveaux nés qui sont susceptibles aux effets neurotoxiques. mais tout récemment plusieurs centres de recherche américains[ix] ont confirmé que le Chlorpyrifos® causait de graves retards dans le développement physique et neurologiques des jeunes enfants.  Cet organophosporé qui remplaçait le DDT dans la lutte contre la malaria a maintenant été retiré du marché. L’Institut Canadien de la Santé Infantile presse le gouvernement fédéral à mettre au point immédiatement un programme de recherche sur les pesticides qui soit spécifique au domaine de la santé infantile. A l’Université de Caen des travaux sont en cours pour confirmer l’effet du Round-up sur les tissus embryonnaires..Devant ces résultats l’Environmental Protection Agency (US-EPA) se voit obligée de revoir dans un programme d’urgence les valeurs limites pour la concentration des organophosphorés dans les aliments. La diazinone avait déjà interdite de vente aux Etats-Unis. Mais ces produits sont encore allègrement exportés vers les pays en voie de développement : 30% des pesticides ainsi exportés sont interdits aux Etats-Unis. Il en est de même pour l’atrazine interdite aux Etats- Unis et en France depuis 2001 mais qui est encore utilisée sans les pays du Sud. Et pourtant ce pesticide utilisé intensivement dans les plantations de maïs contamine irrémédiablement les nappes phréatiques et cause des troubles endocriniens, neurologiques, gastriques et est cause de cancer dans les essais sur animaux La vache folle et Phosmet Au cours des dernières années on s’est rendu compte également d’une relation probable entre les pesticides aux organophosphorés et la maladie de Parkinson[x]. Les premiers cas de ce type de cause à effet furent rapportés par MH Bhatt chez 5 jeunes femmes indiennes en 1998[xi]. 

Des relations de cause à effet semblent également exister dans le cas de la maladie d’Alzheimer. Selon une hypothèse à l’étude en Grande-Bretagne les prions chez les ruminants seraient endommagés non pas par les aliments à base de poudres animales mais par un insecticide organophosphoré riche en magnésium, utilisé pour éradiquer le varron chez les vaches. C’est précisément le cas des régions où l’apparition de la BSE est massive. Dans l’une de ces régions, à Ashford dans le Kent, se trouve l’usine de fabrication de l’insecticide.  Les premiers cas de BSE en France sont apparus en Bretagne et coincident avec l’application du même insecticide Phosmet. Pourquoi en effet en 2003 comptait-on 180.501 vaches folles en Grande-Bretagne et seulement 218 en France et 31 en Allemagne[xii] .

 

Les sociétés chimiques et pharmaceutiques (ICI, Bayer, Monsanto, Novartis, Pfizer, Roche et Schering) font évidemment tout pour discréditer cette hypothèse. Si le Phosmet était reconnu comme étant la cause le gouvernement britannique et les fabricants seraient poursuivis et exposés à des frais d’indemnisation faramineux. Ils préfèrent donc noyer cette hypothèse dans un nuage de prions. Les vaches massacrées par centaines de milliers auront sans doute été les boucs émissaires innocents et inutiles de cette bulle médiatique dont plus personne ne parle en 2006. Les flammes et les fumées des bûchers d’incinération se sont estompées.

 Et le Pyrèthre Le DDT a été remplacé dans beaucoup d’applications par le pyrèthre, insecticide naturel qui peut être extrait de plantes de la famille des marguerites. Les Américains ont convaincu de nombreux fermiers au Kenya et au Burundi de remplacer leurs cultures vivrières par cette plante et de l’exporter séchée vers les laboratoires étrangers, mais entre-temps les sociétés pharmaceutiques ont développé des pyrèthres synthétiques et les paysans africains se trouvent devant un désastre.En plus le pyrèthre est loin d’être anodin. Il[xiii] donne lieu à des allergies, des pneumonies, des troubles neurologiques et oculaires, et même des morts par empoisonnement. Son efficacité est de courte durée, parce que le produit est instable à l’air. Le DDT innocenté. 

Dans les années 70 une série d’allégations qui s’avèrent aujourd’hui être des canulars avaient conduit à l’interdiction du DDT. Ce fut la première victoire de Greenpeace. Au début des années 70, le livre Silent Spring de Rachel Carson avait fait craindre à tout le monde que les oiseaux allaient disparaître de notre ciel. Rachel Carson avait également prédit une épidémie de cancer qui toucherait 100% de  la population. Aujourd’hui on sait que ces 2 prophéties ne se sont pas matérialisées et que les données expérimentales avancées avaient été fantaisistes, faussées ou exagérées. Il a été décrié également parce qu’il conduirait à la résistance des moustiques, mais des études comparatives récentes ont montré que le DDT continuait à être efficace là où les moustiques avaient développé une résistance presque complète aux organophosphorés[xiv].

 

Avant le débarquement de Normandie les uniformes des soldats américains avaient été imprégnés de DDT pour que ceux-ci ne succombent pas aux poux et puces de France. La combativité des GI n’en a pas souffert. Le régime d‘Apartheid en Afrique du Sud par contre arrivait à empoisonner ses adversaires en imprégnant leurs vêtements d’organophosphorés.  Récemment des volontaires américains ont absorbé pendant une année 35 milligrammes de DDT par jour[xv] (soit 1000 fois plus que la dose tolérée dans les aliments) pour montrer son inocuité. Des candidats au suicide qui ont voulu utiliser le DDT comme poison mortel ne sont pas arrivés à leurs fins. Aucune toxicité et aucune maladie chronique n’a été observée non plus chez les ouvriers des usines fabriquant le DDT ou chez les fermiers qui en abusaient. Rien qu’en 1958 40 000 tonnes de DDT ont été épandues aux Etats-Unis. Cela a permis une éradication totale de la malaria dans les 50 Etats de l’Union et a évidemment rendu l’interdiction du DDT en 1972 complètement indolore pour les Américains.

 

Le DDT a été interdit parce ce qu’il s’accumulerait dans la chaîne alimentaire et dans les tissus adipeux. Mais on ne connaît aucun cas de décès humain [xvi]relié directement au DDT. Aucune des milliers d’études épidémiologiques qui ont été faites n’a pu montrer la moindre influence sur la santé humaine. Mais l’interdiction du DDT coûte chaque année la vie à 3 millions d’êtres humains et le prix des insecticides qui le remplacent est de 3 à 20 fois plus élevé. On peut ainsi faire des gains juteux sur le dos d’un génocide.

 

Pierre Lutgen

Docteur en sciences

  


[i] Lisa Lucier, newsbureau@mayo.edu

[ii] HH Liou et al, Neurology, 48, 1538, 1997

[iii] F Kamel et al., Environ Health Perspect. 112, 950, 2004.

[iv] J Rothlein et al., Environ Health Perspect. 114, 691, 2006.

[v] B Hilleman, Chemical and Engineering News, 21nov2001.

[vi] VF Garry et al., Environ Health Parspect. 104, 394, 1996.

[vii] T Arbuckle et al., Environ Health Perspect., 8, 109, 2001.

[viii] CE Furlong et al., Pharmoacogenetics and Genomics, 16, 183, 2006.

[ix] F Perera, J Am Acad Pediatrics, 4 dec 2006

[x] JA Firestone et al., Arch Nerol. 62, 91, 2005. « Pesticides and Parkinson’s disease »

[xi] MH Bhatt et al., Neurology, 52, 1467, 1999.

[xii] http://pubs.acs.org/cen/coverstory/7915/7915gov3.html.

[xiii] SM Bradberry et al , Toxicol Review 24, 93, 2005

[xiv] T Miyo et al., J Econ Entomol 94, 221, 2001.

[xv] W,Hayes, J.A.M.A. 162, 6 890, 1956.

[xvi]  Frankfurter Allgemeine Zeitung, 2, 7, 1997

Fer, malaria et artemisia

septembre 30, 2007

 Un espoir incroyable pour l’Afrique : une tisane qui guérit définitivement de la malaria Le fer a bonne réputation. Peut-être ne la mérite-t-il pas. Les diététiciens et les cuisiniers à la télévision ne ratent guère une occasion pour nous recommander des aliments riches en fer, dans la lutte contre la fatigue, la paresse, et l’anémie. Les sociétés pharmaceutiques se devaient de répondre à cette demande du public. Et pourtant on sait aujourd’hui que chez la plupart des personnes c’est la surdose en fer qui est dangereuse, plutôt que le manque. On nous parle sans cesse des radicaux libres causes de troubles vasculaires et de cancer. C’est le fer qui dans notre corps est sans doute le principal producteur de ces radicaux libres. En 1868  Armand Trousseau[i] avait déjà noté l’impact désastreux d’une alimentation riche en fer sur la tuberculose pulmonaire. Celui qui a le mieux décrit les dangers d’un excès de fer libre dans le corps et dans le sang est le Suisse Félix Kieffer[ii]. Les coureurs cyclistes qui ont essayé de se doper au sang frais riche en fer et en oxygène n’ont pas tenu le coup longtemps ni durant le Tour de France, ni pendant les mois qui suivaient. Au milieu du siècle passé, l’excellent état de santé des tribus nomades, surtout des Massai du Kenya,  rendait perplexe les médecins. Les Massai ne se nourrissaient que de produits laitiers pauvres en fer et vivaient en état d’anémie permanente. Et pourtant ils ne soufraient pas de diarrhée ou d’amibiase ou de malaria comme leurs voisins sédentaires. Leur eau potable provenant de la même marre que celle où pataugeait le bétail. Les médecins coloniaux[iii] ne pouvaient pas rester indifférents devaient cette situation désastreuse : des enfants en bonne forme, mais anémiques et manquant de vitamines et buvant de l’eau boueuse[iv]. On lança un programme pour diversifier leur alimentation et surtout l’enrichir en fer. On distribuait même des bonbons contenant du fer. On ne faisait suivre en fait que les recommandations de l’OMS qui mettait un supplément de fer dans tous les aliments, chez nous dans la farine.  Horreur : après 4 semaines sur les 71 Massai en parfaite santé participant au test 13 avaient la malaria,  3 la tuberculose, 5 la brucellose, 12 la diarrhée, 15 des abcès etc. Le corps essaie par tous les moyens de maintenir bas son niveau de fer libre en circulation. Certaines protéines telles que les transferrines ou la ferritine[v] le neutralisent ;dans le lait maternel ce sont les lactoferrines présentes en forte concentration.  Quand nous faisons du sport nous perdons du fer par la transpiration, encore plus dans le sauna. Et peut-être que la longévité des Méditerranéens n’est pas due à l’huile d’olive, mais tout simplement du au fait qu’ils perdent leur fer excédentaire par la transpiration. En montagne nous utilisons les réserves pour fabriquer des globules blancs. Les polyphénols du vin et du thé lient et éliminent le fer, de même que les composés sulfureux de l’ail, des oignons ou des asperges. C’est pour cette raison qu’on recommande un bon verre de vin rouge avec la viande rouge et qu’on envoyait au siècle passé les malades dans les bains sulfureux. Le fer libre est précipité sous forme de sulfure insoluble.  Même l’aspirine va pêcher quelques atomes de fer libre dans le sang dans sa lutte contre l’infarctus et en former un complexe soluble et éliminable. Le fer est un élément essentiel, non seulement pour nous, mais également pour les parasites et pathogènes. Ils ont besoin d’une bonne dose de fer sinon ils meurent d’anémie comme nous. Et sont même plus voraces que nous et ont besoin de doses supérieures. Et s’ils ne trouvent pas dans le corps de leur hôte assez de fer pour survivre, ils périclitent. L’effet bénéfique d’une réduction de la charge en FeIII dans le corps sur un grand nombre d’infections a été passé en revue  récemment par JJ Bullen de l’Université de Miami : gangrène, diarrhée, mycoses, septicémie, salmonellose, rhumatisme, cholestérol, SIDA…. Une des raisons pour lesquelles on pratiquait des saignées au Moyen-Age était sans doute de réduire la quantité de fer disponible dans le sang pour les foyers d’infection. Et les femmes vivraient plus vieilles que les hommes parce qu’elles perdent régulièrement du fer par le sang des menstruations. Les parasites Plasmodium falciparium  ont besoin pour se multiplier de beaucoup de fer. Une des raisons sans doute pour laquelle ils utilisent le foie pour leur incubation. Et voilà que l’om redécouvre que la tisane d’une plante chinoise l’ artemisia annua, proche de notre artemisia absinthum, guérit définitivement de la malaria. Et à plus de 90% sur les milliers de personnes qui y ont pris recours. Cette tisane peut être cultivée par les villageois africains eux-mêmes, gratuitement.  L’artemisinine, substance active ce la plante,  se combine avec le fer pour produire des radicaux libres en grande quantité qui détruisent  et tuent les parasites de la malaria, les brûlent en quelque sorte. Mais le mécanisme de l’action de l’artemisinine n’est pas encore parfaitement élucidé. Cette grosse molécule s’accrocherait à des éléments de l’ATP du Plasmodium pour les désactiver, mais uniquement en présence de fer. La preuve en a été faite par des chercheurs anglais qui ont désactivé le fer par chélation[vi] (disons par encapsulation). Ou encore[vii] par des essais sur souris. Les quinines ou chloroquinines en tout opèrent par des mécanismes différents. Une des raisons qui peuvent nous faire espérer que les parasites de la malaria ne développeront pas de résistance à l’artemisinine comme pour d’autres médicaments anti-malaria. Cette résistance en tout cas ne s’est pas déclarée pendant des millénaires d’utilisation de la tisane en Chine et a été confirmée par les études de PA Kagger du Academisch Medisch Centrum à Amsterdam. En mots plus simples : la molécule d’artemisinine contient une liaison peroxyde qui au contact du fer crée des radicaux oxydants.. Le couple peroxyde-fer (appelé Fenton) est en fait l’oxydant le plus puissant dans la nature et les chimistes l’utilisent pour assainir les eaux contaminées. Une réaction chimique banale qui détruira les parasites de la malaria pendant des siècles et des siècles, même mieux que l’eau de Javel, mais celle-ci aussi continuera dans le seau de la ménagère à être efficace contre les moisissures, les bactéries et toutes les autres petites bêtes.  Ce qui a mis les chercheurs sur cette piste, c’est que l’artimisinine est très efficace contre certaines formes de cancer[viii] et conduit très vite à l’apoptose (destruction) des cellules cancéreuses, qui comme le Plasmodium, sont très friandes de fer. Un secteur de recherche nouveau, mais en explosion. Alors que d’autres tisanes ne faisaient qu’alléger les douleurs et les fièvres, la tisane d’Artemisia annua serait une thérapie terriblement efficace. Et si cela se vérifiait ! Les damnés du monde se lèveraient de leur grabat  et les revendeurs de pilules seraient sur la paille, Benny Michels, michelb@pt.lu Pierre Lutgen, lutgenp@gms.lu


[i] A Trousseau, Lectures on Clinical Médecine, New Sydenham Society, 1872.

[ii] F Kieffer, Mitteil.. Gebiete Lebensmittel, 86, 48, 1993.

[iii]H McFarlane et al : Immunity, transferrin and survival in kwashiorkor, Brit Med J, 2,268, 1970

[iv] MJ Murray et al , The salutary effect of milk on amoebiasis and its reversal by iron, Bri Med J 2 268, 1980

[v] ED Weinberg, Perspectives, 5, 346, 1999.

[vi]  U Eckstein et al Nature, 424, 957, 2003.

[vii] S Koka. et al, Biochem Biophys Res Comm 357, 608, 2007.

[viii] NP Singh et al, Anticancer Res., 24, 2277, 2004.    AE Mercer et al., J Biol Chem 282, 9372, 2007.

L’OMS recommande le DDT

septembre 30, 2007

Il y a 2 ans nous avions publié cet article. Certaines associations vertes avaient mal réagi. Nous sommes fiers aujourd’hui de l’avoir fait. Ne serait-ce qu’un grain de sable qui contribuera à arrêter l’hécatombe du paludisme,  inutile, criminelle et due au dogmatisme vert. 

Chaque année 3 millions d’Africains meurent de la malaria. Mais ce 17 mai 2004 a été signée la Convention de Stockholm concernant les produits chimiques persistants, qui à côté de multiples interdictions permet cependant l’utilisation du DDT à l’intérieur des habitations dans la lutte contre la malaria. 50 pays ont ratifié ce traité[i]

 

Le DDT avait été découvert à la fin des années 30 et son inventeur, le Dr Paul Muller de Geigy,  avait reçu le prix Nobel en 1948.

 

Pendant la deuxième mondiale il avait permis de lutter contre les épidémies de typhus transmis par les poux en Europe et les moustiques dans le Pacifique. Certains vont jusqu’à dire que les Américains ont gagné la guerre grâce au DDT. Chez nous le DDT avait permis d’enrayer après la guerre l’invasion des doryphores attaquant les champs de pommes de terre, invasion qui risquait d’entraîner la famine. Dans les années cinquante il a permis d’éradiquer définitivement la malaria qui  sévissait encore en Italie, en Grèce, Finlande, Pologne, Russie, Danemark, et de l’autre côté de l’Atlantique en Pennsylvanie, Idaho, Oregon, Wisconsin, Illinois, Montana etc.

 

L’enthousiasme compréhensible des agriculteurs devant le succès enregistré lors de l’utilisation des insecticides à base de chlore et surtout du DDT [1]a conduit, au début, à des usages immodérés et à négliger l’importance des effets secondaires engendrés par ces produits. Les fermiers agissaient un peu comme les médecins qui aujourd’hui prescrivent trop d’antibiotiques. Des études[ii] ont cependant montré que les excédents de pesticides n’avaient que peu d’effet sur la vie microbienne, ni sur les vers de terre[iii], ni su les fermiers siciliens qui l’ont utilisé massivement dans la lutte contre la malaria après la guerre; les maladies cardiovasculaires ont même diminué dans cette cohorte de 1043 personnes[iv]. D’après une étude menée au Vietnam le DDT ne conduit pas non plus à une fréquence plus grande des cancers du sein[v]. Les résidus qui ne disparaissent pas par biodégradation, se lient de manière irréversible à la matière humique[vi] du sol et ne sont plus biodisponibles. En fait, on a trouvé du DDT dans des échantillons du sol[vii] du début du 20° siècle avant que l’homme ne le produise, et cela sans doute parce que plantes le produisent elles-mêmes comme insecticide. Le transfert du sol vers les plantes en tout cas est négligeable pour le DDT et ses produits de dégradation.[viii]  Certainement moindre que celui de l’arséniure de plomb qu’on employait avant la découverte du DDT comme pesticide.

 

Au début des années 70, le livre Silent Spring de Rachel Carson avait fait craindre à tout le monde que les oiseaux allaient disparaître de notre ciel. Rachel Carson avait également prédit une épidémie de cancer qui toucherait 100% de  la population. Aujourd’hui on sait que ces 2 prophéties ne se sont pas matérialisées et que les données expérimentales avancées avaient été fantaisistes, faussées ou exagérées. 40 espèces d’oiseaux avaient été mises aux Etats-Unis sur la liste des espèces en danger. 19 d’entre elles ont une population stable depuis 1966, pour 14 le nombre a augmenté et pour 7 il a diminué[ix]. Le nombre d’aigles répertoriés par la société Audubon était de 197 en 1940 et de 891 en 1960. En fait, une relecture des comptages faits entre 1940 et 1960 par la société Audubon en Amérique montre que pendant cette période de fort épandage la population de 28 espèces a augmenté d’un facteur 4 (quatre).

On peut également mettre en doute l’effet du DDT sur l’épaisseur des coquilles d’oeufs pour

certaines espèces. On a même pu dénoter une augmentation de l’épaisseur dans les régions à épandage élevé de DDT et des expériences de laboratoire ont confirmé cet effet positif. La diminution d’épaisseur qu’on avait constatée pourrait également être due aux pluies acides, au manque de phosphates,  à une diminution du calcaire dans le sol[x]. Le même livre de Rachel Carson prétendait que le DDT s’accumulait continuellement dans la nature et dans les tissus vivants. Certains tels Paul Ehrlich avaient même prédit la mort de toute vie marine pour 1979

 

Mais des mouvements d’opinion s’étaient manifestés dans les années 60. Ils tournaient à l’hystérie et avaient amené les responsables politiques à interdire le DDT. Ce fut la première grande victoire de Greenpeace. Cette interdiction a conduit à un génocide. Au Sri Lanka, en moins de vingt ans, l’utilisation du DDT avait permis de réduire le nombre de cas de malaria de 2 800 000 à 17. Lorsque le Sri Lanka a été forcé d’interdire le DDT le nombre de cas de malaria est de nouveau monté en flêche. Etait-ce vraiment le bon choix ? On estime que dans les années 50 l’utilisation du DDT dans les pays tropicaux a sauvé la vie de 500 millions d’êtres humains[xi] et qu’aujourd’hui de nouveau des millions de personnes dans le monde meurent de la malaria par année ou encore une personne toutes les 15  secondes.

 

Certains pays tropicaux s’insurgent d’ailleurs contre l’interdiction du DDT dans leur agriculture. Des études faites à l’Université d’Ibadan[xii] au Nigeria montrent que le transfert du DDT dans les céréales est insignifiant. Cette interdiction peut cependant faire mourir de famine des milliers de Nigeriens. L’agriculture exclusivement biologique que préconise M. Huss dans « Le Jeudi » du 16 août 2002 est un luxe que peuvent uniquement se payer les pays riches.

 

Le DDT a été interdit parce ce qu’il s’accumulerait dans la chaîne alimentaire et dans les tissus adipeux. Mais on ne connaît aucun cas de décès humain [xiii]relié directement au DDT. Avant le débarquement de Normandie les uniformes des soldats américains avaient été imprégnés de DDT pour que ceux-ci ne succombent pas aux poux et puces de France. La combativité des GI n’en a pas souffert. En Sicile, après la guerre de 1940-45 10 000 tonnes de DDT ont été épandues en Sicile par 32 000 ouvriers. La malaria a disparu depuis 60 ans de Sicile et aucune maladie ou séquelle  due au DDT n’a pu être notée pendant ces 60 ans chez les 32 000 épandeurs. Des volontaires américains ont absorbé pendant une année 35 milligrammes de DDT par jour[xiv] (soit 1000 fois plus que la dose de la population normale). Aucune toxicité et aucune maladie chronique n’a été observée non plus chez les ouvriers des usines fabriquant le DDT. Des essais fait sur des centaines de chiens ont montré que des doses journalières de 10 mg/kg. Aucun effet n’a pu être constaté sur leur état de santé, leur mortalité, leur fécondité[xv]. On a ajouté à l’alimentation de primates[xvi] 33 000 fois la dose normalement absorbée par les humains sans pouvoir dénoter aucun effet. Des candidats au suicide qui ont voulu utiliser le DDT comme poison mortel ne sont pas arrivés à leurs fins. En 1997, Len Ritter, directeur du Réseau Canadien de centres de Toxicologie affirme clairement qu’aucun lien entre cancer et DDT n’a pu être documenté, que le DDT n’a aucun effet  sur le système immunitaire de l’homme, sur le niveau des hormones dans le sang ou sur le patrimoine génétique.

 

Il y a 30 ans le DDT avait été mis sur la liste des substances potentiellement cancérigènes. Il s’y retrouvait à côté de la bière, du café et du peanut butter. On a manqué d’en parler, mais aux Etats-Unis le DDT a été enlevé de la liste des substances cancérigènes par le National Cancer Institute et des expériences faites sur des animaux ont même montré un effet retardateur sur la croissance de certains cancers[xvii]. On sait aujourd’hui que ce n’est pas le DDT mais l’administration à forte dose d’hormones HRT[xviii] aux femmes à la ménopause qui est la cause d’une augmentation de la fréquence des cancers du sein. Dans la littérature scientifique on ne peut trouver aucune étude qui démontre un quelconque effet néfaste du DDT sur la santé humaine et on peut mettre au défi quiconque veut trouver une telle étude. L’Organisation Mondiale de la Santé le confirme. Le journal médical britannique The Lancet dans son édition du 29 juillet 2000 se fait un avocat passionné pour l’utilisation du DDT dans la lutte contre la malaria parce qu’il est incomparablement moins toxique que d’autres insecticides. Les experts de l’Environmental Protection Agency (US-EPA) étaient déjà arrivés à la même conclusion en 1972 et le rapport l’ATSDR (Agency for Toxic Substances and Disease Registry) reconnaît qu’aucun cas de cancer dû au DDT n’est connu. Greenpeace a reconnu en novembre 2000 que le DDT est de fait l’insecticide le mois dangereux dans la lutte contre la malaria. Récemment on a même pu dénoter des effets positifs. Le DDT stimule la production d’enzymes inhibitrices du cancer[xix]. Depuis quelques années le DDD qui est de la même famille que le DDT est utilisé dans le traitement du cancer des glandes surrénales chez les humains. Des essais sur des rats ont même montré qu’il causait une régression de certaines formes de leucémie[xx].Ne pouvant plus jouer la carte du cancer, certaines associations vertes ont prétendu que le DDT affectait la croissance des adolescents[xxi] ou diminuait la quantité de sperme[xxii] chez les hommes. Ces deux affirmations n’ont pas pu être corroborées par des études épidémiologiques.

 

Mais les produits chimiques font peur de façon irrationnelle, bien qu’ils aient contribué largement à une augmentation de 30 ans dans la durée moyenne de la vie dans nos pays. Les ennemis de ces produits sortiront du tiroir le principe de précaution qui permet d’interdire n’importe quel produit parce qu’un produit chimique sans risque n’existe pas, même l’eau distillée, le sel de cuisine ou l’aspirine. L’application de ce principe devient criminelle lorsque il est prouvé que d’éviter des risques éventuels cause définitivement la mort de milliers de personnes. 400 scientifiques dont plusieurs prix Nobel viennent de signer un appel pour qu’on puisse continuer le DDT dans la lutte contre la malaria. On peut à la rigueur être d’accord pour que l’utilisation du DDT dans l’agriculture soit contrôlée, car avec les quantités que l’on mettait dans le temps sur un champ de coton de 1 hectare on peut pulvériser l’intérieur de toutes les cases de la Guyane avec du DDT. Le DDT agit surtout comme répulsif[xxiii] (repellent) pour les moustiques qui ne rentrent plus dans les habitations. La toxicité n’agit que pour 10%.

 

Un autre fait commence par être reconnu. En Afrique équatoriale le SIDA affecterait 60 % de la population. Mais les gens affectés par la malaria donnent également un résultat HIV séropositif. Ceci voudrait dire que c’est la malaria qui tue les populations et non pas le SIDA. Dans les régions africaines où il n’y a pas de moustiques seulement 3% de la population sont séropositifs. Mais vendre des médicaments contre le SIDA est hautement lucratif et prêcher l’abstinence sexuelle est le cheval de bataille de certains moralistes chrétiens. Mais pas de Monseigneur Desmond Tutu qui, lui, est devenu un fervent défenseur de l’utilisation du DDT.

Malgré tout WWF et Greenpeace ont continué à la conférence de Johannesburg de charger le DDT de tous les maux et maladies futures. Leur but inavoué reste l’élimination du DDT. Ils font tout leur possible actuellement pour forcer la fermeture en Inde[xxiv] de l’une des deux usines fabriquant encore des DDT. Certains parlent d’éco-colonialisme ou d’un génocide technologique voulu par les américains pour se protéger de l’explosion démographique au Sud. Le Wall Street Journal parle d’un assassinat délibéré de bébés jaunes, bruns et noirs. Le Dr Charles Wurster, responsable scientifique du Environmental Defence Fund affirme sans sourciller « que de toute façon cet excédent de la population dans les pays pauvres doit  disparaître ». Le Dr Van den Bosch de l’University of California s’étonne de l’intérêt que l’on porte à tous ces enfants de couleur dans les pays pauvres[xxv]. Al Gore dans son livre Ecology and Human Spirit n’a pas honte de dire «  L’interdiction du DDT a peut-être sauvé la vie de centaines d’américains ».  L’interdiction du DDT par les fondamentalistes verts est aussi absurde et criminelle que d’autres interdictions religieuses : celle édictée par les pharisiens d’éteindre un incendie ou encore de réparer une fracture le jour du sabbat, celle de l’Eglise catholique de sauver prioritairement l’enfant lors d’un accouchement difficile, celle des témoins de Jéhovah de faire des transfusions sanguines. Dire qu’ils pourrait présenter éventuellement des risque pour la santé humaine alors que des millions de personnes meurent parce que le DDT est interdit, est aussi absurde que d’interdire la chimiothérapie parce que certains de ces médicaments font perdre les cheveux. Et de conseiller aux uns d’utiliser plutôt le pyrèthre des marguerites et aux autres le jus de broccilis. 

Mais dans l’interdiction du DDT il y a d’énormes intérêts économiques en jeu pour les firmes chimiques. Les pyréthroides ou les organophosphorés qui les remplacent sont moins efficaces, ils coûtent 4 fois plus et les moustiques s’y habituent plus vite. Européens et Américains savent se les payer, mais les Africains meurent de malaria parce qu’ils  sont trop chers pour eux. Le WorlWatch dans l’édition mai 2002 de son journal reconnaît que par année 300 000 000 personnes sont infestées de la malaria et que 3 millions en meurent et que l’arsenal d’autres moyens de lutte que le DDT est fort limité. Mais le même journal environnementaliste n’a pas le courage de dire qu’il faut annuler l’interdiction de ce puissant insecticide.

 

Nous accusons Milosevic et Sharon, Bush, Staline ou Hitler pour les milliers ou les millions de morts dont ils sont responsables, mais qui prend la responsabilité des 3 millions de d’adultes et d’enfants qui meurent chaque année inutilement parce que le DDT est interdit. Les écolos inconscients du WWF ou de Greenpeace, les sociétés chimiques qui préfèrent vendre des produits plus chers, les médias friands d’histoires sur les produits chimiques qui font peur, ou nous tous qui nous laissons manipuler comme au Moyen-Âge ?

  

Pierre  Lutgen,

Docteur en sciences.


[1] L’inventeur du DDT, le Professeur Muller, s’est vu décerner en 1948 le prix Nobel de médecine pour les bienfaits que son produit apportait à l’humanité.


[i] C.Kapp, Bull. World Health Organ, 82, 472, 2004.

[ii] P.R.Wallnöfer, Z.Umweltchem.Ökotox., 3, 230, 1991.

[iii] A.G.Ebere et al., Bull.Environ.Contam.Toxicol., 55, 766,1995.

[iv] P.Cocco et al., Ann.N-Y Acad Sci., 837,246,1997.

[v] A.Schecter et al., Arch.Env.Contam. Toxicol., 33.453,1997.

[vi] A.Moreale et al., Parasitica, 34,233,1978.

[vii] W.Hom., Science, 184, 1197, 1974.

[viii]  D.Calamari et al., Environ.Sci.Technol, 25-8, 1489,1991.

[ix] Newsweek, december 5, 1994, p51.

[x] M.L. Scott et al., Poultry Science, 50, 656, 1971.

[xi] R.Bates. What Risk, Butterworth & Heinemann, 1997

[xii]  O.Osibanjo et al., Environ.Contamin. and Toxicol., 5,460, 1995.

[xiii]  Frankfurter Allgemeine Zeitung, 2, 7, 1997

[xiv] W,Hayes, J.A.M.A. 162, 6 890, 1956.

[xv] A Ottoboni et al., Arch. Environ Contaminat Toxicol., 6, 83, 1977.

[xvi] J.Cancer Res. Cli. Oncol. 125, 219, 1999.

[xvii] American Journal of Public Health, January 1989.

[xviii] P Ravdin, P Berry, Cancer Centre at the University of Texas.

[xix] MA Dalvie et al., Environ. Res., 96. 9, 2004. K Silinskas et al., J Nat Canc Instit 55, 653, 1975

[xx] KC Silinskas et al., J Natl Cancer Instit 55, 653, 1975.

[xxi] BC Gladen et al., Environ. Health Pers. 112, 1761, 2004.

[xxii] MA Dalvie et al., Environ Res., 96, 1, 2004.

[xxiii] I.Goklany, Economy Research Center, Montana, igoklany@erols.com

[xxiv] R.Bailey, Reason Magazine Science, Jan 2001. rbaley@reason.com

[xxv] G.Jackson, TNA News, 6 december 2000. http://www.newaus.com.au/news166ddt.html

Arguments en faveurs de la tisane

septembre 22, 2007

Arguments en faveur de la tisane d’Artemisia  – La tisane d’artemisia agit jusqu’à 10  fois plus vite que tous les autres antipaludéens.et son efficacité est voisine de 100%   d’après des dizaines de chercheurs, dans des dizaines de pays – Il y a de fortes indications que la tisane tue le Plasmodium falciparum complètement dans le sang humain et empêche également l’infection des moustiques par gametocytes.   La chaîne de transmission homme-moustique-homme serait ainsi interrompue  Les Chinois n’ont observé aucun effet de résistance des moustiques durant plus de deux mille ans d’utilisation de la tisane.Mais on ne sait pas si les dérivés chimiques de l’artemisinine (artesunate, artemether…)  utilisés dans les pilules ACT ne vont pas développer une telle résistance (1). Aucun effet toxique n’a jamais pu être observé pour la tisanealors que les molécules chimiques utilisées en ACT-Artemisia Combined Therapy (mefloquine, amodaquine) ont montré de nets effets neurotoxiques et hépatotoxiques Le traitement à la tisane d’artemisia n’est pas une monothérapieLes principes actifs contenus dans la plante d’artemisia annua incluent à côté de l’artemisinine : l’artemetine, la casticine, la chrysoplenetine, le chrsysphénol et le cirsilineol. L’efficacité du thé dépend de l’effet synergétique de sesquiterpènes, de flavonoïdes ainsi que d’une série d’huiles essentielles. L’efficacité ne dépend que de façon minimale de l’artemisinine seule. La concentration d’artemisinine dans des feuilles de thé d’artemisia séchées reste stable au moins durant 3 ans. (2) – Pour les villageois qui la plantent, elle est « gratuite », et disponible de suite – La falsification de cette tisane « gratuite » ne fait pas de sens et n’est pas possible alors que dans beaucoup de pays plus de 50% des pilules ACT sont déjà falsifiées. La plante, à l’extérieur et à l’intérieur des maisons, agit comme répulsif pour les moustiques (1). Plusieurs substances ( sulfadoxine, pyrimethamine, cycloguanil, sulfadiazine) utilisées pour fabriquer des pilules ACT ont révélé des réactions antagonistiques (affaiblissantes) avec l’artemisinineAN Chawira et al. Trans R Soc Trop Med Hyg 8, 554, 1987(2) Il est essentiel d’ajouter des substances stabilisantes aux poudres d’artemisinine en ACT et leurs dérivés pour garantir leur stabilité et leur efficacité à longue durée MA Atemnkeng et al., Malar. J. 26, 6, 2007 Signalons également qu’à Luxembourg nous travaillons à l’amélioration des plantations avec le « Kraidergaart » de Winseler, l’Ogjectif Plein Emploi et avec Colabor.Et que l’approche révolutionnaire de la tisane d’artemisia a été expliquée à 37 classes scolaires en 2005-2007 dans le cadre du projet de sensibilisation EBMLA SE 2003 001 Dr Carlo Steffes                    Dr Robert Goerens

Président d’ALASSEM       Représentant  de la Croix-Rouge Lux pour l’Afrique

      

La vitesse d’absorption de l’artimisinine dans le plasma sanguin à partir de la tisane est 7x plus grande que celle à partir de la  substance pure administrée oralement en capsules de gélatine, et le taux d’absorption est 3 fois plus grand..

K Rath et al Ann J Top Med Hyg , 70, 128, 2004. 

L’artemisinine en provenance de la tisane peut traverser la barrière sang-cerveau et guérir de la malaria cérébrale. L’artesunate et l’artemether n’ont pas cette propriété.

Sci.Tech.Archive , 18 jul 2005

 

Les produits ACT sont en moyenne 10 fois plus chers que la chloroquine. Les plantations d’Artemisia annua n’arrivent qu’à couvrir 30% des besoins en extrait d’artemisinine.

WHO Roll Back Malaria Department, 4. May 2006. 

La production actuelle d’artemisinine ne satisfait en 2006 que 17.5% des besoins pour produire des ACT, R Haynes, Angewandte Chemie, 45, 2086, 2006.

 Les dérivés chimiques de l’artemisinine entrant dans les ACT  ont donné des signes de toxicité réproductive , Meshnick et al. Am J Trop Medic73, 821, 2005

L’OMS recommande le DDT

septembre 21, 2007

 

L’OMS innocente le DDT et le recommande.

Il y a 2 ans nous avions publié cet article. Certaines associations vertes avaient mal réagi. Nous sommes fiers aujourd’hui de l’avoir fait. Ne serait-ce qu’un grain de sable qui contribuera à arrêter l’hécatombe du paludisme,  inutile, criminelle et due au dogmatisme vert.

Chaque année 3 millions d’Africains meurent de la malaria. Mais ce 17 mai 2004 a été signée la Convention de Stockholm concernant les produits chimiques persistants, qui à côté de multiples interdictions permet cependant l’utilisation du DDT à l’intérieur des habitations dans la lutte contre la malaria. 50 pays ont ratifié ce traité[i]

Le DDT avait été découvert à la fin des années 30 et son inventeur, le Dr Paul Muller de Geigy,  avait reçu le prix Nobel en 1948.

Pendant la deuxième mondiale il avait permis de lutter contre les épidémies de typhus transmis par les poux en Europe et les moustiques dans le Pacifique. Certains vont jusqu’à dire que les Américains ont gagné la guerre grâce au DDT. Chez nous le DDT avait permis d’enrayer après la guerre l’invasion des doryphores attaquant les champs de pommes de terre, invasion qui risquait d’entraîner la famine. Dans les années cinquante il a permis d’éradiquer définitivement la malaria qui  sévissait encore en Italie, en Grèce, Finlande, Pologne, Russie, Danemark, et de l’autre côté de l’Atlantique en Pennsylvanie, Idaho, Oregon, Wisconsin, Illinois, Montana etc.

L’enthousiasme compréhensible des agriculteurs devant le succès enregistré lors de l’utilisation des insecticides à base de chlore et surtout du DDT [1]a conduit, au début, à des usages immodérés et à négliger l’importance des effets secondaires engendrés par ces produits. Les fermiers agissaient un peu comme les médecins qui aujourd’hui prescrivent trop d’antibiotiques. Des études[ii] ont cependant montré que les excédents de pesticides n’avaient que peu d’effet sur la vie microbienne, ni sur les vers de terre[iii], ni su les fermiers siciliens qui l’ont utilisé massivement dans la lutte contre la malaria après la guerre; les maladies cardiovasculaires ont même diminué dans cette cohorte de 1043 personnes[iv]. D’après une étude menée au Vietnam le DDT ne conduit pas non plus à une fréquence plus grande des cancers du sein[v]. Les résidus qui ne disparaissent pas par biodégradation, se lient de manière irréversible à la matière humique[vi] du sol et ne sont plus biodisponibles. En fait, on a trouvé du DDT dans des échantillons du sol[vii] du début du 20° siècle avant que l’homme ne le produise, et cela sans doute parce que plantes le produisent elles-mêmes comme insecticide. Le transfert du sol vers les plantes en tout cas est négligeable pour le DDT et ses produits de dégradation.[viii]  Certainement moindre que celui de l’arséniure de plomb qu’on employait avant la découverte du DDT comme pesticide.

Au début des années 70, le livre Silent Spring de Rachel Carson avait fait craindre à tout le monde que les oiseaux allaient disparaître de notre ciel. Rachel Carson avait également prédit une épidémie de cancer qui toucherait 100% de  la population. Aujourd’hui on sait que ces 2 prophéties ne se sont pas matérialisées et que les données expérimentales avancées avaient été fantaisistes, faussées ou exagérées. 40 espèces d’oiseaux avaient été mises aux Etats-Unis sur la liste des espèces en danger. 19 d’entre elles ont une population stable depuis 1966, pour 14 le nombre a augmenté et pour 7 il a diminué[ix]. Le nombre d’aigles répertoriés par la société Audubon était de 197 en 1940 et de 891 en 1960. En fait, une relecture des comptages faits entre 1940 et 1960 par la société Audubon en Amérique montre que pendant cette période de fort épandage la population de 28 espèces a augmenté d’un facteur 4 (quatre).

On peut également mettre en doute l’effet du DDT sur l’épaisseur des coquilles d’oeufs pour

certaines espèces. On a même pu dénoter une augmentation de l’épaisseur dans les régions à épandage élevé de DDT et des expériences de laboratoire ont confirmé cet effet positif. La diminution d’épaisseur qu’on avait constatée pourrait également être due aux pluies acides, au manque de phosphates,  à une diminution du calcaire dans le sol[x]. Le même livre de Rachel Carson prétendait que le DDT s’accumulait continuellement dans la nature et dans les tissus vivants. Certains tels Paul Ehrlich avaient même prédit la mort de toute vie marine pour 1979

Mais des mouvements d’opinion s’étaient manifestés dans les années 60. Ils tournaient à l’hystérie et avaient amené les responsables politiques à interdire le DDT. Ce fut la première grande victoire de Greenpeace. Cette interdiction a conduit à un génocide. Au Sri Lanka, en moins de vingt ans, l’utilisation du DDT avait permis de réduire le nombre de cas de malaria de 2 800 000 à 17. Lorsque le Sri Lanka a été forcé d’interdire le DDT le nombre de cas de malaria est de nouveau monté en flêche. Etait-ce vraiment le bon choix ? On estime que dans les années 50 l’utilisation du DDT dans les pays tropicaux a sauvé la vie de 500 millions d’êtres humains[xi] et qu’aujourd’hui de nouveau des millions de personnes dans le monde meurent de la malaria par année ou encore une personne toutes les 15  secondes.

Certains pays tropicaux s’insurgent d’ailleurs contre l’interdiction du DDT dans leur agriculture. Des études faites à l’Université d’Ibadan[xii] au Nigeria montrent que le transfert du DDT dans les céréales est insignifiant. Cette interdiction peut cependant faire mourir de famine des milliers de Nigeriens. L’agriculture exclusivement biologique que préconise M. Huss dans « Le Jeudi » du 16 août 2002 est un luxe que peuvent uniquement se payer les pays riches.

Le DDT a été interdit parce ce qu’il s’accumulerait dans la chaîne alimentaire et dans les tissus adipeux. Mais on ne connaît aucun cas de décès humain [xiii]relié directement au DDT. Avant le débarquement de Normandie les uniformes des soldats américains avaient été imprégnés de DDT pour que ceux-ci ne succombent pas aux poux et puces de France. La combativité des GI n’en a pas souffert. En Sicile, après la guerre de 1940-45 10 000 tonnes de DDT ont été épandues en Sicile par 32 000 ouvriers. La malaria a disparu depuis 60 ans de Sicile et aucune maladie ou séquelle  due au DDT n’a pu être notée pendant ces 60 ans chez les 32 000 épandeurs. Des volontaires américains ont absorbé pendant une année 35 milligrammes de DDT par jour[xiv] (soit 1000 fois plus que la dose de la population normale). Aucune toxicité et aucune maladie chronique n’a été observée non plus chez les ouvriers des usines fabriquant le DDT. Des essais fait sur des centaines de chiens ont montré que des doses journalières de 10 mg/kg. Aucun effet n’a pu être constaté sur leur état de santé, leur mortalité, leur fécondité[xv]. On a ajouté à l’alimentation de primates[xvi] 33 000 fois la dose normalement absorbée par les humains sans pouvoir dénoter aucun effet. Des candidats au suicide qui ont voulu utiliser le DDT comme poison mortel ne sont pas arrivés à leurs fins. En 1997, Len Ritter, directeur du Réseau Canadien de centres de Toxicologie affirme clairement qu’aucun lien entre cancer et DDT n’a pu être documenté, que le DDT n’a aucun effet  sur le système immunitaire de l’homme, sur le niveau des hormones dans le sang ou sur le patrimoine génétique.

Il y a 30 ans le DDT avait été mis sur la liste des substances potentiellement cancérigènes. Il s’y retrouvait à côté de la bière, du café et du peanut butter. On a manqué d’en parler, mais aux Etats-Unis le DDT a été enlevé de la liste des substances cancérigènes par le National Cancer Institute et des expériences faites sur des animaux ont même montré un effet retardateur sur la croissance de certains cancers[xvii]. On sait aujourd’hui que ce n’est pas le DDT mais l’administration à forte dose d’hormones HRT[xviii] aux femmes à la ménopause qui est la cause d’une augmentation de la fréquence des cancers du sein. Dans la littérature scientifique on ne peut trouver aucune étude qui démontre un quelconque effet néfaste du DDT sur la santé humaine et on peut mettre au défi quiconque veut trouver une telle étude. L’Organisation Mondiale de la Santé le confirme. Le journal médical britannique The Lancet dans son édition du 29 juillet 2000 se fait un avocat passionné pour l’utilisation du DDT dans la lutte contre la malaria parce qu’il est incomparablement moins toxique que d’autres insecticides. Les experts de l’Environmental Protection Agency (US-EPA) étaient déjà arrivés à la même conclusion en 1972 et le rapport l’ATSDR (Agency for Toxic Substances and Disease Registry) reconnaît qu’aucun cas de cancer dû au DDT n’est connu. Greenpeace a reconnu en novembre 2000 que le DDT est de fait l’insecticide le mois dangereux dans la lutte contre la malaria. Récemment on a même pu dénoter des effets positifs. Le DDT stimule la production d’enzymes inhibitrices du cancer[xix]. Depuis quelques années le DDD qui est de la même famille que le DDT est utilisé dans le traitement du cancer des glandes surrénales chez les humains. Des essais sur des rats ont même montré qu’il causait une régression de certaines formes de leucémie[xx].Ne pouvant plus jouer la carte du cancer, certaines associations vertes ont prétendu que le DDT affectait la croissance des adolescents[xxi] ou diminuait la quantité de sperme[xxii] chez les hommes. Ces deux affirmations n’ont pas pu être corroborées par des études épidémiologiques.

Mais les produits chimiques font peur de façon irrationnelle, bien qu’ils aient contribué largement à une augmentation de 30 ans dans la durée moyenne de la vie dans nos pays. Les ennemis de ces produits sortiront du tiroir le principe de précaution qui permet d’interdire n’importe quel produit parce qu’un produit chimique sans risque n’existe pas, même l’eau distillée, le sel de cuisine ou l’aspirine. L’application de ce principe devient criminelle lorsque il est prouvé que d’éviter des risques éventuels cause définitivement la mort de milliers de personnes. 400 scientifiques dont plusieurs prix Nobel viennent de signer un appel pour qu’on puisse continuer le DDT dans la lutte contre la malaria. On peut à la rigueur être d’accord pour que l’utilisation du DDT dans l’agriculture soit contrôlée, car avec les quantités que l’on mettait dans le temps sur un champ de coton de 1 hectare on peut pulvériser l’intérieur de toutes les cases de la Guyane avec du DDT. Le DDT agit surtout comme répulsif[xxiii] (repellent) pour les moustiques qui ne rentrent plus dans les habitations. La toxicité n’agit que pour 10%.

Un autre fait commence par être reconnu. En Afrique équatoriale le SIDA affecterait 60 % de la population. Mais les gens affectés par la malaria donnent également un résultat HIV séropositif. Ceci voudrait dire que c’est la malaria qui tue les populations et non pas le SIDA. Dans les régions africaines où il n’y a pas de moustiques seulement 3% de la population sont séropositifs. Mais vendre des médicaments contre le SIDA est hautement lucratif et prêcher l’abstinence sexuelle est le cheval de bataille de certains moralistes chrétiens. Mais pas de Monseigneur Desmond Tutu qui, lui, est devenu un fervent défenseur de l’utilisation du DDT.

Malgré tout WWF et Greenpeace ont continué à la conférence de Johannesburg de charger le DDT de tous les maux et maladies futures. Leur but inavoué reste l’élimination du DDT. Ils font tout leur possible actuellement pour forcer la fermeture en Inde[xxiv] de l’une des deux usines fabriquant encore des DDT. Certains parlent d’éco-colonialisme ou d’un génocide technologique voulu par les américains pour se protéger de l’explosion démographique au Sud. Le Wall Street Journal parle d’un assassinat délibéré de bébés jaunes, bruns et noirs. Le Dr Charles Wurster, responsable scientifique du Environmental Defence Fund affirme sans sourciller « que de toute façon cet excédent de la population dans les pays pauvres doit  disparaître ». Le Dr Van den Bosch de l’University of California s’étonne de l’intérêt que l’on porte à tous ces enfants de couleur dans les pays pauvres[xxv]. Al Gore dans son livre Ecology and Human Spirit n’a pas honte de dire «  L’interdiction du DDT a peut-être sauvé la vie de centaines d’américains ».

L’interdiction du DDT par les fondamentalistes verts est aussi absurde et criminelle que d’autres interdictions religieuses : celle édictée par les pharisiens d’éteindre un incendie ou encore de réparer une fracture le jour du sabbat, celle de l’Eglise catholique de sauver prioritairement l’enfant lors d’un accouchement difficile, celle des témoins de Jéhovah de faire des transfusions sanguines. Dire qu’ils pourrait présenter éventuellement des risque pour la santé humaine alors que des millions de personnes meurent parce que le DDT est interdit, est aussi absurde que d’interdire la chimiothérapie parce que certains de ces médicaments font perdre les cheveux. Et de conseiller aux uns d’utiliser plutôt le pyrèthre des marguerites et aux autres le jus de brocolis.

Mais dans l’interdiction du DDT il y a d’énormes intérêts économiques en jeu pour les firmes chimiques. Les pyréthroides ou les organophosphorés qui les remplacent sont moins efficaces, ils coûtent 4 fois plus et les moustiques s’y habituent plus vite. Européens et Américains savent se les payer, mais les Africains meurent de malaria parce qu’ils  sont trop chers pour eux. Le WorlWatch dans l’édition mai 2002 de son journal reconnaît que par année 300 000 000 personnes sont infestées de la malaria et que 3 millions en meurent et que l’arsenal d’autres moyens de lutte que le DDT est fort limité. Mais le même journal environnementaliste n’a pas le courage de dire qu’il faut annuler l’interdiction de ce puissant insecticide.

Nous accusons Milosevic et Sharon, Bush, Staline ou Hitler pour les milliers ou les millions de morts dont ils sont responsables, mais qui prend la responsabilité des 3 millions de d’adultes et d’enfants qui meurent chaque année inutilement parce que le DDT est interdit. Les écolos inconscients du WWF ou de Greenpeace, les sociétés chimiques qui préfèrent vendre des produits plus chers, les médias friands d’histoires sur les produits chimiques qui font peur, ou nous tous qui nous laissons manipuler comme au Moyen-Âge ?

Pierre  Lutgen,

Docteur en sciences.


[1] L’inventeur du DDT, le Professeur Muller, s’est vu décerner en 1948 le prix Nobel de médecine pour les bienfaits que son produit apportait à l’humanité.


[i] C.Kapp, Bull. World Health Organ, 82, 472, 2004.

[ii] P.R.Wallnöfer, Z.Umweltchem.Ökotox., 3, 230, 1991.

[iii] A.G.Ebere et al., Bull.Environ.Contam.Toxicol., 55, 766,1995.

[iv] P.Cocco et al., Ann.N-Y Acad Sci., 837,246,1997.

[v] A.Schecter et al., Arch.Env.Contam. Toxicol., 33.453,1997.

[vi] A.Moreale et al., Parasitica, 34,233,1978.

[vii] W.Hom., Science, 184, 1197, 1974.

[viii]  D.Calamari et al., Environ.Sci.Technol, 25-8, 1489,1991.

[ix] Newsweek, december 5, 1994, p51.

[x] M.L. Scott et al., Poultry Science, 50, 656, 1971.

[xi] R.Bates. What Risk, Butterworth & Heinemann, 1997

[xii]  O.Osibanjo et al., Environ.Contamin. and Toxicol., 5,460, 1995.

[xiii]  Frankfurter Allgemeine Zeitung, 2, 7, 1997

[xiv] W,Hayes, J.A.M.A. 162, 6 890, 1956.

[xv] A Ottoboni et al., Arch. Environ Contaminat Toxicol., 6, 83, 1977.

[xvi] J.Cancer Res. Cli. Oncol. 125, 219, 1999.

[xvii] American Journal of Public Health, January 1989.

[xviii] P Ravdin, P Berry, Cancer Centre at the University of Texas.

[xix] MA Dalvie et al., Environ. Res., 96. 9, 2004. K Silinskas et al., J Nat Canc Instit 55, 653, 1975

[xx] KC Silinskas et al., J Natl Cancer Instit 55, 653, 1975.

[xxi] BC Gladen et al., Environ. Health Pers. 112, 1761, 2004.

[xxii] MA Dalvie et al., Environ Res., 96, 1, 2004.

[xxiii] I.Goklany, Economy Research Center, Montana, igoklany@erols.com

[xxiv] R.Bailey, Reason Magazine Science, Jan 2001. rbaley@reason.com

[xxv] G.Jackson, TNA News, 6 december 2000. http://www.newaus.com.au/news166ddt.html